🌍 Somalie furieuse après la visite de Gideon Saar au Somaliland : « une violation flagrante de notre souveraineté »

0
130
Soyez le premier informé - Rejoignez notre page Facebook.

La tension diplomatique entre Israël et la Somalie est montée d’un cran après la visite officielle du ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar au Somaliland, territoire situé dans la Corne de l’Afrique et considéré par Mogadiscio comme faisant partie intégrante de la Somalie. La réaction somalienne ne s’est pas fait attendre : dans un communiqué particulièrement virulent, le ministère somalien des Affaires étrangères a dénoncé ce déplacement comme une « violation grave et inacceptable » de sa souveraineté.

La visite de Gideon Saar s’est déroulée à Hargeisa, capitale du Somaliland, une entité qui s’est autoproclamée indépendante en 1991 mais qui n’est pas reconnue par la communauté internationale. Israël fait partie des rares États ayant récemment manifesté une reconnaissance politique du Somaliland, une décision qui suscite une vive hostilité de la part du gouvernement fédéral somalien.

Dans son communiqué officiel, le ministère somalien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a qualifié la visite israélienne de « présence non autorisée sur un territoire souverain somalien ». Le texte insiste sur le fait que Hargeisa fait partie intégrante du territoire somalien, reconnu comme tel par les Nations unies et par l’ensemble de la communauté internationale.

Selon Mogadiscio, toute relation officielle, tout contact diplomatique ou toute activité menée sur le territoire somalien sans l’accord explicite du gouvernement fédéral est considérée comme « illégale, nulle et non avenue, sans aucun effet juridique ». La Somalie estime que la visite du ministre israélien constitue une violation directe des principes fondamentaux du droit international, de la Charte des Nations unies et des normes de l’Union africaine.

Le communiqué va plus loin en accusant Israël d’« ingérence inacceptable dans les affaires intérieures d’un État souverain ». Il souligne que cette démarche menace l’unité politique et territoriale de la Somalie et risque de déstabiliser davantage une région déjà marquée par des décennies de conflits, d’instabilité et de crises humanitaires.

Le gouvernement somalien rappelle également que la Somalie est un pays musulman qui ne reconnaît pas l’existence de l’État d’Israël, et qu’aucune relation diplomatique n’a jamais existé entre les deux pays. Dans ce contexte, la visite d’un ministre israélien dans une région considérée comme sécessionniste est perçue comme une provocation directe.

Dans son message, Mogadiscio appelle la communauté internationale — y compris les Nations unies, la Ligue arabe et l’Organisation de la coopération islamique — à réaffirmer leur soutien à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la Somalie. Le gouvernement affirme qu’il se réserve le droit de prendre « toutes les mesures diplomatiques et juridiques appropriées » pour défendre ses intérêts nationaux.

De son côté, aucune réaction officielle n’a été publiée par Israël en réponse directe au communiqué somalien. La visite de Gideon Saar au Somaliland s’inscrit dans une dynamique plus large de rapprochement stratégique entre Israël et certaines entités de la région de la Corne de l’Afrique, dans un contexte marqué par les rivalités régionales, les enjeux sécuritaires en mer Rouge et la lutte contre les organisations islamistes armées.

Le Somaliland, bien que non reconnu internationalement, dispose de ses propres institutions, d’un gouvernement local, de forces de sécurité et d’un système administratif distinct de celui de Mogadiscio. Depuis plusieurs années, il cherche à obtenir une reconnaissance internationale formelle, en multipliant les contacts avec des États extérieurs à l’Afrique.

Pour la Somalie, ces démarches constituent une menace directe à son unité nationale. Le gouvernement fédéral craint que toute reconnaissance ou coopération internationale avec le Somaliland n’encourage d’autres régions à remettre en cause l’autorité centrale, fragilisant encore davantage un État déjà confronté à des défis sécuritaires majeurs, notamment la lutte contre les groupes terroristes islamistes.

La déclaration somalienne se conclut par un appel à Israël pour qu’il « cesse immédiatement toute action portant atteinte à la souveraineté, à l’unité nationale et à l’intégrité territoriale de la Somalie », et pour qu’il respecte pleinement les principes du droit international.

Cet épisode diplomatique illustre une nouvelle fois la complexité des équilibres géopolitiques dans la Corne de l’Afrique, où chaque geste diplomatique peut provoquer des répercussions régionales importantes. Il met également en lumière les tensions persistantes entre reconnaissance politique, intérêts stratégiques et respect des frontières héritées du système international.

 

Infos Israel News en direct d’Israël 

Ce qu'on vous cache - CQVC 

Rak Be Israel, le top d’Israël !