Drame à Jérusalem : les responsables de la crèche sont soupçonnées d’homicide par négligence

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Un jour après le drame bouleversant survenu dans le quartier de Romema à Jérusalem, l’enquête judiciaire et la tempête émotionnelle qu’il a déclenchée atteignent un point critique. La propriétaire de la crèche et une aide-soignante supplémentaire ont été présentées devant le tribunal de première instance, la police leur imputant des soupçons d’homicide par négligence et de négligence grave envers des mineurs. Les forces de l’ordre ont demandé la prolongation de leur détention de six jours, tandis que l’opinion publique reste sous le choc de la mort de deux nourrissons, Aaron Katz et Lia Tsipora Golobentchitz, âgés de quelques mois.

Les circonstances exactes du décès des deux bébés ne sont pas encore élucidées. La police a indiqué que l’enquête est en cours et que toutes les hypothèses restent ouvertes. Les investigateurs tentent de reconstituer avec précision le déroulement des faits dans cette crèche privée, afin de déterminer si des actes ou des omissions ont directement contribué à la tragédie. Les chefs d’accusation évoqués, homicide par légèreté et négligence envers des mineurs, reflètent la gravité avec laquelle les autorités considèrent les soupçons à ce stade de l’enquête.

Parallèlement à la procédure pénale, une bataille juridique et éthique majeure se joue autour de la question de l’autopsie des corps des deux nourrissons. La Cour suprême d’Israël, siégeant en tant que Haute Cour de justice, doit tenir dans l’après-midi une audience décisive à la suite du recours déposé par le département juridique de l’organisation ZAKA. Cette dernière s’oppose fermement à toute autopsie, invoquant le principe du respect du défunt et l’interdiction religieuse de la mutilation des corps après la mort.

Dans l’attente de cette audience, la Cour suprême a émis une ordonnance provisoire suspendant toute autopsie. Le débat qui se tiendra devant les juges est d’une sensibilité extrême, car il confronte deux valeurs fondamentales de la société israélienne : la recherche de la vérité judiciaire et scientifique, et le respect des convictions religieuses des familles endeuillées. L’État soutient que l’autopsie est un outil indispensable pour établir avec certitude les causes du décès, en particulier dans une affaire impliquant des soupçons criminels. Les familles, quant à elles, refusent toute intervention post-mortem qu’elles jugent contraire à la loi juive et à la dignité de leurs enfants.

L’audience sera présidée par un collège de trois juges de la Cour suprême, Alex Stein, Ruth Ronen et Yechiel Kasher. Leur décision pourrait créer un précédent important, tant sur le plan juridique que sociétal. Dans des affaires similaires par le passé, la Cour a parfois cherché des compromis, autorisant des examens médico-légaux limités ou alternatifs, mais chaque dossier présente ses propres spécificités et ses propres tensions.

L’enjeu dépasse largement le cadre strict de cette affaire. Dans les milieux religieux, et en particulier au sein de la communauté ultra-orthodoxe, la question de l’autopsie est perçue comme une ligne rouge. Depuis les premières heures suivant le drame, des appels à manifester ont circulé dans plusieurs quartiers religieux du pays. Les organisateurs dénoncent ce qu’ils considèrent comme une atteinte intolérable à la sainteté des défunts et appellent à une mobilisation massive avant et après la décision de la Cour.

La police se prépare à d’éventuelles manifestations de grande ampleur. Les autorités redoutent une escalade, d’autant plus que des incidents violents ont déjà été enregistrés dans la nuit précédente. Des affrontements ont opposé des manifestants aux forces de l’ordre, avec des incendies de poubelles, des barrages routiers improvisés et des jets de pierres. La police affirme avoir renforcé ses effectifs dans plusieurs zones sensibles afin de prévenir de nouveaux débordements et de garantir l’ordre public.

Sur le plan émotionnel, la tragédie a profondément ébranlé la société israélienne. La mort de deux nourrissons dans un cadre censé être protecteur suscite une onde de choc bien au-delà de Jérusalem. De nombreuses voix appellent à un examen approfondi des mécanismes de supervision des crèches privées, à un renforcement des contrôles et à une clarification des responsabilités pénales en cas de manquements graves.

Dans le même temps, certains responsables politiques et figures communautaires appellent au calme, soulignant la nécessité de laisser la justice suivre son cours sans pression ni violence. Ils rappellent que seule une enquête rigoureuse permettra de déterminer les responsabilités réelles et d’éviter que de telles tragédies ne se reproduisent.

La police demande au tribunal de première instance de Jérusalem de prolonger de six jours la détention de la directrice et de l’employée de la crèche clandestine de Jérusalem . Un représentant de la police a déclaré à l’audience : « J’étais présent sur les lieux et j’ai été choqué par ce que j’ai vu. Il y avait manifestement de la négligence. Les personnes mises en cause ont, pour une raison inconnue, laissé des bébés dans les toilettes, allongés sur des matelas sous la cuvette. Cela laisse supposer qu’elles avaient l’intention d’y amener un bébé et de l’y allonger. Elles ont prétendu que le bébé s’y était glissé sans que personne ne s’en aperçoive. » Il a ajouté : « Lors de son interrogatoire, l’une des personnes mises en cause a déclaré qu’elle gérait la crèche depuis 30 ans sans autorisation et qu’elle n’était pas non plus déclarée au fisc.

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