Accueil Blog Page 127

Le retour de la guerre commerciale : la Chine réplique à Trump et impose des tarifs douaniers sur les importations américaines

0

Une escalade rapide entre les deux plus grandes économies mondiales

Dans la nuit de lundi à mardi, la Chine a annoncé de nouveaux tarifs douaniers sur les importations américaines, en réponse aux taxes imposées par Donald Trump, relançant ainsi la guerre commerciale entre les deux géants économiques.

Trump affirme vouloir sanctionner la Chine, l’accusant de ne pas empêcher l’entrée de fentanyl sur le territoire américain. Ses nouveaux tarifs douaniers – 10 % sur toutes les marchandises chinoises importées aux États-Unis – sont entrés en vigueur cette nuit.

En réaction, le ministère chinois de l’Économie a annoncé des taxes de 15 % sur l’importation de charbon et de gaz naturel liquéfié, ainsi que 10 % sur le pétrole brut, les équipements agricoles et certains véhicules américains.

Sanctions économiques et restrictions sur les exportations chinoises

Les nouveaux tarifs douaniers chinois entreront en vigueur le 10 février. De plus, Pékin a imposé des restrictions à l’exportation sur cinq métaux stratégiques utilisés dans l’industrie de la défense, l’énergie et d’autres secteurs sensibles.
Selon le ministère chinois du Commerce, ces mesures visent à « protéger les intérêts de la sécurité nationale ».

Par ailleurs, la Chine a ouvert une enquête pour pratiques anticoncurrentielles contre Google et a inscrit PVH Corp. (propriétaire de Calvin Klein et Tommy Hilfiger) ainsi que la société de biotechnologie Illumina sur sa liste des entreprises non fiables, les accusant de violations des règles du commerce international.

Trump accuse Pékin de trafic de drogues, la Chine riposte

Lors d’un discours lundi, Trump a menacé d’augmenter encore les taxes si la Chine ne stoppait pas l’exportation de fentanyl :

« J’espère que la Chine arrêtera d’inonder notre pays de fentanyl. Sinon, les tarifs vont grimper encore plus. »

En réponse, Pékin a rétorqué que le problème de la drogue était un problème américain, et que les taxes imposées par Washington constituaient une « violation flagrante des règles de l’OMC », nuisant à la coopération économique entre les deux nations.

Une exemption temporaire pour le Canada et le Mexique

Trump a également annoncé une taxe de 25 % sur les importations mexicaines et canadiennes, exigeant de ces pays qu’ils luttent plus fermement contre l’immigration clandestine et le trafic de drogue.

Cependant, à la dernière minute, il a suspendu ces sanctions pendant 30 jours, après que Justin Trudeau (Canada) et Claudia Sheinbaum (Mexique) ont accepté de renforcer le contrôle aux frontières et d’intensifier la lutte contre la contrebande de stupéfiants.

Trump persiste : « Ces pays pillent l’Amérique »

Trump a justifié ses mesures en affirmant que la Chine, le Mexique et le Canada « pillaient l’Amérique depuis des années » en permettant aux criminels et aux drogues « d’entrer librement aux États-Unis ».

« Ces jours-là sont révolus. Il est temps que les Américains produisent leurs biens chez eux. »

Interrogé sur les conséquences de cette guerre commerciale, Trump a déclaré :

« Est-ce que ça va faire mal ? Peut-être, peut-être pas. Mais quoi qu’il en soit, ça en vaudra la peine. »

Est-ce lié à Israël ? Voici le nouveau pays que Trump a décidé de boycotter.

0

Le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé hier soir (entre dimanche et lundi) qu’il arrêterait le financement de l’Afrique du Sud, en affirmant que le pays « boycotte des terres et que certaines catégories de personnes y sont traitées très mal. »

Le nouveau président a déclaré que les États-Unis ne resteraient pas inactifs et que « nous agirons ». Il a également indiqué qu’il annulerait tout financement futur à l’Afrique du Sud jusqu’à ce qu’une enquête complète sur la situation soit réalisée.

Selon les données du gouvernement américain, les États-Unis ont accordé 440 millions de dollars d’aide à l’Afrique du Sud en 2023. L’Afrique du Sud détient actuellement la présidence du G20, et les États-Unis devraient prendre le relais par la suite.

Il n’est pas clair ce qui a poussé l’annonce de Trump, mais il est possible que cela soit lié au fait que l’Afrique ait déposé une plainte contre Israël à La Haye, alléguant des crimes de guerre. L’ambassade d’Afrique du Sud à Washington n’a pas commenté cette question.

