Beyrouth en ébullition : le Hezbollah accuse l’ambassade ukrainienne de cacher un agent du Mossad

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Un député du Hezbollah réclame que le gouvernement libanais force l’ambassade ukrainienne à livrer un espion israélien présumé. La CIA serait également impliquée. Une affaire explosive qui mêle espionnage, diplomatie et souveraineté nationale au cœur de Beyrouth.

Ce n’est pas tous les jours qu’un député libanais exige publiquement que son gouvernement fasse irruption dans une ambassade étrangère. C’est pourtant ce qui se passe à Beyrouth, où une crise politique et diplomatique sans précédent secoue les plus hautes sphères du pouvoir libanais. Ali Ammar, député du bloc « Loyauté à la Résistance » du Hezbollah au Parlement libanais, a lancé une attaque publique et cinglante contre l’ambassade ukrainienne à Beyrouth, l’accusant d’abriter et de protéger un agent du Mossad israélien activement recherché par la justice libanaise. Selon le journal libanais Al-Akhbar — proche du Hezbollah — Ammar a qualifié l’affaire de « scandale politique et diplomatique de la plus haute gravité. »

Un espion présumé au cœur de Beyrouth

Selon le responsable du Hezbollah, l’ambassade ukrainienne ne se contente pas d’offrir un refuge à l’individu — elle œuvrerait activement pour organiser son exfiltration hors du territoire libanais, en dépit des mandats d’arrêt émis contre lui par les autorités judiciaires libanaises pour « planification et exécution d’actes terroristes. »

Ammar a précisé que l’espion présumé aurait dirigé un vaste réseau de renseignement et d’activités clandestines tout au long de la guerre contre Israël en 2024. Dans ce cadre, il aurait transmis des informations sécuritaires sensibles et guidé les forces de sécurité israéliennes vers des installations stratégiques du Hezbollah dans le quartier sud de Dahiyeh à Beyrouth — le fief historique de l’organisation, qui a été lourdement frappé par les raids de Tsahal.

La déclaration d’Ammar ne laisse aucune place à l’ambiguïté : « Cet agent a aidé l’ennemi israélien à frapper des Libanais. Toute tentative de le protéger ou de lui fournir un bouclier diplomatique constitue un acte hostile contre le Liban, un mépris de sa souveraineté et une complicité dans le sang libanais. » Il a exigé du gouvernement libanais — et en particulier du ministère des Affaires étrangères et des services de sécurité — d’agir immédiatement pour contraindre l’ambassade ukrainienne à remettre le suspect aux autorités locales, sans céder aux pressions étrangères.

La CIA entre en scène

L’affaire ne s’arrête pas aux portes de l’ambassade ukrainienne. Des informations supplémentaires publiées par Al-Akhbar dessinent un tableau encore plus complexe, mettant en cause la CIA américaine. Selon ces révélations, le chef de la station de la CIA au Liban aurait personnellement pris l’engagement d’organiser le transfert de l’agent hors du territoire libanais — une information qui ajoute une couche de tension supplémentaire à une crise déjà inflammable et qui implique directement Washington dans ce qui se présente comme une opération d’exfiltration coordonnée entre plusieurs services de renseignement occidentaux.

Une bombe à retardement diplomatique

Cette affaire survient dans un contexte particulièrement sensible, où diverses puissances internationales tentent de faire avancer des initiatives politiques pour mettre fin aux hostilités dans la région, incluant des propositions d’un arrangement libano-israélien global. L’irruption de ce scandale d’espionnage en plein cœur de Beyrouth illustre avec une acuité particulière à quel point l’arène du renseignement et de la diplomatie libanaise reste une poudrière susceptible de s’embraser à tout moment.

Pour le Hezbollah, cette affaire est une aubaine politique à plusieurs titres. Elle lui permet de mettre en cause simultanément Israël, l’Ukraine et les États-Unis dans une même opération coordonnée sur le sol libanais, de réclamer des comptes à un gouvernement libanais dont il cherche à tester la loyauté, et de rappeler à son opinion interne que l’organisation reste une cible active de services de renseignement étrangers — justifiant ainsi sa posture de résistance armée.

Pour Kyiv, l’accusation arrive à un moment particulièrement délicat : l’Ukraine, qui cherche à maintenir des relations équilibrées avec toutes les parties dans la région, se retrouve projetée malgré elle au centre d’une controverse qui dépasse largement ses intérêts directs au Liban.

 

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