La police israélienne a arrêté trois membres d’un réseau soupçonnés de proxénétisme et d’incitation à la prostitution. Selon les soupçons qui pèsent sur eux, les membres du réseau nouaient des contacts avec des femmes dans des pays étrangers et les amenaient à se rendre en Israël. Les trois suspects, des habitants du sud du pays âgés d’une trentaine et d’une quarantaine d’années, ont été présentés devant le tribunal de première instance de Haïfa pour une demande de prolongation de leur détention.
La police israélienne a mis au jour un réseau international soupçonné de traite de femmes et de proxénétisme. L’information est parvenue aux enquêteurs à la suite d’un signalement transmis par le département de coordination opérationnelle, via un représentant de la police israélienne en poste à l’étranger. Trois suspects ont été arrêtés dans cette affaire ; ils sont soupçonnés de traite d’êtres humains et d’incitation à quitter un pays à des fins de prostitution.
Un homme de Beer-Sheva, sa compagne et un habitant d’Eilat
Les trois membres présumés du réseau sont un habitant de Beer-Sheva et sa compagne, tous deux âgés d’une trentaine d’années, ainsi qu’un habitant d’Eilat âgé d’une quarantaine d’années. Selon les soupçons, les membres du réseau nouaient des liens avec des femmes se trouvant dans des pays étrangers et les amenaient à venir en Israël pour s’y prostituer, agissant ainsi en tant que proxénètes.
Une coopération internationale et des agents infiltrés
L’enquête a impliqué une coopération de grande ampleur entre unités israéliennes et étrangères, et a notamment nécessité le recours à des agents infiltrés dans le but de mettre au jour l’activité du réseau. Dans le cadre de cette enquête, une surveillance a été menée sur des femmes arrivées en Israël en tant qu’escorts, sous la persuasion et selon les instructions des suspects.
Ce type d’affaire s’inscrit dans un travail de longue haleine mené par la police israélienne contre la traite d’êtres humains à des fins de prostitution, un phénomène suivi de près au sein de l’unité Lahav 433, dont dépend notamment l’unité de coopération internationale (Yahbal), chargée en particulier des enquêtes criminelles menées au-delà des frontières du pays. Selon des données transmises ces dernières années au comité interministériel de lutte contre la traite d’êtres humains, plus de 170 personnes ont été reconnues comme victimes de traite en Israël sur une période de deux ans, la majorité d’entre elles originaires de Russie, d’Ukraine et d’Éthiopie. Depuis les années 2000, un refuge dédié aux victimes de ce type de traite, placé sous l’égide du ministère du Travail et des Affaires sociales, accompagne les femmes prises en charge par les autorités à l’issue de ce genre d’enquêtes.
L’enquête se poursuit, et le dossier est suivi par les unités compétentes en Israël comme à l’étranger, dans le cadre de la coopération internationale mise en place pour ce type de criminalité organisée.



