La confrontation entre Téhéran et Washington est entrée ce samedi dans une phase de tension ouverte. Le guide suprême de la République islamique, Ali Khamenei, a publiquement accusé le président américain Donald Trump d’être directement responsable de la vague de violences et d’instabilité qui secoue actuellement l’Iran, alors que les manifestations contre le régime s’étendent à plusieurs grandes villes du pays.
Dans une déclaration officielle largement relayée par les médias iraniens, Khamenei a affirmé que « le président des États-Unis porte la responsabilité des victimes, des destructions et des accusations portées contre la nation iranienne ». Le régime tente ainsi de présenter les protestations comme le fruit d’une ingérence étrangère, plutôt que comme l’expression d’un mécontentement populaire profond.
Quelques heures plus tard, le guide suprême a renforcé son discours dans un message publié sur le réseau X, accusant explicitement les États-Unis et leurs alliés d’avoir « attisé la rébellion », avant de proclamer que la République islamique aurait, selon lui, « vaincu l’Amérique et le sionisme » lors de la récente confrontation régionale, puis « étouffé la sédition par la grâce divine ». Khamenei a exigé que les institutions iraniennes poursuivent Washington sur le plan politique et diplomatique.
Avertissements militaires américains et menaces sans détour
En parallèle, l’administration américaine a considérablement durci son ton. Le compte officiel en persan du département d’État a averti que toute attaque contre des intérêts américains entraînerait une riposte immédiate. Une citation attribuée à Trump précise que toute action hostile serait accueillie par « une force écrasante ».
Le président américain a également choisi de s’adresser directement à la population iranienne, contournant les canaux diplomatiques traditionnels. Sur Truth Social, il a récemment affirmé que « l’aide est en route », appelant les manifestants à reprendre le contrôle des institutions. Dans un message plus ambigu publié ces dernières heures, Trump a salué l’absence — temporaire selon lui — d’exécutions massives en Iran : « Je respecte énormément le fait qu’ils aient annulé les pendaisons. Merci. » Une déclaration immédiatement suivie d’un avertissement : les États-Unis restent « prêts et mobilisés » si la répression se poursuit.
Sanctions économiques et pression internationale accrue
Sur le plan économique, Washington prépare un nouveau tour de vis majeur. Selon plusieurs sources, l’administration Trump envisage d’imposer des droits de douane de 25 % à tout pays maintenant des relations commerciales avec l’Iran. Cette mesure viserait à isoler davantage une économie iranienne déjà fragilisée par les sanctions existantes, l’inflation et la chute de la monnaie nationale.
À Téhéran, la responsabilité de la crise est rejetée intégralement sur Washington. Aux États-Unis, la ligne officielle reste inchangée : les troubles sont imputés exclusivement au régime iranien, à sa gestion autoritaire et à la brutalité de ses forces de sécurité.
Israël en alerte, inquiétudes sécuritaires régionales
Dans ce contexte explosif, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu aurait demandé à Trump de retarder une éventuelle frappe contre l’Iran, selon des informations rapportées par CNN. Cette demande serait motivée par les préoccupations israéliennes concernant l’état de préparation de certains systèmes de défense aérienne, sollicités intensivement au cours des deux dernières années, notamment lors des échanges directs avec l’Iran.
Après avoir accepté ce report, Trump a déclaré : « On nous a dit que les mises à mort en Iran avaient cessé. S’il y a des exécutions, nous serons extrêmement en colère. »
Dans le même temps, le porte-parole de Tsahal, le général de brigade Efi Defrin, a annoncé une élévation du niveau d’alerte de l’armée israélienne sur l’ensemble des fronts. Par ailleurs, plusieurs avions de transport stratégique C-17A de l’US Air Force ont été signalés en route vers la base américaine de Diego Garcia, un déploiement interprété comme un signal clair adressé à Téhéran.
Soupçons alarmants d’usage de substances chimiques
Enfin, des révélations en provenance du Royaume-Uni ont suscité une vive inquiétude. Lors d’une émission spéciale sur la chaîne britannique GB News, un rapport interne qualifié de « crédible » — mais non encore confirmé par les services de renseignement occidentaux — évoque l’éventuelle utilisation de substances chimiques ou toxiques par les forces iraniennes pour disperser les manifestations.
Selon les informations présentées par Bill Esterson, des prisons d’une grande ville iranienne seraient saturées après des arrestations massives, tandis que l’accès aux avocats serait bloqué. Le point le plus préoccupant concerne l’emploi présumé d’un agent chimique provoquant des effets différés, certaines victimes succombant plusieurs jours après l’exposition.
Une escalade aux conséquences imprévisibles
Alors que Khamenei désigne Trump comme l’ennemi extérieur responsable des troubles, Washington combine menaces militaires, pressions économiques et messages directs aux manifestants. Entre rhétorique idéologique, signaux militaires et accusations de crimes graves, la crise actuelle fait planer le risque d’une escalade incontrôlée, dont les répercussions pourraient dépasser largement les frontières de l’Iran.






