En Israël, on en est convaincu : un tournant stratégique iranien approche, la vraie question est quand

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En Israël, l’évaluation dominante au sein de l’appareil sécuritaire est claire : une erreur stratégique majeure de l’Iran est inévitable. La seule inconnue concerne le moment précis où elle se produira. Tir massif contre les manifestants, déplacement visible de lanceurs de missiles balistiques ou tentative de diversion militaire externe : à Jérusalem, on estime que le régime iranien, acculé par les tensions internes, finira par commettre un faux pas aux conséquences régionales explosives.

C’est dans ce contexte que le Premier ministre Benjamin Netanyahou a tenu, il y a deux jours, une réunion de sécurité exceptionnelle. Il s’agissait du premier échange stratégique de haut niveau depuis son retour des États-Unis et sa rencontre avec le président américain Donald Trump. Lors de son départ pour la Floride, les troubles internes en Iran étaient encore perçus comme limités ; quelques jours plus tard, la donne régionale a radicalement changé.

Les responsables israéliens suivent avec une vigilance extrême l’évolution de la situation en Iran. Selon les analyses relayées par la presse sécuritaire, le scénario le plus redouté serait une attaque balistique contre Israël, utilisée par Téhéran comme acte de désespoir face aux manifestations et à l’érosion de l’autorité du régime. Même si l’Iran n’a pas encore retrouvé les capacités balistiques dont il disposait avant la guerre dite « Avec la force du lion », Jérusalem ne souhaite plus attendre que l’ennemi atteigne un seuil critique : la doctrine actuelle privilégie l’action préventive, lorsque la menace est encore contenue.

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Lors de ses discussions à Washington, Netanyahou cherchait d’abord à obtenir un feu vert américain pour une action renforcée contre le Hezbollah au Liban, après l’échec manifeste de l’armée libanaise à démanteler l’organisation terroriste. Le second objectif était plus stratégique encore : préparer le terrain politique et militaire à une éventuelle opération contre les tentatives iraniennes de reconstitution de leurs capacités de missiles longue portée.

Au sein de Tsahal, le souvenir de l’épisode de l’été 2023 sur le mont Dov reste vif. À l’époque, la crainte d’une réaction du Hezbollah avait paralysé la prise de décision autour du démantèlement d’une position ennemie installée en territoire israélien. Cette fois, le message est sans ambiguïté : l’hésitation ne doit plus dicter la stratégie.

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Ces derniers jours, la réalité régionale a encore évolué. Les chefs de la défense israélienne estiment désormais que Tsahal doit se préparer à une confrontation intense sur au moins quatre fronts simultanés. Le Liban ne serait plus nécessairement la première arène d’un affrontement majeur. Dans cette optique, l’armée israélienne a lancé une série de frappes significatives au nord du Litani, visant à neutraliser les capacités de missiles précis et à longue portée du Hamas et du Hezbollah, afin de réduire la pression sur le front intérieur avant toute escalade plus large.

Enfin, le message venu de Washington est interprété comme un signal fort. Le président Trump a récemment défini des lignes rouges claires vis-à-vis du régime iranien. À Jérusalem, on est convaincu que toute erreur iranienne dans les jours à venir entraînera une riposte militaire israélienne d’une ampleur exceptionnelle, bénéficiant d’un aval explicite des États-Unis. Netanyahou l’a d’ailleurs affirmé publiquement à la Knesset : « Si Israël est attaqué, les conséquences pour l’Iran seront particulièrement graves. »

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Dans les cercles sécuritaires israéliens, l’attente est lourde et tendue. Tous scrutent désormais Téhéran, persuadés que la prochaine décision du régime pourrait faire basculer la région dans une nouvelle phase de confrontation directe.

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