Les États-Unis annoncent officiellement la signature de l’accord de coopération nucléaire avec l’Arabie saoudite

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Le département américain de l’Énergie a annoncé hier soir (mercredi) la signature de l’accord de coopération nucléaire avec l’Arabie saoudite — ainsi que d’un accord de défense bilatéral qui l’accompagne.

Dans un communiqué officiel, le département américain de l’Énergie a déclaré : « Ces accords posent les fondations juridiques d’un partenariat de plusieurs décennies, d’une valeur de plusieurs milliards de dollars, destiné à faire progresser un certain nombre d’objectifs économiques et stratégiques prioritaires, dont la non-prolifération des armes nucléaires. Le partenariat entre les États-Unis et l’Arabie saoudite élargira les exportations de technologie nucléaire américaine. » Le département de l’Énergie a souligné que l’accord serait soumis à l’approbation du Congrès américain.

De hauts responsables israéliens ont exprimé une vive inquiétude face à cet accord nucléaire civil entre les États-Unis et l’Arabie saoudite — c’est ce que nous avons révélé ce soir dans « La Mahadoura Hamerkazit ». La principale crainte découle de l’intention américaine d’autoriser l’enrichissement d’uranium sur le sol saoudien, une démarche définie à Jérusalem comme le franchissement d’une ligne rouge et un risque sécuritaire majeur.

« Une école de développement d’armes nucléaires »

Un haut responsable israélien, proche des détails des négociations entre les deux pays, a déclaré à Channel 12 : « S’il y a de l’enrichissement sur le sol saoudien, cela signifie un danger pour la sécurité d’Israël. Le silence de la direction israélienne sur ce sujet est embarrassant, indépendamment de la question de la normalisation. » Selon lui, une installation d’enrichissement à vocation civile constitue en réalité « une école de développement d’armes nucléaires » et représente une ligne rouge flagrante.

Crainte d’une course aux armements régionale

Au sein du système sécuritaire israélien, des dizaines de réunions tenues ces dernières années, dont récemment encore, ont mis en garde contre le fait qu’une telle démarche encouragerait une course aux armements nucléaires au Moyen-Orient. La crainte est que d’autres pays, parmi lesquels la Turquie, l’Égypte et les Émirats arabes unis, reçoivent un « signal d’encouragement » à agir en faveur de leur propre enrichissement.

En Israël, on ne s’oppose pas par principe à l’octroi d’un programme nucléaire à vocation civile à l’Arabie saoudite, mais on espérait que cela soit lié à une démarche plus large de normalisation.

L’accord approuvé aux États-Unis

L’accord, qui sera en vigueur pour une durée de 30 ans et est estimé à plusieurs dizaines de milliards de dollars, a donc été signé ce soir par le secrétaire américain à l’Énergie Chris Wright et son homologue saoudien. Selon les termes de l’accord, des entreprises américaines établiront une installation d’enrichissement d’uranium en Arabie saoudite selon un modèle de « boîte noire », sous surveillance étroite, si une étude conjointe détermine dans les deux prochaines années que cette démarche est justifiée.

L’ancien Premier ministre Naftali Bennett s’en est pris plus tôt au gouvernement à la suite de ces révélations. « L’accord nucléaire qui se dessine au-dessus de la tête d’Israël pourrait provoquer une course aux armements nucléaires régionale et une perte de contrôle dangereuse », a déclaré Bennett. Il a qualifié cette démarche de « manquement stratégique grave » et a affirmé qu’Israël perdait la maîtrise de son propre destin.

Pour prolonger la lecture sur les enjeux nucléaires régionaux, retrouvez l’ensemble de notre couverture sur infos-israel.news.


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