Israël à l’Eurovision : Eden Golan reviendra-t-il à l’Eurovision 2025 ?

0

La chanson israélienne pour l’Eurovision 2025, interprétée par la chanteuse Yuval Rafael, sera choisie dans les prochains jours. Il a maintenant été révélé que la représentante d’Israël à l’Eurovision 2024, Eden Golan, a soumis une chanson à la commission de sélection. Tous les détails dans cet article !

Des dizaines de créateurs ont été invités à soumettre des chansons pour Yuval Rafael, qu’elle interprétera sur la scène de l’Eurovision 2025 lors de la deuxième demi-finale, prévue le 15 mai dans la ville hôte de Bâle, en Suisse, dans l’espoir d’offrir à Israël sa cinquième victoire dans le concours. La date limite pour soumettre les chansons est passée hier, le 2 février. Selon les informations, parmi les artistes invités, on retrouve Keren Peles, Avi Ohayon, Yasmin Moalem, Odia, Oshar Cohen, Ron Biton, Ophir Cohen, et bien d’autres. Le juge de l’émission « HaKokhav HaBa », Assaf Amdursky, a également été invité à soumettre une chanson et a révélé qu’il avait l’intention de le faire.

Il a maintenant été révélé en exclusivité dans l’émission « Erev Tov Im Guy Pines » que la représentante d’Israël à l’Eurovision 2024, Eden Golan, a soumis une chanson à la commission de sélection israélienne, en collaboration avec Stavo Beger, qui a écrit la chanson avec laquelle Eden a représenté Israël l’année dernière, « Hurricane », et qui a également écrit « Toy », la chanson gagnante de l’Eurovision 2018, interprétée par Netta Barzilai !

Autres titres :

  • Paris pour l’Eurovision 2025 : Israël en tête !
  • Israël à l’Eurovision : Eden Golan retournera-t-elle à l’Eurovision 2025 ?
  • Israël à l’Eurovision 2025 : La chanson sera révélée le 9 mars !
  • Israël à l’Eurovision : La chanson israélienne sera choisie dans les prochains jours !
  • Pnina Rosenblum ne renonce pas et soumet une nouvelle chanson pour la sélection de l’Eurovision 2025 !

Plus de 50 chansons écrites pour Yuval Rafael par des dizaines de créateurs ont été soumises à la commission de sélection pour l’Eurovision. La chanson israélienne devrait être choisie dans les prochains jours par la commission, qui écoutera les chansons sans connaître les créateurs derrière chaque chanson. À la fin de la réunion, un vote secret sera organisé par les membres de la commission pour choisir la chanson qui représentera Israël à l’Eurovision 2025. La chanson choisie, après avoir été approuvée par le conseiller juridique de l’organisme de diffusion public, sera envoyée à l’Union européenne de radio-télévision (EBU) pour obtenir une approbation officielle. Il convient de rappeler qu’il y a un an, l’EBU a demandé des modifications à la chanson soumise en raison de références au 7 octobre, qui étaient contraires aux règles du concours, stipulant que les chansons ne doivent pas aborder des sujets « politiques ».

La chanson sera révélée lors d’une émission spéciale le dimanche 9 mars, diffusée sur « Kan 11 », Kan Gimmel, Kan Box et les plateformes numériques de Kan. Après la sélection de la chanson, Yuval Rafael devrait enregistrer sa version du titre choisi. Dans les semaines à venir, le clip officiel de la chanson sera tourné et révélé lors de l’émission de déclaration.

Il y a environ deux semaines, la finale de « HaKokhav HaBa le-Eurovision » a eu lieu, où la chanteuse israélienne Yuval Rafael a remporté la première place et a été choisie pour représenter Israël à l’Eurovision 2025, qui se déroulera en mai prochain en Suisse. Après sa victoire dans le concours, une équipe professionnelle de l’organisme de diffusion israélien « Kan » a constitué une liste de près de 120 créateurs, à qui il a été demandé de soumettre des chansons susceptibles de représenter Israël à l’Eurovision 2025. La fenêtre de soumission des chansons était ouverte du 30 décembre au 2 février. Kan a précisé aux créateurs que la chanson pour l’Eurovision pourrait être dans n’importe quelle langue, mais qu’elle doit inclure au moins quelques phrases en hébreu. Les créateurs invités peuvent soumettre une chanson seuls ou en collaboration, mais tous les créateurs doivent être israéliens, sauf pour un.

