Mila Ben David, 16 ans, a décroché le titre mondial lors du Championnat du monde jeunesse de Ju-Jitsu No-Gi de la JJIF, organisé à Abou Dabi, capitale des Émirats arabes unis.
Surnommée « Cheetah » (guépard) en raison de sa rapidité fulgurante sur le tatami, Mila est née en Espagne, vit aujourd’hui en Afrique du Sud, et représente fièrement Israël sur la scène internationale.
Son quotidien reflète cette éducation multiculturelle : l’anglais pendant les entraînements, l’espagnol à la maison, et l’hébreu avec sa famille.
Un palmarès déjà impressionnant pour une adolescente
Le parcours sportif de Mila force le respect. Elle est double championne d’Afrique du Sud de judo, quintuple championne nationale de lutte, et championne du monde de jiu-jitsu brésilien dans la catégorie des moins de 16 ans. Elle s’entraîne également au Muay Thaï et a déjà remporté des titres lors de compétitions majeures, parmi lesquelles l’IBJJF Pan Kids et les Championnats du monde jeunesse d’Abou Dabi.
« Je me sens profondément connectée à Israël et fière de représenter le pays, en particulier pour ma famille et mes grands-parents, qui sont très émus par cela », a-t-elle confié.
Une passion née devant la télévision, aux JO de Rio
Le parcours de Mila a débuté à l’âge de quatre ans, lorsqu’elle a regardé les Jeux olympiques de Rio 2016 aux côtés de son père et s’est prise de fascination pour le judo. Depuis, chaque visite en Israël est l’occasion pour elle de s’entraîner à Netanya, aux côtés d’Amir et de son équipe.
Née en Espagne. Élevée en Afrique du Sud. Combattant fièrement pour Israël : le parcours de Mila « Cheetah » Ben David illustre la diversité des athlètes qui choisissent aujourd’hui de représenter le drapeau israélien sur la scène sportive internationale, souvent loin du pays lui-même mais toujours profondément attachés à leurs racines.
Un titre décroché dans la capitale émiratie
La victoire de Mila à Abou Dabi revêt une dimension particulière, les Émirats arabes unis étant devenus, depuis la signature des accords d’Abraham, un lieu régulier d’accueil de compétitions internationales où des athlètes israéliens concourent aux côtés de sportifs du monde entier — un symbole supplémentaire de la normalisation progressive des relations sportives entre Israël et plusieurs pays de la région du Golfe.
Le sport de combat israélien continue ainsi de produire de jeunes talents prometteurs, dans la lignée d’athlètes olympiques déjà établis comme les judokas Yarden Gerbi et Sagi Muki, qui ont eux aussi porté haut les couleurs d’Israël sur les tatamis internationaux avant elle. Pour Mila, qui n’a que 16 ans et cumule déjà plusieurs disciplines de combat à un très haut niveau, cette victoire à Abou Dabi n’est vraisemblablement qu’une étape supplémentaire dans un parcours sportif qui s’annonce déjà exceptionnel.
Ses proches, particulièrement ses grands-parents, suivent avec une émotion particulière chacune de ses performances, conscients de la portée symbolique que revêt, pour une famille juive dispersée entre plusieurs continents, le fait de voir l’une des leurs représenter fièrement Israël sur la plus haute marche d’un podium mondial.
Sur les autres exploits d’athlètes israéliens sur la scène internationale, notre rédaction avait déjà rapporté la victoire historique du judoka Sagi Muki devenu champion du monde à Tokyo, ainsi que le parcours de la judoka olympique Yarden Gerbi, médaillée d’or aux championnats du monde.



