Un nouvel épisode de tensions agite la scène politique israélienne. Ce matin, le chef du parti Israël Beitenou, Avigdor Lieberman, s’en est violemment pris à Yaïr Golan lors d’une interview accordée à la radio 103FM.
« Le problème, c’est qu’il parle sans s’arrêter. C’est quelqu’un qui n’a aucune coordination entre le cerveau et la bouche. Il a dit beaucoup de choses, mais ce ne sont que des paroles. Du vent. Du bla-bla inutile », a lancé Lieberman, dans une attaque personnelle particulièrement frontale.
Ces propos s’inscrivent dans une séquence désormais quasi quotidienne de critiques émanant de différentes figures de l’opposition à l’encontre de Yaïr Golan, devenu l’une des voix les plus clivantes du paysage politique israélien. Ancien général, désormais engagé sur le terrain politique et idéologique, Golan concentre sur lui une hostilité transversale, bien au-delà des lignes partisanes classiques.
La réponse de Yaïr Golan
Interrogé après ces déclarations, Yaïr Golan n’a pas tardé à réagir. Sans reprendre le registre personnel de son adversaire, il a choisi de déplacer le débat sur le fond politique :
« Ceux qui n’ont rien à proposer préfèrent attaquer les personnes plutôt que d’affronter les idées. Les insultes ne remplacent ni une vision, ni une responsabilité envers le public israélien. »
Une réponse mesurée en apparence, mais qui souligne le fossé stratégique entre les deux hommes. Là où Lieberman privilégie une rhétorique directe, parfois brutale, Golan tente de se positionner comme un acteur du débat idéologique et moral, au risque d’exacerber les tensions.
Un climat politique de plus en plus abrasif
Cette nouvelle confrontation illustre le climat de nervosité extrême qui règne au sein de la classe politique israélienne. Dans un contexte de guerre prolongée, de crise institutionnelle et de profondes divisions internes, les échanges verbaux prennent souvent le pas sur le débat programmatique.
Pour les observateurs, l’acharnement contre Yaïr Golan traduit aussi une inquiétude plus large : celle de voir émerger des figures politiques capables de bousculer les équilibres traditionnels, en particulier sur les questions de gouvernance, d’éthique militaire et de démocratie.
Reste à savoir si cette stratégie d’attaques répétées affaiblira Golan à long terme, ou si elle contribuera au contraire à renforcer son image auprès d’un électorat lassé des querelles personnelles et en quête de discours de fond.