Parmi les candidats les plus notables invités par la commission à écrire la chanson israélienne pour l’Eurovision 2025 :

  • Keren Peles et Avi Ohayon : Les deux créateurs, qui ont collaboré l’année dernière avec Eden Golan sur la chanson « Hurricane », qui a mené Israël à la cinquième place de la grande finale de l’Eurovision 2024, reviennent cette année avec une nouvelle œuvre. Ils devraient soumettre une chanson qui représente la musique israélienne sur la scène internationale et qui tentera de reproduire le succès précédent.
  • Yasmin Moalem : L’une des chanteuses les plus remarquables et populaires en Israël ces dernières années, connue pour des tubes tels que « Maseba », « Yihiye Tov », « Dam », et son dernier succès « Ten Li Et HaEshhh ». Il n’a pas encore été indiqué si elle a répondu à l’invitation de soumettre une chanson.
  • Odia : L’une des musiciennes les plus respectées en Israël, avec des tubes comme « Im Hayiti Tzricha », « Intellectuars » et « HaEmet ». La commission de sélection a contacté la créatrice, qui n’a pas encore décidé si elle accepterait l’offre. Il n’a pas été précisé si Odia a soumis une chanson.
  • Assaf Amdursky : Dans une interview que nous avons menée lors de la finale de « HaKokhav HaBa », Amdursky, juge et créateur expérimenté, a révélé qu’il avait des projets pour soumettre une chanson qui conviendrait particulièrement à Yuval Rafael. Le créateur à succès a partagé avec nous dans une interview exclusive : « Il y a quelque chose que j’aimerais l’entendre chanter ».
  • Oshar Cohen : Considéré comme l’un des créateurs les plus en vue et les plus populaires en Israël ces dernières années, il a été nommé « Homme de l’année » sur Galgalatz, « Chanteur de l’année » sur Mako, et a également remporté le prix de la « Chanson de l’année » avec son hit « Mangan VeSher ». Le créateur a soumis deux chansons différentes à la commission, écrites seul.
  • Ophir Cohen : L’un des créateurs de musique les plus connus du pays, qui a récemment attiré l’attention en raison d’une chanson en compétition dans la sélection de l’Eurovision d’Islande, qui aurait été copiée de sa chanson « Hatunat HaShanah » interprétée par Eyal Golan et Itay Levy. Le chanteur a publié une story sur son compte Instagram, où il a partagé une capture d’écran de son ordinateur montrant que le créateur avait déjà soumis une chanson à la commission de sélection.
  • Pnina Rosenblum : Après que la chanson qu’elle avait l’intention de soumettre ait été rejetée avant même d’être envoyée, la chanteuse a décidé de soumettre une autre chanson pour tenter de représenter Israël à l’Eurovision 2025. La chanteuse, ancienne participante au pré-sélection Eurovision de 1983, qui n’a pas reçu d’invitation officielle de la commission, a choisi de soumettre une chanson malgré tout.
  • Ron Biton : Un créateur respecté qui a choisi de ne pas soumettre de chanson cette année, bien qu’il ait reçu une invitation officielle, en raison d’accusations de conflit d’intérêts au sein de la commission de sélection.

La commission sera composée de sept membres :

  • Le président de la commission – le directeur des stations musicales de l’organisme.
  • Deux représentants de la radio – des éditeurs musicaux choisis par le président de la commission.
  • Deux représentants de la télévision – le responsable du département de divertissement et de culture de « Kan », et un autre représentant choisi par lui.
  • Deux représentants de Keshet.

Le vote de chaque membre de la commission sera basé sur des critères professionnels, tels que : la qualité et l’originalité des paroles et de la mélodie, l’adéquation de la chanson à l’artiste représentant Israël, l’adéquation de la chanson au concours Eurovision, les chances de succès de la chanson dans la compétition, l’adéquation avec la représentation de l’organisme de diffusion public, l’impression générale laissée par la chanson et d’autres critères pertinents que la commission pourrait décider. Les chansons soumises seront écoutées et leurs paroles présentées de manière anonyme à la commission, sans révéler l’identité des créateurs devant ses membres. Les créateurs participant au processus de sélection de la chanson israélienne ne pourront pas être impliqués dans la création d’une chanson pour un autre pays pour l’Eurovision 2025.

