Le silence de l’Occident face à l’Iran : quand l’idéologie protège une dictature islamiste

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Dans une tribune sans concession, la médecin et intellectuelle Qanta Ahmed dresse un constat glaçant : le silence persistant de l’Occident face au régime iranien n’est ni accidentel ni neutre. Il est, selon elle, le symptôme le plus récent de la montée en puissance de l’islamisme, protégée, normalisée et parfois même légitimée par une partie des élites progressistes occidentales. Un silence qui, loin de défendre les musulmans, protège en réalité les ayatollahs et condamne les premières victimes de Téhéran : les Iraniens eux-mêmes.

Le problème commence par un malaise idéologique fondamental. Le régime iranien se revendique explicitement comme « islamique ». Pour une partie de la gauche occidentale, cette réalité est embarrassante. Incapables, ou refusant délibérément, de distinguer l’islam comme foi de l’islamisme comme idéologie totalitaire, nombre de progressistes préfèrent détourner le regard. La peur obsessionnelle d’être accusé d’« islamophobie » produit une paralysie morale : toute critique du régime iranien devient suspecte, voire taboue. Résultat : une dictature théocratique brutale bénéficie d’un bouclier idéologique involontaire en Occident.

Cette lâcheté intellectuelle a une conséquence directe et tragique : les victimes du régime iranien, pourtant majoritairement musulmanes, sont effacées du récit dominant. Les femmes opprimées, les dissidents torturés, les manifestants exécutés ne bénéficient d’aucune mobilisation comparable à celle observée pour d’autres causes jugées plus « compatibles » avec les grilles idéologiques occidentales. Lorsqu’un régime islamiste massacre ses propres citoyens, cela ne déclenche ni indignation massive, ni slogans, ni manifestations universitaires.

Qanta Ahmed souligne un second verrou idéologique : la théorie critique de la race, devenue un pilier de l’idéologie dite « woke ». Dans ce cadre, la cause palestinienne est érigée au sommet de la hiérarchie des victimisations, non pas uniquement pour des raisons humanitaires, mais parce qu’elle s’insère parfaitement dans une narration simpliste oppresseurs/opprimés. Les Israéliens y sont artificiellement classés comme « blancs », donc coupables par essence, tandis que toute hostilité à leur égard est recyclée sous l’étiquette flatteuse d’« antisionisme antiraciste ».

C’est là que s’opère, selon Ahmed, une fusion toxique : l’antisémitisme islamiste rencontre l’antisémitisme d’extrême gauche, sous couvert de morale progressiste. Pendant ce temps, lorsque des islamistes assassinent des musulmans en Iran, ces victimes n’accèdent jamais au statut prestigieux de victimes universelles. Leur souffrance ne sert aucun agenda idéologique occidental ; elle est donc ignorée.

À cette faillite morale s’ajoute un élément plus prosaïque mais tout aussi décisif : l’argent. Contrairement au mythe d’un soutien populaire spontané, de plus en plus de données suggèrent que de nombreuses manifestations pro-palestiniennes en Occident sont structurées, coordonnées et largement financées. Des recherches menées par le Network Contagion Research Institute, affilié à Rutgers University, ont mis en évidence des liens chinois avec certains groupes organisateurs. Leur conclusion est sans ambiguïté : ces mouvements, bien que focalisés nominalement sur Israël, servent en réalité une dynamique révolutionnaire, anti-gouvernementale et anti-capitaliste, instrumentalisée par des puissances étrangères hostiles aux États-Unis.

Dans le cas de l’Iran, Ahmed constate que l’argent en Occident semble pencher du côté du régime. Des enquêtes approfondies menées par la journaliste Asra Nomani, dans le cadre du Pearl Project, ont mis au jour un réseau tentaculaire de groupes pro-iraniens. Ce réseau engloberait des révolutionnaires socialistes, des activistes islamistes, des ONG influencées par des puissances étrangères, et même des opérateurs politiques issus de cercles démocrates américains. Nomani a baptisé cet ensemble la « woke army ».

Elle décrit également ce phénomène comme l’alliance rouge-verte : une convergence entre socialisme radical, voire communisme, et islamisme politique, visant à fracturer les sociétés occidentales de l’intérieur. Nomani a témoigné devant la commission judiciaire du Sénat américain le 5 mars 2025, appelant à ce que ces organisations soient enregistrées comme agents de puissances étrangères, tant elles relaient la propagande de régimes hostiles. À ce stade, soutient Ahmed, toute manifestation aux États-Unis en faveur des ayatollahs devrait être considérée avec une suspicion immédiate et légitime.

Alors que le président des États-Unis réfléchit à ce qui pourrait être la décision de politique étrangère la plus lourde de conséquences depuis une décennie, les Iraniens vivent une double tragédie. La première est évidente : leur pays, jadis phare de civilisation dans le monde musulman, demeure écrasé sous une tyrannie islamiste obsédée par l’exportation de son idéologie. La seconde est plus amère encore : ceux qui, en Occident, prétendent incarner la défense universelle des opprimés n’ont rien à dire sur le peuple iranien.

Qanta Ahmed ne se fait aucune illusion : même si le régime iranien venait à s’effondrer, l’Occident resterait confronté à sa propre crise morale. L’hypocrisie, la corruption idéologique et la complaisance envers l’islamisme ne disparaîtront pas avec les ayatollahs. Mais une chose est certaine : tant que le silence dominera, il continuera de tuer. Non pas à Téhéran seulement, mais au cœur même des sociétés qui prétendent défendre la liberté.

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