Guerre commerciale transatlantique : l’Union européenne brandit son veto après les nouveaux tarifs de Trump

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La fracture entre Washington et Bruxelles vient de franchir un seuil politique majeur. Selon des informations relayées par des sources européennes et reprises dans les déclarations publiques, les trois plus grands blocs du Parlement européen — le Parti populaire européen (PPE), les Socialistes & Démocrates (S&D) et Renew Europe — ont annoncé qu’ils refuseraient d’approuver l’accord commercial entre l’Union européenne et les États-Unis à la suite de la décision du président Donald Trump d’imposer de nouveaux droits de douane sur des pays européens.

Ces trois groupes, qui détiennent ensemble la majorité absolue des sièges au Parlement européen, disposent de fait d’un pouvoir de blocage décisif. Sans leur feu vert, aucun accord commercial d’ampleur avec Washington ne peut entrer en vigueur. Le message adressé aux États-Unis est clair : les tarifs américains ne resteront pas sans réponse politique.

La décision européenne intervient dans un contexte déjà tendu. Les annonces américaines de droits de douane supplémentaires — présentées par la Maison-Blanche comme des mesures de “rééquilibrage” — ont été perçues à Bruxelles comme un acte unilatéral, contraire à l’esprit de coopération transatlantique. Pour de nombreux eurodéputés, il ne s’agit plus seulement d’un désaccord économique, mais d’une question de souveraineté politique et de crédibilité institutionnelle.

Au cœur de la colère européenne se trouve l’idée que les États-Unis utilisent désormais l’arme tarifaire comme levier géopolitique, sans concertation réelle avec leurs alliés. Plusieurs responsables du PPE et de Renew Europe ont fait savoir que ratifier un accord commercial sous pression créerait un précédent dangereux, affaiblissant la capacité de l’Union à défendre ses propres intérêts. Les Socialistes, de leur côté, ont insisté sur l’impact social potentiel des tarifs américains, susceptibles de frapper des secteurs industriels déjà fragilisés.

Ce veto annoncé marque un tournant. Depuis des décennies, malgré des crises ponctuelles, le commerce transatlantique a reposé sur une logique de compromis et de négociation. Aujourd’hui, la relation semble basculer vers une logique de confrontation assumée, où chaque camp teste la résilience politique de l’autre. À Bruxelles, beaucoup estiment que céder maintenant reviendrait à accepter que les règles du commerce international soient dictées par la force économique plutôt que par le droit et la négociation.

Du côté américain, la position présidentielle est présentée comme une correction d’injustices historiques. Donald Trump affirme que les États-Unis ont, pendant des décennies, subventionné indirectement leurs partenaires européens par un accès préférentiel à leur marché. Les nouveaux tarifs seraient, selon lui, une manière de forcer une renégociation globale des termes de l’échange. Mais cette lecture est largement contestée en Europe, où l’on rappelle que les accords commerciaux sont le fruit de compromis bilatéraux validés par les deux parties.

L’enjeu dépasse largement les droits de douane eux-mêmes. Le rejet annoncé de l’accord commercial envoie un signal aux marchés, aux industriels et aux partenaires internationaux : la relation UE–États-Unis n’est plus acquise. Plusieurs capitales européennes redoutent des effets en chaîne, notamment sur l’investissement, les chaînes d’approvisionnement et la coopération technologique. À l’inverse, certains eurodéputés estiment qu’une position ferme est indispensable pour éviter une escalade permanente de mesures punitives.

Il faut également mesurer la portée symbolique de cette décision. Le Parlement européen, souvent critiqué pour son manque d’influence face aux gouvernements nationaux, démontre ici sa capacité à peser concrètement sur la politique commerciale extérieure. En bloquant l’accord, les eurodéputés rappellent que l’Union européenne n’est pas seulement un marché, mais aussi un acteur politique doté de lignes rouges.

Reste à savoir comment Washington réagira. Plusieurs scénarios sont envisagés à Bruxelles : une tentative de désescalade par la négociation, une contre-attaque tarifaire ciblée, ou une stratégie d’attente visant à tester l’unité européenne dans la durée. Les observateurs notent toutefois que l’alignement inédit des trois grands groupes politiques du Parlement réduit considérablement les marges de manœuvre américaines.

Dans l’immédiat, une certitude s’impose : l’accord commercial UE–États-Unis est gelé tant que les tarifs restent en place. Cette crise révèle une réalité plus profonde : la mondialisation entre alliés n’est plus un acquis automatique, mais un rapport de force politique, où chaque décision économique devient un acte stratégique.

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