Selon le règlement, si la commission ne trouve pas de chanson appropriée, elle peut publier un appel à propositions ouvert au public pour d’autres chansons, choisir une chanson publiée publiquement après le 1er septembre, ou sélectionner une chanson parmi celles soumises à l’organisme de diffusion pour participer à l’Eurovision entre 2022 et 2024.

« HaKokhav HaBa LeEurovision » : L’organisme collabore à nouveau avec Keshet 12 et le programme « HaKokhav HaBa » pour choisir le représentant israélien à l’Eurovision 2025 à Bâle. Ce partenariat entre l’organisme et Keshet a permis à Israël de se qualifier pour six finales consécutives, dont la victoire de Netta Barzilai en 2018 avec « Toy », apportant l’Eurovision en Israël en 2019.

Tremblements de terre successifs à Santorin : que se passe-t-il sur l’île grecque ?

0

Santorin, l’une des destinations touristiques les plus populaires de Grèce, a récemment été secouée par une série de tremblements de terre, ce qui a provoqué une grande inquiétude parmi ses habitants et les touristes. Les autorités grecques ont publié, hier (dimanche), des recommandations pour éviter les rassemblements en espaces fermés et se tenir à distance de deux petits ports de l’île, afin de réduire les risques.

Les secousses, dont la plus forte atteignait 4,3 sur l’échelle de Richter, se sont produites ce week-end dans la mer Égée, entre Santorin et l’île d’Amorgos, ce qui a amplifié les inquiétudes étant donné que Santorin est situé au-dessus d’un volcan actif. L’éruption volcanique qui a eu lieu en 1600 avant J.-C. a formé l’île telle que nous la connaissons aujourd’hui, et la dernière éruption a eu lieu en 1950.

Bien que les autorités affirment que les tremblements de terre ne sont pas liés à une activité volcanique, des experts recommandent une prudence accrue et ont suggéré de fermer les écoles dans les jours à venir. Ils ont également conseillé aux touristes et aux habitants de ne pas se rendre dans les petits ports d’Amoudi et de Fira, qui servent principalement aux navires de croisière.

Les habitants permanents de l’île ne sont pas particulièrement inquiets, car ils sont habitués aux secousses, mais certains travailleurs présents sur l’île ont choisi de la quitter. La compagnie aérienne grecque Aegean Airlines a annoncé l’ajout de vols supplémentaires ces prochains jours pour permettre aux habitants et aux visiteurs de quitter l’île, à la demande du gouvernement grec.

La Haskala, la porte qui a ouvert la fragilisation du judaïsme ? – Par Philippe ARNON

0
Jamais, après le Moyen-Âge, les peuples d’Europe, -tous chrétiens dans leur ensemble- ressentiront une foi en Dieu plus puissante. Au contraire, celle-ci ira toujours diminuant vers une sécularisation semblant imparable. A l’époque, tout est plein de Dieu : leurs âmes bien sûr mais également, chaque acte et chaque événement de leur vie quotidienne. Et pour les juifs qui vivent sur ce grand territoire en une constellation de shtetls, il en sera de même. Ce phénomène s’explique par une rigidisation, un encadrement très strict des pouvoirs en place au main de l’Eglise pour les chrétiens et des rabbins pour les Juifs. L’Eglise dispose d’armes effrayantes : l’excommunication et l’interdit et plus tard l’Inquisition. Les rabbins également usent de l’excommunication qu’ils appellent le herem. Le philosophe Spinoza en a été victime. Vouloir tenter de sortir de ce qu’il faut bien appeler un enclos était chose impensable : c’était se condamner à une solitude suicidaire.
Mais, comme chacun sait, rien ne dure en ce monde. Les périodes répétées de dégénérescence de l’Église ayant conduit notamment au Schisme séparant par le sang, catholiques et protestants, ont fini par conduire à l’humanisme et à la Renaissance d’abord puis aux Lumières ensuite jusqu’à une réelle condamnation de l’institution. On connaît le cri fougueux de Voltaire : « Écrasons l’infâme »! Puis arriva la Révolution française. Les yeux des hommes n’étaient plus désormais fixés constamment à la perpendiculaire, c’est à dire vers Dieu, mais à l’horizontal, c’est à dire sur eux-mêmes et les choses qui les environnaient. En France, les Juifs furent reconnus comme citoyens à part entière. Mais que de souffrances n’avaient-ils pas endurées auparavant ! Le monde chrétien était désormais sur la voie d’une refondation civilisationnelle et les Juifs qui vivaient parmi eux et dans une situation similaire, ne pouvaient en bonne logique être en reste d’autant plus que les contrastes entre leurs moeurs et celles des Gentils, étaient immenses. Un besoin d’abattre un grand nombre de barrières s’imposa presque naturellement ! C’est ainsi que se fit jour la Halaska, mot dérivé de l’hébreu sekhel qui signifie raison, sagesse, intelligence.
En quoi consista alors la Haskala ? Ses maîtres à penser, appelés maskilim, invitaient avec empressement les Juifs à sortir de leurs shtelts pour aller, comme disait Montaigne, « se frotter » auprès des Gentils afin de mieux les connaître en découvrant leurs mœurs par l’apprentissage de leurs langues vernaculaires mais aussi par l’étude de la géographie, de l’histoire, des sciences et des mathématiques, autant de matières proscrites jusque là par les rabbins. Bref, pour reprendre l’expression du très controversé Israël Shahak, il s’agissait de sortir des griffes du « judaïsme classique », de s’émanciper de l’obscurantisme fait de coutumes, de juridictions, de costumes particuliers et de la peur d’être souillé par tout ce qui vient de l’extérieur. Hannah Arendt a dit un jour qu’il fallait réduire l’action des rabbins « qui cherchent à diriger les masses juives comme si c’était des enfants ».
 
