L’entrepôt secret du 7 octobre touché par les missiles iraniens …

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Il y a ce que la guerre détruit ouvertement — les immeubles d’Arad, les voitures à Misgav Am, les bâtiments de Dimona. Et puis il y a ce qu’elle abîme en silence, loin des caméras, dans des endroits dont l’existence même est protégée par le secret. Ce dimanche, Ynet et Yediot Aharonot révèlent l’un de ces secrets : un entrepôt de matériel saisi après le massacre du 7 octobre 2023, situé dans la région de Beit Shemesh, a été touché la semaine dernière par des tirs de roquettes ou des débris d’interception. L’incident n’a pas été communiqué au public.

L’entrepôt, qui figure parmi les plus grands entrepôts de matériel policier en Israël, contenait de nombreux éléments d’armement collectés après le massacre du 7 octobre — des pièces susceptibles de présenter une valeur probante ou d’enquête. Des preuves matérielles d’un crime de masse, stockées dans un bâtiment qui vient de prendre des coups dans une guerre en cours. La combinaison est explosive, au sens propre comme au sens figuré.

Car l’entrepôt ne contenait pas seulement des armes du 7 octobre. Selon des sources proches du dossier, la présence simultanée de munitions de combat et de grandes quantités de feux d’artifice saisis par la police aurait pu provoquer un embrasement et une série d’explosions en chaîne. Le scénario catastrophe a été évité — mais de justesse, et sans que personne en soit informé à temps.

La réaction de la police israélienne à cette révélation est, en elle-même, un sujet. Interrogée sur les conséquences de l’incident — et notamment sur la question de savoir si des pièces à conviction collectées depuis le massacre avaient été endommagées, et si l’événement avait des implications judiciaires ou légales — la police a refusé de répondre. Dans son communiqué officiel, elle a précisé que son service de déminage n’est pas soumis à la loi sur la liberté d’information et opère sous le sceau du secret. Elle a ajouté, « en marge » selon ses propres termes, que « l’incident est en cours d’investigation par les services compétents, et rien d’inhabituel n’a été relevé ».

« Rien d’inhabituel. » Des preuves du plus grand massacre de Juifs depuis la Shoah, potentiellement exposées à des tirs iraniens dans un entrepôt non révélé, et la réponse officielle est qu’il n’y a rien d’inhabituel. Le contraste entre la gravité de ce que l’incident implique et la sobriété de la réponse institutionnelle dit quelque chose d’important sur la manière dont l’État israélien gère simultanément la guerre en cours et les traces juridiques et mémoriales du 7 octobre.

L’enjeu n’est pas seulement sécuritaire. Les pièces à conviction collectées depuis le massacre du 7 octobre constituent un corpus probatoire d’une importance capitale — pour les enquêtes pénales en cours, pour les procédures judiciaires internationales, pour la documentation historique d’un événement sur lequel Israël a une responsabilité de mémoire et de vérité. Si une partie de ce matériel a été endommagée, la question de l’étendue des dégâts n’est pas une question administrative — c’est une question de justice.

Pour l’instant, l’ampleur exacte des dommages causés à l’entrepôt et à son contenu reste inconnue. La police ne confirme pas, ne dément pas, et invoque le secret opérationnel. Ce silence, dans le contexte d’une guerre où chaque heure apporte son lot de bulletins et de communiqués, est lui-même une information. Ce que l’on choisit de ne pas dire, dans quel moment et pourquoi — c’est là que se loge souvent l’essentiel.

 

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