Des drones non identifiés au-dessus du QG de Rubio et Hegseth : l’Iran dans la tête des généraux américains

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La guerre entre Israël et l’Iran ne se joue plus seulement au-dessus de Téhéran ou dans les couloirs souterrains des bases de missiles. Elle s’est installée, silencieusement, au cœur même de Washington. Selon des informations publiées par le Washington Post et reprises ce jeudi par Ynet, des drones non identifiés ont été détectés en train de survoler la base militaire de Fort Lesley J. McNair, où résident en ce moment même le secrétaire d’État Marco Rubio et le secrétaire à la Défense Pete Hegseth. Trois sources ont confirmé l’incident au journal américain, soulignant que l’origine des engins reste inconnue — mais que l’armée examine désormais avec une vigilance accrue toute menace potentielle, dans un contexte de guerre ouverte contre l’Iran.

Au cœur du pouvoir américain

Fort McNair n’est pas une base ordinaire. Elle abrite l’Université nationale de défense et se trouve à quelques encablures du Capitole et de la Maison-Blanche. Sa situation géographique, précisément, constitue sa vulnérabilité : elle ne dispose pas du même périmètre de sécurité renforcé que d’autres installations militaires dans la région de la capitale. Le fait que des personnalités aussi exposées politiquement et symboliquement que Rubio et Hegseth y résident depuis plusieurs semaines — pour des raisons de sécurité, selon leurs entourages — ajoute à la gravité de la situation.

La détection des drones, qui aurait eu lieu dans les dix derniers jours, a immédiatement déclenché une discussion à la Maison-Blanche sur la conduite à tenir. Selon les informations publiées, la possibilité d’évacuer Rubio et Hegseth du site a été envisagée, sans que cette décision soit finalement prise. Les deux hommes, piliers de la ligne dure américaine contre l’Iran dans l’administration Trump, sont considérés comme des cibles potentielles de premier plan dans le contexte de la guerre en cours.

La vengeance iranienne, fil rouge de la sécurité américaine

Pour comprendre pourquoi des drones au-dessus d’une base de Washington créent une telle fébrilité, il faut remonter à janvier 2020, quand Trump ordonnait l’élimination du général Qassem Soleimani, commandant de la Force Al-Qods, l’unité du Corps des gardiens de la révolution islamique chargée des opérations extérieures. Depuis lors, l’Iran a fait de la vengeance contre Trump et ses proches une priorité déclarée. Des renseignements ont alerté l’ancien et actuel président à plusieurs reprises sur l’existence de cellules iraniennes d’élimination opérant à l’intérieur même des États-Unis. Lors de la campagne présidentielle de 2024, le Service secret américain avait déjà intercepté des drones non identifiés autour de Trump — lors d’une conférence de presse à Los Angeles et lors d’un déplacement dans la campagne de Pennsylvanie occidentale.

Aucun lien direct n’a pu être établi entre ces incidents et les deux tentatives d’assassinat contre Trump cette même année. Mais l’hypothèse n’a jamais été formellement écartée. Ce contexte rend la découverte de drones au-dessus de Fort McNair particulièrement lourde de sens. Les engins ne représentent peut-être pas une menace directe et immédiate — mais leur présence dit quelque chose sur l’état de la situation : les États-Unis ne sont plus seulement en guerre dans le Golfe Persique, ils sont en état d’alerte sur leur propre sol.

Secretary of Defense Pete Hegseth and United Kingdom Secretary of State for Defense John Healey participate in a bilateral exchange at the Pentagon, Washington, D.C., March 6, 2025. (DoD photo by U.S. Navy Petty Officer 1st Class Alexander Kubitza)

Une kermesse d’alertes à travers le territoire

L’épisode de Fort McNair ne constitue pas un incident isolé. Ces dernières semaines, l’armée américaine a multiplié les mesures préventives sur le territoire national. Plusieurs bases ont été placées sous un régime strict de contrôle des entrées et sorties. Deux installations dans le New Jersey et en Floride ont été élevées au niveau d’alerte « Charlie » — le second degré de gravité dans la classification militaire américaine, qui signifie qu’un renseignement disponible pointe vers une attaque probable ou un danger imminent contre la base concernée.

Dans le même temps, les représentations diplomatiques américaines à l’étranger ont été placées sous un régime de vigilance accrue. L’administration américaine a également élargi le cercle des personnalités bénéficiant de protections de type résidentiel en base militaire. Outre Rubio et Hegseth, la secrétaire à la Sécurité intérieure sortante Kristi Noem a elle aussi choisi de résider dans une installation militaire pour des raisons de sécurité. Un mouvement qui traduit, mieux que n’importe quel communiqué officiel, la profondeur de l’inquiétude qui traverse l’appareil de sécurité américain.

Le coût invisible de la guerre

Ce que révèle l’épisode des drones, c’est qu’une guerre ouverte avec l’Iran a des répercussions qui débordent très largement du théâtre d’opérations au Moyen-Orient. La menace iranienne s’est historiquement exercée sur des cibles israéliennes et juives à travers le monde — Buenos Aires en 1992 et 1994, Buenos Aires à nouveau, Londres, Beyrouth. Mais depuis l’élimination de Soleimani, les États-Unis sont entrés dans la liste de cibles prioritaires d’une manière inédite. Le déploiement de hauts responsables civils dans des enceintes militaires, la surveillance accrue des espaces aériens au-dessus de Washington même, le débat interne sur l’évacuation de membres du gouvernement : tout cela traduit une réalité que l’administration préfère ne pas énoncer trop clairement — la guerre qu’elle mène engendre des vulnérabilités sur son propre territoire.

Source : Ynet, Washington Post

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