L’Iran a-t-il trouvé une parade aux bombardements des B-2 ? Le site spécial que le régime est en train de construire

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De nouvelles images satellites analysées ces derniers jours relancent une inquiétude majeure au sein des milieux sécuritaires occidentaux et israéliens : l’Iran semble accélérer la construction d’installations nucléaires beaucoup plus profondes et mieux protégées, potentiellement capables de résister même aux frappes des bombardiers stratégiques américains B-2. L’objectif présumé : réduire l’efficacité des options militaires occidentales et gagner du temps dans la course stratégique autour du nucléaire.

Selon des informations révélées par des analyses de la société Planet Labs et relayées par l’agence Associated Press, l’Iran multiplie depuis plusieurs semaines des travaux de camouflage et de réorganisation sur ses principaux sites nucléaires endommagés lors de frappes attribuées à Israël et aux États-Unis. Des structures temporaires ont notamment été installées au-dessus de bâtiments touchés dans les complexes de Natanz et d’Isfahan, limitant fortement la capacité d’observation satellitaire.

Cette évolution intervient dans un contexte particulier : les inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique n’ont actuellement aucun accès direct à plusieurs sites sensibles en Iran. De fait, la surveillance internationale repose presque exclusivement sur l’imagerie satellitaire. En érigeant des hangars, en modifiant les entrées et en obstruant certains tunnels, Téhéran complique considérablement l’évaluation des dégâts réels et des activités en cours.

D’après plusieurs experts occidentaux, ces travaux ne correspondent pas à une simple phase de reconstruction rapide. Ils viseraient avant tout à extraire discrètement du matériel critique, des équipements sensibles et potentiellement des stocks d’uranium enrichi ayant survécu aux frappes. Autrement dit, il s’agirait moins de rebâtir que de sauver ce qui peut l’être, tout en dissimulant l’ampleur réelle des dommages infligés aux infrastructures nucléaires.

Mais l’élément le plus préoccupant se situe ailleurs. Des images satellites prises à proximité de Natanz montrent une activité de creusement soutenue sur un nouveau site souterrain situé dans la zone montagneuse de Kuh-e Kolang Gaz La. Les monticules de terre visibles sur les clichés s’agrandissent de jour en jour, signe de travaux intensifs et prolongés. Les analystes estiment que l’Iran serait en train d’y construire une installation nucléaire extrêmement profonde, bien au-delà des standards connus jusqu’à présent.

Si cette hypothèse se confirme, il s’agirait d’un changement stratégique majeur. Jusqu’ici, les installations nucléaires iraniennes, même enterrées, restaient théoriquement vulnérables aux munitions pénétrantes américaines transportées par le bombardier furtif B‑2 Spirit. Ces appareils sont capables de frapper des cibles fortement protégées grâce à des bombes spécialement conçues pour pénétrer des couches épaisses de béton et de roche. En creusant encore plus profondément, l’Iran chercherait à repousser cette limite.

À Isfahan, des indices similaires ont été observés. Des tunnels ont été volontairement bloqués, certaines entrées ont été modifiées ou redessinées, et de nouveaux systèmes de protection semblent avoir été installés. Ces mesures visent clairement à segmenter les sites, limiter la propagation des ondes de choc et réduire la probabilité qu’une frappe unique puisse neutraliser l’ensemble des capacités souterraines.

Sur le plan stratégique, ce choix traduit une profonde inquiétude à Téhéran. Les experts estiment que ces efforts de dissimulation reflètent davantage une peur de l’exposition internationale qu’une réelle confiance dans la capacité de reconstruction. En clair, le régime chercherait avant tout à empêcher que l’ampleur des pertes subies par son programme nucléaire ne soit révélée, tant à sa population qu’à ses adversaires.

Dans le même temps, la tension politique continue de monter. Les États-Unis multiplient les signaux laissant entendre qu’une nouvelle escalade reste possible si l’Iran poursuit ses activités nucléaires sans transparence. De son côté, Téhéran martèle que toute attaque supplémentaire entraînerait une riposte régionale élargie, impliquant ses alliés et proxys au Moyen-Orient.

Pour Israël, ces développements sont suivis avec une attention extrême. La perspective d’installations nucléaires iraniennes devenant quasiment inatteignables par voie aérienne modifierait profondément l’équation sécuritaire. Elle réduirait l’efficacité de l’option militaire classique et renforcerait la capacité de dissuasion iranienne, même sans franchissement officiel du seuil nucléaire.

Plusieurs spécialistes soulignent toutefois que creuser plus profondément ne garantit pas une invulnérabilité totale. D’autres options existent : frappes répétées, sabotage, cyberattaques, ou pressions diplomatiques et économiques accrues. Mais une chose est claire : en investissant massivement dans des sites ultra-profonds, l’Iran cherche à gagner du temps, à compliquer toute décision militaire occidentale et à renforcer sa position dans d’éventuelles négociations futures.

À ce stade, les travaux observés constituent moins le signe d’un redémarrage serein du programme nucléaire que l’illustration d’un régime sur la défensive, conscient d’avoir subi des coups sérieux et déterminé à empêcher que ses vulnérabilités ne soient pleinement exposées. Pour la communauté internationale, et en particulier pour Israël et les États-Unis, la question n’est plus seulement de savoir si l’Iran poursuit son programme nucléaire, mais jusqu’où il est prêt à aller pour le rendre hors d’atteinte.

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