« Dans cinq ans, le 7 octobre se reproduira » : la mise en garde de l’Otef

0
7
Soyez le premier informé - Rejoignez notre page Facebook.

Les démarches menées au-dessus de la tête d’Israël pour mettre en Å“uvre la deuxième étape du cessez-le-feu et le désarmement du Hamas résonnent avec une acuité particulière aux oreilles des habitants des localités situées le long de la frontière avec la bande de Gaza. Dans la région, on exprime un grand scepticisme quant aux chances de réussite de ce processus, et surtout quant à la réalité de la coopération de l’organisation terroriste avec les termes de l’accord.

« Ce n’est pas bon », estime Ofer Lieberman, du kibboutz Nir Am. Selon lui, l’avenir de la région se retrouve confié à un comité qu’il ne connaît pas, et il ne croit pas que le Hamas renoncera réellement à son arsenal, convaincu que l’organisation trouvera les moyens de contourner cette exigence. L’avocat Yossi Pinhas Cohen, de Sderot, se montre plus mesuré : tant que les États-Unis soutiennent l’accord, il estime qu’il a une chance réelle d’aboutir, tout en reconnaissant un certain scepticisme, compte tenu de sa connaissance de la nature du Hamas. Selon lui, plus l’implication américaine se maintiendra dans la région, mieux ce sera.

Entre défiance profonde et espoir conditionnel

Anat, du kibboutz Nahal Oz, voit les choses différemment. Elle s’interroge sur qui pourrait vraiment croire que l’accord tiendra dans la durée, expliquant que même en voulant y croire, chaque explosion ravive les souvenirs, à mesure que les habitants tentent de se reconstruire. Elle raconte qu’après l’opération Bordure protectrice, elle croyait qu’une coexistence pacifique avec ses voisins pourrait fonctionner, mais qu’une crise de confiance majeure s’est installée depuis. Selon elle, un retrait des bases de Tsahal perturberait profondément les habitants ; elle estime néanmoins qu’il existe de multiples réponses à la question de savoir si cet accord est bon ou mauvais pour les Juifs, et qu’il faut avant tout continuer à se protéger soi-même.

Yaakov, de Sderot, pose selon lui une condition unique à la réussite du processus : que le Hamas ne soit plus du tout présent dans la bande — ni sur le terrain, ni armé, ni à sa direction — qu’il disparaisse purement et simplement du tableau.

Guiora, du kibboutz Nir Oz, écarte totalement la possibilité que le processus aboutisse : il affirme ne faire confiance à personne, certainement pas au « rouquin » (Trump), qu’il décrit comme perpétuellement engagé dans une autre guerre. Haïm, de Sderot, se dit lui aussi totalement sceptique face à l’accord, expliquant qu’il fallait, selon lui, anéantir tous ceux présents dans la bande, estimant qu’aucun d’eux n’est réellement étranger au Hamas — pas même les civils ordinaires, qu’il considère tous comme apportant leur soutien aux terroristes.

Shofan, de Sderot, ne voit lui non plus aucun espoir dans ce processus pour l’avenir : il affirme ne pas croire au Hamas, qui chercherait selon lui une trêve uniquement pour se réarmer. Il reconnaît qu’un désarmement réel serait une bonne chose pour l’Otef, mais en doute fortement, estimant que l’organisation se trouve aujourd’hui acculée, dos à la mer, et s’interroge avec ironie sur qui pourrait bien la surveiller — les Turcs, dit-il, ce serait comme confier la crème à la garde d’un chat.

« Si Tsahal se retire, le 7 octobre se reproduira »

Sabine Taasa, veuve du 7 octobre et mère endeuillée de Netiv HaAsara, a livré un témoignage particulièrement poignant. Selon elle, l’accord dans la bande représente un coup dur pour les habitants de Netiv HaAsara, de l’Otef et de l’État d’Israël dans son ensemble, affirmant qu’il n’existe aucune confiance envers le Hamas. Elle craint que, dès qu’ils en auront la possibilité, ils ne prennent le contrôle de l’ensemble de la ville et ne reconstruisent un réseau terroriste plus puissant et plus sophistiqué encore. Elle qualifie la situation de désastre pour les habitants de la région, estimant que le principe du « calme contre calme » leur coûtera cher. Elle met en garde contre la répétition d’une même erreur, qu’elle compare au syndrome de la femme battue, et prévient que si Tsahal se retire de Gaza, le 7 octobre se reproduira d’ici cinq ans, avec une intensité plus grande encore.

Zohar, du kibboutz Kfar Aza, résume sa position en cinq mots : peur, espoir, et l’envie de rentrer chez soi.

Liens internes

Sur la résistance héroïque des habitants de l’Otef le 7 octobre, retrouvez notre article sur la manière dont le kibboutz Nir Am a été sauvé des terroristes du Hamas, ainsi que notre article sur « le Hamas ne peut plus en sortir » selon un responsable du conseil de la paix [lien vers l’article publié précédemment dans cette session].

Infos Israel News en direct d’Israël 

Ce qu'on vous cache - CQVC 

Rak Be Israel, le top d’Israël !