« Arme du Jugement dernier » : la Chine dévoile un projet de plateforme spatiale capable de frapper la planète entière

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La Chine a récemment présenté, via ses médias officiels, un projet militaire futuriste qui a immédiatement attiré l’attention des analystes occidentaux. Selon des documents et animations diffusés par CCTV, Pékin travaillerait sur un concept baptisé « Luanniao » – littéralement « l’oiseau mythologique vert » – une plateforme militaire géante opérant à la limite de l’atmosphère, capable de lancer drones et missiles depuis les confins de l’espace.

Le projet, décrit comme une sorte de porte-avions spatial, évoque ouvertement l’imaginaire de la science-fiction. D’après les informations publiées, cette structure colossale pourrait devenir le plus grand objet volant jamais conçu par l’humanité, avec une masse estimée à environ 120 000 tonnes, soit plus lourd que les plus grands porte-avions américains actuels.

Les dimensions annoncées sont tout aussi spectaculaires : près de 242 mètres de long et jusqu’à 684 mètres de large, avec une forme triangulaire rappelant explicitement les « destroyers stellaires » de la saga Star Wars. La plateforme serait conçue pour embarquer près de 90 drones de combat furtifs, capables d’opérer à très longue distance, ainsi que des missiles hypersoniques pouvant frapper n’importe quel point du globe.

Selon les experts, l’intérêt stratégique d’un tel système réside dans sa position à la frontière de l’atmosphère, à une altitude qui la placerait hors de portée de la majorité des systèmes de défense aérienne actuels. Peter Layton, spécialiste des questions de défense à l’Institut Griffith pour l’Asie, estime que si un tel engin devenait opérationnel, il « surclasserait tout ce qui existe aujourd’hui ».
« À cette altitude, on est à la fois au-dessus des contraintes météorologiques et, dans une large mesure, hors de portée des défenses conventionnelles », explique-t-il.

La capacité de stationner durablement au-dessus de zones ciblées et de lancer des frappes depuis le quasi-espace inquiète particulièrement les stratèges. Heinrich Kreft, diplomate allemand et expert des questions spatiales, a indiqué dans une interview à DW que le message de Pékin s’adressait clairement à Taïwan et aux États-Unis, dans un contexte de rivalité croissante en Indo-Pacifique.

Toutefois, derrière l’effet d’annonce, de nombreux spécialistes appellent à la prudence. Les défis technologiques posés par un tel projet sont immenses : propulsion capable de soutenir un engin de cette taille, gestion de l’énergie, stabilité à haute altitude, logistique de lancement et surtout maintien prolongé en vol. À ce jour, aucune puissance ne maîtrise pleinement ces capacités.

Même la Chine, malgré ses progrès rapides, reste en retard sur certains aspects clés, notamment dans le domaine des lanceurs réutilisables, où elle accuse encore un décalage estimé entre 10 et 15 ans par rapport à des acteurs comme SpaceX dirigée par Elon Musk.

Les projections les plus optimistes avancées par des sources chinoises évoquent une éventuelle mise en service dans 20 à 30 ans. D’ici là, beaucoup d’analystes estiment que le projet relève davantage de la démonstration de puissance et de la propagande stratégique que d’un programme militaire concret à court terme.

« Pour le public chinois, cela nourrit l’image d’une superpuissance technologique tournée vers l’avenir. Pour l’extérieur, cela suggère que Pékin travaille sur des capacités que les autres ne peuvent même pas envisager », résume Layton. Un message clair : même si cette « étoile de la mort » ne verra jamais le jour, elle remplit déjà une fonction essentielle dans la guerre psychologique et informationnelle menée par la Chine.

 

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