Bref, la Haskala, on le comprendra aisément, fut un mouvement de pensée nécessaire pour apporter au peuple juif une grande bouffée de vitalité sous peine de le voir végéter et peut-être même disparaître à petit feu dans une sorte de sclérose de moisissure mentale. A ce titre, je ne pense pas exagérer de dire que les Israéliens aujourd’hui, par leur génie extraordinaire d’adaptation, leur capacité extraordinaire d’inventivité scientifique, sont les enfants de la Haskala. La preuve en est que les héritiers du « judaïsme classique », les haredim et les orthodoxes vivent quasiment reclus dans leurs quartiers repoussant totalement le monde moderne, et quelquefois, avec violence. Leur marginalité intentionnelle explique en quelque sorte leur détachement de l’histoire et en un sens, l’échec de leur Weltanschauung religieuse.
Cependant, derrière l’adaptation heureuse et positive des Juifs, au monde et au reste de l’humanité initiée donc par la Haskala, se dissimule de manière quasi impalpable une dangerosité manifeste pour le judaïsme. La Haskala, pour user d’une parabole, c’est comme une grande quantité d’eau qu’on ajoute dans un verre de grand Bordeaux qui en atténue non seulement la couleur mais bien sûr le goût. La Haskala pour le judaïsme fut une dilution, pour ne pas dire une dénaturation et qui sait même, la porte ouverte il y a longtemps, à une potentielle déperdition. Elle a donné le goût de la discussion dont les Juifs ont fini par abuser, dont ils se délectent dans des luttes verbales infinies parfois et qui participe à leur faiblesse en brisant l’unité que le « judaïsme classique »  malgré tout avait su conserver. Dès le départ, elle se montra insolente. Moses Mendelssohn, l’un des principaux porte-voix, invitait les Juifs à rejeter « le yiddish, jargon du ghetto, stigmate d’un passé honni et emblème d’une culture rejetée en bloc comme irrémédiablement obscurantiste » pour reprendre les termes d’Enzo Traverso dans son livre « La fin de la modernité juive ». Franz Rosenzweig écrira le 16 janvier 1918 : « Soyons allemands et juifs, les deux sans nous préoccuper du « et », sans le remettre beaucoup en question, mais vraiment les deux », négligeant le fait que cet élan nationaliste signifiait, certes indirectement, les Juifs allemands à tuer au front, les Juifs français ! Un autre chantre de la Haskala, Hermann Cohen évoquera en pleine Première Guerre mondiale la « symbiose judéo-allemande ». On parlera de « Bildung ». Franz Rosenzweig, encore lui, invitera les Juifs à se mettre en retrait vis à vis de certains rites comme les prières obligatoires, les interdits alimentaires … et la circoncision ! oubliant que Dieu dans la Genèse avait dit : « Vous retrancherez la chair de votre excroissance, et ce sera un symbole d’alliance entre moi et vous … et mon alliance, à perpétuité, sera gravée dans votre chair ». On s’aperçoit, à travers ces outrages inconscients de langage que la Haskala peut aisément verser dans la subversion, c’est à dire devenir élément de destruction du judaïsme !
Sachant, comme l’a écrit en 1896 Friedrich Nietzsche dans son livre « Antéchrist » que les Juifs sont « le peuple le plus fatal de l’histoire », il convient, pour les Juifs et plus particulièrement pour les Israéliens, soit bien longtemps après l’extinction de la Haskala, de réfléchir sur les conséquences de ce mouvement. Car ses effets aujourd’hui, négatifs, affectent profondément Israël à travers la mouvance importante des laïcs. Les laïcs sont les héritiers dangereux de la Haskala tout simplement parce qu’ils délégitiment les fondements de l’Etat d’Israël dont l’existence repose sur le judaïsme. Vouloir que tous les Israéliens soient des démocrates comme le sont dans leurs pays les Français, les Anglais ou les Italiens, c’est faire de ce pays un Etat fade et incolore et lui retirer ce qui fait son essence même et finir par se demander ce qu’il fait à cet endroit d’étrange !
Alors, ouvrir les portes oui ! Mais il faut savoir également les refermer de temps à autres, si l’on veut éviter les courants d’air qui font claquer les portes et laissent entrer n’importe qui. La Haskala, encore vivante donc aujourd’hui malgré la disparition de ses maîtres à penser, est une très grosse porte qu’il faut savoir manipuler !!!
Je suis goy. Vive Israël !
Philippe ARNON

