Donald Trump annonce au milieu de la nuit la suspension du « Project Freedom » dans le détroit d’Ormuz

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Il y a des décisions militaires qui s’annoncent avec des conférences de presse, des généraux en uniforme et des cartes projetées sur grand écran. Et puis il y a Trump. Dans la nuit du mardi 6 mai 2026, le président américain a posté un message sur son réseau Truth Social pour annoncer la suspension immédiate du « Project Freedom » — l’opération militaire lancée quarante-huit heures plus tôt pour rouvrir le détroit d’Ormuz aux navires commerciaux bloqués depuis des semaines par l’Iran.

Trump a justifié la décision en invoquant « la grande progression accomplie vers un accord complet et final avec les représentants de l’Iran ». « Project Freedom sera suspendu pendant une courte période pour voir si l’accord peut être finalisé et signé », a-t-il écrit.

Une opération lancée, puis arrêtée en 48 heures

Le Project Freedom avait été annoncé dimanche soir par Trump lui-même, qui avait garanti que les États-Unis escorteraient les navires bloqués hors des eaux dangereuses du détroit. L’opération mobilisait des destroyers à missiles guidés, plus de 100 aéronefs terrestres et navals, des plateformes drones multi-domaines et 15 000 militaires. Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth avait vanté un « dôme » de défense aérienne rouge, blanc et bleu couvrant le détroit vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

La réalité sur le terrain était plus compliquée. Avant l’annonce de Trump, Rubio avait déclaré à une conférence de presse de la Maison-Blanche que l’objectif du Project Freedom était de « sauver » les marins bloqués dans le détroit : « Ils sont des cibles faciles, ils sont isolés, ils meurent de faim, ils sont vulnérables, et au moins dix marins sont déjà morts à cause du blocus iranien. »

Entre-temps, l’Iran avait lancé des missiles de croisière, des drones et des petites embarcations contre les navires que Washington protégeait. Les Émirats arabes unis ont dit que leurs défenses aériennes avaient traité des attaques iraniennes pour le deuxième jour consécutif, et un autre navire commercial dans le détroit a signalé avoir été touché par un « projectile inconnu ».

La pression du Pakistan et les négociations en coulisses

Trump a précisé que la décision avait été prise « sur demande du Pakistan et d’autres pays », ainsi qu’en raison du « succès militaire colossal » des États-Unis dans leur campagne contre l’Iran. Le Pakistan joue depuis plusieurs semaines le rôle de médiateur entre Washington et Téhéran, une position qui lui confère une influence réelle sur le rythme des négociations.

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio avait assuré mardi que la phase offensive du conflit avec l’Iran était « finie ». « L’opération est finie — « Fureur épique » — comme le président l’a signifié au Congrès », avait-il déclaré lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche. Le chef d’état-major Dan Caine avait toutefois prévenu que l’armée américaine « est prête à reprendre des opérations majeures de combats contre l’Iran si l’ordre est donné ».

Les marchés soulagés, l’Iran prudent

La réaction des marchés financiers a été immédiate. La décision de Trump de suspendre le Project Freedom a été accueillie favorablement sur les marchés mondiaux : le prix du pétrole brut Brent a chuté sous les 108 dollars le baril. Depuis la fermeture du détroit par l’Iran, les prix de l’énergie et des engrais avaient flambé, faisant craindre une récession mondiale et une crise alimentaire.

Du côté iranien, la prudence prédomine. Le président iranien Masoud Pezeshkian a déclaré que les États-Unis poursuivent « une politique de pression maximale » et « attendent de l’Iran qu’il se soumette à leurs exigences unilatérales », ce qui est « impossible » pour Téhéran. Le ministre iranien des Affaires étrangères Araghchi devait se rendre à Pékin mercredi, où Washington espérait que la Chine convaincrait l’Iran de la nécessité de rouvrir le détroit.

Le blocus américain des ports iraniens, lui, reste en vigueur. Trump l’a précisé explicitement : la suspension ne concerne que l’escorte des navires commerciaux, pas la pression économique sur Téhéran. Une pause tactique, pas un recul.


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