C’est le gros lard qui a violé nos filles : « Si je te libère aujourd’hui, j’aurai droit à une compensation ? » : un avocat accusé de viol sur des soldates

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Il connaissait ses victimes par leur vulnérabilité. Il les trouvait sur TikTok, jeunes, seules, en situation irrégulière dans l’armée, devant faire face à une procédure pénale militaire. Et il leur proposait son aide — en fixant un tarif.

Maître Idan Dvir, 42 ans, de Netanya, spécialiste du droit militaire, est accusé d’avoir abusé de sa position de défenseur pour commettre de nombreuses infractions sexuelles contre 10 soldates ou candidates à l’enrôlement, dont une agente de police infiltrée. Un acte d’accusation a été déposé ce lundi devant le tribunal de district de Lod pour viol, tentative de viol, acte indécent par la force, multiples actes indécents, tentative de conduire une personne à la prostitution dans des circonstances aggravantes, harcèlement sexuel, transmission de fausse information, destruction de preuves et d’autres chefs. ynet

Un système rodé, une chasse méthodique

Selon le parquet, il avait l’habitude de faire la publicité de ses services en tant que défenseur via des vidéos sur TikTok. Suite à ces publications, des soldates en service actif ou des candidates à l’enrôlement le contactaient — dont des soldates isolées, pour la plupart en situation de désertion ou d’absence non autorisée, confrontées à une procédure pénale. ynet

Ce n’était pas un prédateur opportuniste. C’était une mécanique froide et répétée. Au cours de ces échanges, l’avocat Dvir avait systématiquement l’habitude de les aborder de manière sexuelle, en posant des questions personnelles et intimes sur leur vie de couple, leur expérience sexuelle, leurs préférences sexuelles — tout en s’enquérant parallèlement de leur situation financière et de leur capacité à payer des honoraires de plusieurs milliers de shekels pour ses services juridiques. ynet

La plupart des plaignantes avaient exposé dans le cadre de ces échanges leur détresse psychologique liée à leur jeune âge, leur situation socio-économique et la procédure à laquelle elles faisaient face. Systématiquement, et tout en étant conscient de leur détresse psychologique et financière, l’avocat Dvir leur disait qu’on pouvait « s’arranger » pour la question de la représentation et proposait de régler ses honoraires « d’une autre manière », via des « avantages en nature ». ynet

Le tarif sexuel mis sur papier

La question la plus glaçante de tout le dossier tient en une phrase qu’il a posée à l’une de ses victimes : « Si je te libère aujourd’hui, j’aurai droit à une compensation ? » Cette formulation dit tout sur la logique qui animait cet homme : la liberté d’une jeune femme détenue, monnayée.

En échange de rapports sexuels ou d’actes sexuels avec lui, il proposait des « déductions » sur les honoraires allant de 2 000 à 10 000 shekels. Il lui arrivait même de préciser des sommes concrètes en échange d’actes sexuels, et il envoyait même un « tarif » détaillant la valeur de chaque acte sexuel auquel participer. ynet

Dans l’un des cas, sous couvert d’une réunion professionnelle, il a conduit l’une des plaignantes à son domicile et, après lui avoir fait ses propositions, lui a imposé des actes sexuels par la force, en ignorant ses refus explicites. Dans certains cas, alors qu’il était chargé de les représenter lors de la procédure de détention, il a commis des actes sexuels sur elles sans leur consentement, notamment lors de réunions de consultation dans des salles dédiées au centre de détention. ynet

Fausses accusations pour créer la dépendance

L’une des révélations les plus sordides du dossier concerne un mécanisme de fabrication de dépendance. Dans l’un des cas, pour amplifier la détresse d’une des plaignantes et créer une dépendance à son égard, avant même son arrestation, il avait transmis à la police militaire, en dissimulant son identité, de faux rapports sur des infractions pénales qu’elle aurait soi-disant commises. Ces rapports ont conduit à l’ouverture d’une enquête pénale contre la jeune femme et à son arrestation. ynet

Il avait donc fabriqué le problème pour lequel il se proposait ensuite comme solution.

Les preuves effacées, l’infiltrée envoyée

Pour dissimuler ses actes, il avait l’habitude d’effacer les messages écrits envoyés aux plaignantes via les applications utilisées, ou de les modifier peu après l’envoi pour qu’ils apparaissent comme des messages « innocents ». Alternativement, il demandait à communiquer via Telegram, où les messages étaient configurés pour s’auto-supprimer automatiquement en quelques secondes après lecture. ynet

Après que certaines victimes ont trouvé le courage de déposer plainte, l’unité centrale du district du Centre a déployé, avec l’accord du parquet, une agente infiltrée avec qui l’avocat Dvir a également entretenu un long échange intime et à qui il a fait des propositions sexuelles en exploitant une situation de détresse. ynet

Dans son interrogatoire, Dvir avait affirmé n’avoir jamais eu de relation sexuelle avec une cliente. Son avocat avait alors déclaré que son client « nie toutes les accusations et coopère pleinement avec les enquêteurs ». ynet Les faits décrits dans l’acte d’accusation racontent une tout autre histoire.

Pour aller plus loin, retrouvez sur infos-israel.news : Doha frappée, Hamas humilié : la réaction cinglante de Yoseph Haddad.

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