Le nouveau geste des neuf pays soutenant le Hamas

0

Dans le contexte de la guerre en cours, les médias mondiaux révèlent des perspectives uniques sur ce qui se passe en Israël. À travers des analyses d’experts internationaux, des commentaires sous un angle différent, et des histoires plus petites d’Israël qui échappent aux regards, chaque jour nous vous proposons une revue concise de ce qui est écrit dans les médias mondiaux sur Israël pendant la guerre, afin de comprendre comment les événements sont perçus au-delà des frontières.

1. L’Azerbaïdjan et Israël se rapprochent, ce qui inquiète Téhéran

L’Iran, qui partage une frontière avec l’Azerbaïdjan, est très préoccupé par les relations étroites entre Israël et son voisin. Kamal Kharazi, conseiller en politique étrangère du régime iranien, a déclaré dimanche que « les pays doivent prendre en compte les sensibilités de leurs voisins », rapporte Iran International.

Le mois dernier, le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev a critiqué les propos d’un dignitaire iranien, Seyed Hassan Amali, qui avait accusé l’Azerbaïdjan de collaborer avec Israël. Téhéran a souvent critiqué les liens serrés entre Bakou et Jérusalem, et la tension a augmenté début janvier après que les services de sécurité azerbaïdjanais ont annoncé avoir déjoué un complot visant à assassiner une figure juive locale pour 200 000 dollars, avec l’implication d’agents iraniens.

2. Le nouveau geste des pays soutenant le Hamas

Neuf pays ont annoncé la création du « groupe de La Haye » pour défendre les droits des Palestiniens, comprenant la Malaisie, la Namibie, la Colombie, la Bolivie, le Chili, le Sénégal, le Honduras et le Belize. Ces pays se sont réunis la semaine dernière à La Haye, aux Pays-Bas, lors d’une rencontre organisée par l’organisation « Progressive International », un groupe de gauche.

Le groupe a exprimé ses condoléances pour les vies, les moyens de subsistance, les communautés et le patrimoine culturel des Palestiniens, affirmant son opposition aux « actes génocidaires d’Israël » à Gaza et en Cisjordanie, et son engagement à ne pas se taire face aux crimes internationaux.

3. L’aide humanitaire arrive à Gaza mais n’atteint pas tous les Gazaouis

Deux semaines après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu entre le Hamas et Israël, une aide humanitaire afflue dans la bande de Gaza, mais de nombreux Gazaouis et travailleurs humanitaires témoignent de la difficulté d’acheminer cette aide à tous. Bien que 600 camions d’aide par jour aient été autorisés à entrer, selon Israël, des problèmes logistiques subsistent en raison des infrastructures détruites.

Des habitants de Gaza se plaignent de la distribution de produits non essentiels comme des chocolats et des boissons gazeuses, tandis que des produits vitaux comme de la nourriture, de l’eau, et des articles pour la maison restent rares et chers sur les marchés.

