Guy Hochman à New York : quand l’art refuse de se taire

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Le comédien israélien Guy Hochman est venu à New York avec une intention simple : rencontrer son public et monter sur scène. Rien de plus. Rien de moins. Mais cette semaine, à Manhattan, l’art s’est heurté à la haine, et le courage a pris le pas sur le confort.

Mardi soir, la représentation prévue dans un lieu de spectacle de Manhattan a été brutalement annulée. À l’extérieur de la salle, des manifestants masqués ont provoqué des troubles, créant une situation suffisamment tendue pour entraîner un important déploiement de la police de New York, le NYPD, et la fermeture du site pour raisons de sécurité. Le message était clair : faire pression, intimider, empêcher un artiste israélien de se produire.

Pour beaucoup, l’histoire se serait arrêtée là. Annulation, communiqué officiel, retour à l’hôtel, silence. Mais Guy Hochman n’a pas choisi cette option.

Au lieu de se replier, il est resté. Il est sorti dehors. Dans le froid glacial new-yorkais, sans scène, sans projecteurs, sans protection symbolique. Face à lui, son public — des spectateurs venus exprès pour le voir, le soutenir, l’entendre. Et là, sur le trottoir, il a fait ce qu’il sait faire de mieux : il a joué. Il a parlé. Il a tenu.

Ce moment, improvisé et brut, dépasse largement le cadre d’un simple sketch. Il raconte quelque chose de plus profond sur la liberté artistique aujourd’hui. Sur ce que signifie créer quand certains veulent vous réduire au silence non pas pour ce que vous dites, mais pour ce que vous êtes. Hochman n’a pas répondu par la colère. Il a répondu par l’art.

Plus tard dans la soirée, il a annoncé que la représentation officielle était reportée au lendemain, dans un lieu alternatif, volontairement tenu secret afin de garantir la sécurité des artistes et du public. Là encore, une décision lucide, responsable, mais ferme : la peur ne dicte pas l’agenda.

Ce qui s’est joué à New York n’est pas un incident isolé. De plus en plus, des artistes israéliens — musiciens, comédiens, écrivains — se retrouvent confrontés à des tentatives de censure déguisées en militantisme. Le cas de Guy Hochman illustre une réalité dérangeante : dans certaines capitales occidentales, la pression idéologique tente désormais de décider qui a le droit de monter sur scène.

Mais cette histoire raconte surtout l’inverse : la résilience. Celle d’un artiste qui comprend que renoncer, parfois, est exactement ce que l’on attend de vous. Et qui choisit donc de ne pas renoncer.

Il y a dans ce geste — jouer dehors, dans le froid, sans décor — quelque chose de profondément israélien. Une obstination tranquille. Une capacité à continuer même quand les conditions sont injustes. Une conviction que la culture n’est pas un luxe, mais une nécessité.

Ce soir-là, Guy Hochman n’a pas seulement fait rire. Il a rappelé que l’art n’a pas besoin d’une scène parfaite pour exister. Il a montré que le courage ne se manifeste pas toujours dans de grands discours, mais parfois dans un simple refus de disparaître.

Art. Courage. Persévérance.
Même quand ce n’est pas confortable.

Il mérite le respect. Et beaucoup d’amour. 💙
Crédit : Infinity Grup

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