Une affaire d’une violence inhabituelle a mobilisé dans la nuit les forces de police de Jérusalem et les unités de la police des frontières : deux jeunes de Jérusalem-Est ont été arrêtés alors qu’ils tentaient d’enlever un autre jeune homme près du poste de contrôle de Qalandiya, au nord de la capitale. L’intervention rapide des forces de sécurité a permis de retrouver la victime, battue et laissée à l’arrière du véhicule des suspects, et de mettre fin à ce qui aurait pu devenir un drame supplémentaire dans une région déjà marquée par l’instabilité sécuritaire.
L’incident a commencé lorsque le centre de commandement de la police a reçu un appel signalant une agression en cours aux abords du checkpoint. Selon les premiers éléments, deux jeunes ont violemment frappé un autre garçon, avant de le traîner jusqu’à leur véhicule dans une tentative manifeste de kidnapping. Les policiers de la station de Shafat, renforcés par des équipes de la police des frontières opérant dans le secteur Jérusalem–Qalandiya, ont immédiatement établi un périmètre de recherche et activé les moyens de localisation du véhicule.
Quelques minutes plus tard, la voiture suspecte a été repérée dans une zone proche. Lorsque les agents ont procédé à son interception, ils ont découvert les deux suspects à l’avant et, à l’arrière, la victime en état de choc, présentant de multiples blessures au visage et sur le corps. Les services médicaux l’ont immédiatement évacuée vers un centre hospitalier pour des soins urgents. Son état a été décrit comme grave mais stable.
Les deux suspects, résidents de Jérusalem-Est, ont été arrêtés et transférés au poste de police pour être interrogés. La police indique que l’enquête préliminaire fait apparaître un contexte de règlement de comptes ou de conflit personnel, un différend qui aurait dégénéré en tentative d’enlèvement et en violences extrêmes. Les suspects ont été présentés devant un juge qui a prolongé leur détention jusqu’au mercredi suivant, afin de permettre aux enquêteurs de poursuivre les interrogatoires et de récolter des preuves supplémentaires.
Cet épisode met une nouvelle fois en lumière la situation sécuritaire fragile autour de Jérusalem et la nécessité de maintenir une présence policière renforcée dans les zones sensibles. Le secteur de Qalandiya, en particulier, est régulièrement le théâtre d’incidents violents allant des altercations entre groupes rivaux aux attaques contre les forces de sécurité. Les autorités israéliennes rappellent que la région nécessite une vigilance constante, non seulement en raison des tensions terroristes, mais aussi du crime organisé et de phénomènes de délinquance locale qui se nourrissent du vide sécuritaire entre Jérusalem et Ramallah.
Les forces de l’ordre israéliennes soulignent que ce cas s’inscrit dans une tendance préoccupante : l’augmentation des violences entre jeunes de Jérusalem-Est, parfois motivées par des rivalités locales, parfois alimentées par l’incitation permanente sur les réseaux sociaux, ou encore par les organisations affiliées au Hamas et au Fatah qui cherchent à exploiter les tensions internes. Les services de renseignement israéliens surveillent de près ces micro-cellules de jeunes susceptibles de basculer vers des actions plus graves.
Les habitants de Jérusalem et des localités voisines expriment quant à eux un sentiment de lassitude face à la recrudescence de telles affaires. Des responsables municipaux évoquent la nécessité d’investir davantage dans des programmes de prévention destinés à éloigner cette jeunesse radicalisée de la violence et à renforcer la coordination entre police, autorités civiles et services sociaux. Ils rappellent toutefois que le climat post-7 octobre, marqué par la menace terroriste permanente et l’incitation croissante des organisations islamistes, complique considérablement les efforts de stabilisation.
Pour la police israélienne, l’affaire illustre également l’importance de la présence rapide des unités de la police des frontières dans les zones de friction. Leur capacité à intervenir en quelques minutes a probablement évité que l’enlèvement ne se transforme en meurtre. L’un des officiers a déclaré à la presse locale que « ce type d’événement montre pourquoi nous devons maintenir un niveau de vigilance maximal autour de Jérusalem. La région est saturée de flux humains, de tensions et de groupes criminels, et chaque incident peut dégénérer en tragédie ».
Cette agression survient alors que les forces de sécurité israéliennes sont particulièrement mobilisées sur plusieurs fronts : la menace terroriste en Judée-Samarie, les tensions à la frontière nord avec le Hezbollah et la surveillance renforcée de Jérusalem. L’incident de Qalandiya s’ajoute à une série d’événements récents qui rappellent l’importance pour Israël de maintenir une politique de fermeté, tant pour freiner l’essor de la criminalité que pour prévenir les tentatives d’instrumentalisation politique par les organisations terroristes.
Sources réelles et vérifiables :
Mako (article original) : https://www.mako.co.il/news-law/2025_q4/Article-d1bb6bdc1ecbf81027.htm
Police d’Israël : https://www.gov.il/he/departments/israel_police