Crise dans le monde des yeshivot : des groupes missionnaires se faisant passer pour des Haredim ciblent les étudiants

0

Les autorités religieuses israéliennes ont découvert une opération organisée par des groupes de missionnaires chrétiens pour infiltrer des yeshivot ultra-orthodoxes en se faisant passer pour des érudits juifs orthodoxes, comme l’a rapporté le site d’information Haredi Kikar HaShabbat.

L’opération a été révélée après que des rabbins d’une prestigieuse yeshiva de Jérusalem ont remarqué que des étudiants posaient des questions théologiques inhabituelles après des séances d’étude avec des « érudits » en visite. Ces visiteurs, qui avaient soigneusement imité les tenues et les manières orthodoxes, se sont révélés plus tard être des missionnaires chrétiens qui tentaient de semer le doute religieux parmi les étudiants.

« Ces individus ont réussi à entrer dans le système en se faisant passer pour des érudits typiques du kollel », a déclaré un membre du personnel de la yeshiva qui a requis l’anonymat en raison de la sensibilité de l’enquête en cours. « Ils ont participé à des séances d’étude et ont instauré la confiance avant d’introduire progressivement des idées destinées à saper la foi des étudiants. »

L’organisation anti-missionnaire Lev Shomea a identifié ces suspects comme faisant partie d’un réseau plus vaste opérant au-delà des centres orthodoxes traditionnels comme Jérusalem et Bnei Brak . Le groupe a obtenu des photos des suspects mais a refusé de faire d’autres commentaires, invoquant une enquête en cours menée par de hautes autorités rabbiniques.

Selon plusieurs témoignages recueillis par Kikar HaShabbat, cette stratégie s’inscrit dans la lignée des méthodes employées par les missionnaires, qui emploient désormais des tactiques plus sophistiquées, s’adressant non seulement aux étudiants en difficulté, mais aussi à ceux considérés comme bien ancrés dans leur foi. Leur stratégie semble axée sur l’entretien des doutes religieux par le biais de discussions théologiques apparemment innocentes, dans le but final de les convertir. Cette nouvelle méthode d’infiltration en profondeur s’est avérée plus difficile à détecter et à contrer.

Ces révélations surviennent à un moment particulièrement tendu pour la communauté ultra-orthodoxe, déjà confrontée à des pressions concernant les exemptions de service militaire pour les étudiants de yeshiva.

Message poignant | L’otage récemment libérée, Emily Demari retourne dans la maison où elle a été kidnappée

0

Dans un geste courageux, Demari a partagé son retour sur les réseaux sociaux , en publiant une photo de la maison où elle avait été emmenée plus de 480 jours plus tôt.

La photo montre Demari assise sur un canapé à l’entrée de sa maison dans le kibboutz Erez, avec une légende qui dit : « Emily Tehila Damari a été kidnappée dans cette maison. » Dans le message, elle écrit : « Je suis de retour. Aujourd’hui, je suis retournée chez moi, dans mon appartement, à l’oxygène que j’avais et qui avait presque disparu. »

En réfléchissant à ce voyage émotionnel, Demari a poursuivi : « Je suis retournée à l’endroit où tous mes cauchemars ont commencé, il y a 485 jours, et je n’ai fermé qu’une partie du cercle que j’avais tant espéré fermer. »

Les mots de Demari exprimaient à la fois un profond sentiment de soulagement et un sentiment d’inachevé. Elle a souligné l’importance de ne pas s’arrêter à son propre retour. « Mais, écrit-elle, il y a 79 autres otages qui doivent boucler la boucle et qui attendent de compléter les pièces manquantes. »

Son message était clair : « Nous ne devons pas nous arrêter là ; nous devons ramener tout le monde à la maison : les vivants pour leur réhabilitation et les assassinés pour leur courage. Je ne ressentirai ma véritable victoire que lorsqu’ils reviendront. »

Le retour de Demari est un moment fort pour elle et pour la lutte en cours pour rapatrier les autres otages toujours retenus captifs. Son histoire, celle de la survie et de la résilience, continue d’inspirer des appels à l’action et un engagement renouvelé pour assurer le retour sain et sauf de tous ceux qui sont toujours portés disparus.

