Un habitant de Haïfa a proposé à ses opérateurs iraniens de mener un attentat-suicide en Israël

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Il habitait Haïfa. Il avait 22 ans. Et dans deux appartements loués du même immeuble, il fabriquait chaque jour des centaines de grammes d’explosifs pour le compte de Téhéran. L’affaire Ami Geidrov n’est pas celle d’un aventurier solitaire qui aurait glissé vers le radicalisme. C’est une opération méthodique, encadrée par des agents iraniens, financée en cryptomonnaie, et qui a failli mettre du TATP dans les mains de quelqu’un prêt à mourir.

Un laboratoire d’explosifs au cœur de Haïfa

Le parquet d’État a déposé ce matin un acte d’accusation grave devant le tribunal de district de Haïfa contre Ami Geidrov, 22 ans, de Haïfa, après qu’il a agi pour le compte d’éléments iraniens et a produit concrètement des explosifs destinés à des attentats en Israël. Il est accusé de la charge la plus grave : aide à l’ennemi en temps de guerre.

Il ressort de l’acte d’accusation que Geidrov a installé un « laboratoire d’explosifs » dans deux appartements du même immeuble à Haïfa, loués sur instructions d’éléments iraniens. Il a d’abord opéré depuis un appartement au troisième étage, puis a déménagé dans un autre au premier étage après avoir craint d’être surveillé. Dans ces deux appartements, il produisait quotidiennement de l’explosif de type TATP, parfois en quantités de plusieurs centaines de grammes à chaque fois, jusqu’à détenir vers la fin de la période environ 10 kg de cet explosif.

Il ressort également de son interrogatoire que Geidrov savait que les explosifs étaient destinés à des attentats — non seulement contre une personnalité publique (vraisemblablement Naftali Bennett), mais aussi pour faire exploser un arrêt de bus ou un endroit fréquenté, de manière à causer des victimes civiles.

L’essai grandeur nature dans un parking

Ce qui distingue ce dossier d’une simple affaire de détention illégale d’explosifs, c’est qu’il ne s’agissait pas d’un projet théorique. Dans l’un des cas, il a réalisé avec un ami un test d’explosion réel : les deux ont placé un engin improvisé dans un gobelet en plastique dans un parking souterrain à proximité de l’appartement, l’ont allumé et ont filmé l’explosion — qui s’est terminée en fuite précipitée en raison de la puissance du souffle, de manière à pouvoir mettre des vies en danger.

Quatre agents iraniens, une toile de Telegram

L’acte d’accusation révèle que Geidrov ne travaillait pas face à un seul agent iranien. Il a ouvert plusieurs comptes Telegram sous des identités différentes et opérait simultanément face à au moins quatre agents iraniens différents, jusqu’à ce qu’il lui soit demandé de tout centraliser sous un seul agent iranien du nom de « Ben ».

Geidrov a convaincu au moins deux de ses amis de l’aider, tout en leur communiquant des informations sur le contexte iranien. Le premier (« Sergueï ») a aidé à produire les explosifs en pleine connaissance de la nature de l’activité ; le second (« Denis ») a même demandé à rejoindre l’activité et a envoyé sa carte d’identité aux agents iraniens.

Après la guerre : espion militaire en temps réel

Le dossier ne s’arrête pas à la fabrication d’explosifs. Après le déclenchement de l’opération « Rugissement du lion » en février 2026, le contact avec Geidrov a été repris et il est passé à la collecte de renseignements militaires en temps réel, notamment la documentation de la base navale et du port de Haïfa, des rapports sur les alertes et les chutes de missiles, et la recherche d’un point d’observation dominant sur l’ensemble de la ville.

La proposition d’attentat-suicide

Le retournement le plus glaçant de l’affaire vient de la fin de la chaîne. Quand sa peur d’être surveillé a grandi, Geidrov a remis l’ensemble du stock — entre 8 et 10 kg de TATP — à son ami Edouard, sous prétexte de le garder temporairement quelques jours. Le lendemain, Edouard lui a annoncé qu’il avait jeté le sac contenant les explosifs dans une poubelle municipale. Après avoir perdu les explosifs, Geidrov a craint que l’agent iranien « Ben » rompe le contact avec lui. Pour prouver sa détermination, il a proposé de son propre chef de construire un engin explosif improvisé et de mener un attentat-suicide. L’agent iranien « Ben » a rejeté la proposition.

Selon l’acte d’accusation, le montant total qu’il a reçu s’élevait à environ 100 000 shekels en cryptomonnaie.

Cent mille shekels. Un appartement loué. Un parking de Haïfa. C’est le prix auquel l’Iran pensait pouvoir acheter un attentat au cœur d’une ville israélienne, en pleine guerre — et il a bien failli y parvenir.

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