La députée de la coalition attaque frontalement le porte-parole de Tsahal. Une vive controverse a éclaté après l’entrée nocturne de la députée Limor Son Har-Melech dans la bande de Gaza, accompagnée d’activistes du mouvement Nahala. L’armée israélienne a dénoncé un acte mettant en danger les forces sur le terrain, tandis que l’élue affirme que les accusations sont « mensongères » et qu’aucun soldat n’a été exposé à un risque.
Selon le communiqué officiel publié par Tsahal, des dizaines de civils israéliens auraient franchi la clôture de sécurité depuis le territoire israélien vers la bande de Gaza. L’armée précise que les individus ont été suivis en permanence, interceptés par les forces présentes dans la zone, puis reconduits en sécurité vers Israël où ils ont été remis à la police.
L’institution militaire a condamné fermement l’incident, soulignant que le franchissement de la barrière vers Gaza met en danger non seulement les civils concernés, mais également les soldats opérant dans un environnement hautement sensible. Dans un contexte sécuritaire déjà tendu, toute initiative non coordonnée peut compliquer les opérations en cours et mobiliser des ressources supplémentaires.
De son côté, la députée rejette catégoriquement ces affirmations. Elle soutient que l’entrée a été effectuée en connaissance précise du terrain et sans compromettre la sécurité des forces. « Nous savions exactement où entrer sans, à Dieu ne plaise, mettre les soldats en danger », a-t-elle déclaré. Elle affirme également que les militaires présents auraient accueilli le groupe avec enthousiasme et demandé d’autres visites similaires.
Selon son récit, la rencontre avec les soldats se serait conclue par des chants et des accolades. Elle a nié toute poursuite ou intervention dramatique, qualifiant ces informations de « mensonge absolu ». Cette version contraste fortement avec celle présentée par le porte-parole de l’armée.
L’affaire a rapidement pris une dimension politique. Des sources policières ont indiqué qu’une demande interne avait été transmise au district sud afin d’examiner les circonstances exactes de l’implication de la députée. En fonction des conclusions, une éventuelle requête pourrait être adressée à la conseillère juridique du gouvernement pour évaluer l’ouverture d’une enquête pénale.
Cependant, un responsable de la police a tempéré ces informations en précisant qu’à ce stade, aucune décision n’avait été prise quant à l’ouverture d’une enquête contre la députée. Il a souligné que l’examen en cours faisait suite à des signalements extérieurs et ne constituait pas une initiative proactive de la police. « Lorsque nous aurons des éléments nouveaux, nous en informerons le public », a-t-il ajouté.
L’incident intervient dans un climat politique déjà polarisé autour des questions liées à Gaza, à la sécurité nationale et au rôle des responsables politiques dans des zones opérationnelles sensibles. Pour certains, la démarche de la députée relève d’un message idéologique fort en faveur de la présence israélienne. Pour d’autres, elle constitue une action imprudente susceptible de compliquer la gestion sécuritaire.
La controverse met également en lumière la relation parfois tendue entre responsables politiques et institution militaire. Le porte-parole de Tsahal est chargé de préserver la crédibilité opérationnelle et la discipline sur le terrain, tandis que les élus cherchent à affirmer leurs positions idéologiques auprès de leur base électorale.
Au-delà des déclarations publiques, l’enjeu principal demeure la coordination entre civils et forces armées dans une zone classée comme théâtre d’opérations. La question de savoir si cette entrée constituait une infraction ou un acte symbolique sans conséquence sécuritaire concrète pourrait déterminer la suite judiciaire ou administrative de l’affaire.
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