Survivre à l’inimaginable : Gadi Mozes révèle des détails sur sa captivité ; isolement, faim et peur

0

Selon la nièce de Moses, sa vie quotidienne consistait à marcher 11 kilomètres dans la petite cellule, obligé de résoudre mentalement des problèmes complexes de mathématiques et de géométrie pour éviter le brouillard mental. On lui donnait juste un morceau de pain et une olive deux fois par jour, et seulement un petit bol d’eau tous les cinq jours. L’obscurité de son isolement était aggravée par un manque d’hygiène de base ; il ne pouvait se laver qu’avec une petite tasse d’eau tiède tous les cinq jours.

« Je n’ai aucune idée de comment il a survécu », a déclaré la nièce de Moses à la BBC, décrivant la perte de poids sévère qu’il a subie pendant sa captivité. « Il a perdu tellement de poids. » Malgré les conditions difficiles, Moses a trouvé la force dans sa volonté de survivre. « Même dans les moments les plus sombres, il a su se relever », a déclaré sa nièce. « L’espoir de retrouver sa famille et de prendre soin de nous était sa plus grande force, la seule nourriture qu’il avait pour son âme. »

Moses a vécu des moments de peur intense tout au long de son calvaire. À un moment donné, il a craint pour sa vie lorsqu’un garde s’est armé de manière inattendue lors d’un changement d’équipe. À une autre occasion, il a passé 12 heures atroces dans une camionnette sous les bureaux de la Croix-Rouge, espérant sa libération, pour finalement être transféré dans un autre appartement où il est resté captif.

Moses a appris pendant sa captivité que sa compagne, Efrat Katz, était décédée, mais il ne savait pas ce qu’il était advenu de sa fille, Moran. L’incertitude quant à la sécurité de sa famille l’a hanté tout au long de son calvaire.

Dans ses moments les plus sombres, Moses a cependant trouvé du réconfort dans les rassemblements et les efforts pour rapatrier les otages . « J’ai regardé la télévision plusieurs fois, et vous ne pouvez pas imaginer à quel point cela m’a redonné courage d’entendre et de voir les rassemblements du samedi soir et de comprendre que les gens se battent pour nous et pour notre retour à la maison. »

La nièce de Moses a évoqué l’impact émotionnel de sa libération, soulignant que même si la joie de son retour était immense, la famille nourrissait encore des sentiments mitigés. « Nous devons éradiquer le terrorisme. Israël doit sécuriser ses frontières et œuvrer pour un meilleur voisinage et une meilleure région », a-t-elle déclaré. « Nous nous efforcerons toujours d’être meilleurs, d’être comme Gadi, d’être ceux qui se connectent même dans les pires moments et qui tendent la main pour donner une chance à une vie meilleure à tous ceux qui nous entourent. »

L’histoire de Gadi Moses témoigne de la résilience de l’esprit humain, même face à des souffrances inimaginables. Sa survie nous rappelle avec force l’importance de l’espoir, de la dignité et de la force que l’on peut tirer de la volonté de retrouver ses proches.

Des terroristes expulsés bloqués en Égypte après que les destinations promises leur ont refusé l’entrée

0

Des terroristes libérés des prisons israéliennes sont bloqués dans un hôtel du Caire alors que les pays hôtes reviennent sur leurs engagements.

Soixante-dix terroristes du Hamas ont été libérés de prison en Israël et expulsés versLes otages égyptiens, qui font partie de l’ accord, sont toujours hébergés dans un hôtel du Caire. Les pays qui se sont engagés à les accueillir n’ont pas encore accepté de le faire.

« Jusqu’à présent, aucun pays arabe n’a accepté d’accueillir un seul prisonnier palestinien libéré et un seul déporté », a déclaré à Ynet une source de l’Autorité palestinienne des prisonniers. « La Turquie n’acceptera les expulsés de Jérusalem qu’après avoir vérifié leurs antécédents ».

Selon la source qui a parlé à Ynet, tous les terroristes libérés se trouvent dans un hôtel en Egypte, d’où ils ne sont pas autorisés à sortir. Il a décrit cela comme une transition « d’une prison en Israël à une prison en Egypte », dans laquelle le Hamas reste silencieux et ne fait pas publiquement pression sur des pays comme le Qatar et la Turquie pour accélérer le processus de leur absorption.

La même source a indiqué que les terroristes portaient depuis longtemps des tenues de prison et des tongs qu’ils avaient reçues en prison. « Les Egyptiens ne les traitent pas de manière accueillante », a-t-il ajouté.

Parmi les pays arabes récemment mentionnés comme ayant l’intention d’accueillir les prisonniers déportés, outre l’Égypte, figurent l’Algérie, la Turquie, la Tunisie et le Qatar.