À voir : des manifestants brandissent à Londres des pancartes « Viol par des chiens » devant l’ambassade américaine
📢🇬🇧 UNE ACCUSATION EXTRÊME DE RETOUR DANS LA RUE
Une pancarte au message aussi choquant qu’improbable, brandie devant une ambassade en plein cœur de Londres. Son origine ? Un éditorial publié quatre mois plus tôt dans l’un des plus grands journaux du monde.
👉 D’où vient vraiment cette accusation, et pourquoi continue-t-elle de circuler ?
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Des manifestants rassemblés dimanche devant l’ambassade des États-Unis à Londres ont brandi des pancartes portant l’inscription « Viol par des chiens », en référence à des allégations de sévices graves infligés à des détenus arabes dans les prisons israéliennes — y compris l’accusation, aussi spectaculaire qu’invérifiée, selon laquelle Tsahal entraînerait des chiens à violer des prisonniers.
Cette allégation avait été popularisée en mai par une tribune publiée dans le New York Times, signée par le journaliste Nicholas Kristof, qui y formulait cette accusation sur la base d’éléments jugés si fragiles qu’elle n’a jamais été reprise par le service d’information du journal lui-même. La tribune décrivait un schéma présumé de sévices violents infligés à des prisonniers arabes — viols, torture, abus sexuels — et avançait cette affirmation explosive et inhabituelle concernant l’entraînement de chiens par Tsahal à des fins de viol.
Une riposte cinglante du ministère israélien des Affaires étrangères
La publication de cette tribune avait provoqué une vague de critiques à l’époque, le ministère israélien des Affaires étrangères ayant vivement dénoncé le New York Times. Selon le ministère, la commission civile chargée d’enquêter sur les violences systématiques commises par le Hamas le 7 octobre et dans les mois qui ont suivi avait approché le journal pour lui proposer de publier ses conclusions, mais celui-ci s’était dit non intéressé. À la place, la veille de la publication du rapport de cette commission, le Times avait publié la tribune de Kristof détaillant les violences et abus sexuels que l’armée israélienne aurait, selon lui, infligés à des prisonniers arabes — tout en reconnaissant lui-même l’absence de toute preuve que des dirigeants israéliens auraient ordonné ces sévices.
The ‘Dog rape’ fantasists are outside the US Embassy in London with their fetishes for dress up and accusing Jews of despicable lies. pic.twitter.com/v1ROBeODf8
— Heidi Bachram (@HeidiBachram) September 6, 2026
Kristof avait plutôt avancé, sans preuve à l’appui, que le système en place aurait créé une structure de tolérance permettant toute forme d’abus. Pour rédiger sa tribune, il avait interrogé quatorze hommes et femmes ayant livré des témoignages accablants sur des actes de torture qu’ils attribuaient à des soldats de Tsahal.
Sur X, le ministère israélien des Affaires étrangères avait écrit : « Il y a plusieurs mois, la Commission civile a proposé au New York Times un rapport sur les violences sexuelles systématiques commises par le Hamas le 7 octobre et après. Le New York Times a répondu que cela ne l’intéressait pas. » Le ministère avait souligné que le Times était le seul grand média à ne pas avoir publié ce rapport, alors que CNN et d’autres médias internationaux avaient de leur côté relayé ses conclusions. « Conscient de l’existence de ce rapport et de sa date de publication, le New York Times a publié la veille au soir une attaque honteuse contre Israël, minimisant les crimes sexuels du Hamas. Cela en dit long sur l’agenda du New York Times », avait ajouté le ministère, qualifiant ailleurs ces allégations de « diffamation sanglante » et d’« inversion totale de la réalité ».
Une accusation qui continue de circuler malgré son absence de fondement
Malgré ces démentis, le mal était déjà fait : ceux qui nourrissent une hostilité envers Israël se sont montrés prêts à croire n’importe quelle accusation, aussi invraisemblable soit-elle, et à s’en servir contre le pays à la moindre occasion. La scène observée dimanche devant l’ambassade américaine à Londres, quatre mois après la publication de la tribune controversée, illustre la persistance de ce type de récits dans l’espace militant, bien après que leur manque de fondement a été largement documenté.
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