Trump de nouveau dans le viseur de l’Iran : une escalade de menaces et d’accusations sans précédent

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La tension entre Washington et Téhéran est montée d’un cran spectaculaire ce vendredi, sur fond de manifestations massives et de violences en Iran. Le président américain Donald Trump a adressé un avertissement direct et inhabituel au régime iranien, tandis que les plus hauts responsables sécuritaires de la République islamique ont répondu par une série de menaces explicites contre les États-Unis. Cette séquence marque l’un des échanges verbaux les plus durs observés depuis plusieurs années entre les deux pays.

Dans un message publié sur son réseau Truth Social, Donald Trump a affirmé que les États-Unis interviendraient si les autorités iraniennes ouvraient le feu de manière meurtrière sur des manifestants pacifiques. « Si l’Iran tire et tue violemment des manifestants non armés, comme il en a l’habitude, les États-Unis viendront à leur secours », a-t-il écrit. Le président a insisté sur l’état de préparation de son pays, déclarant que les forces américaines étaient « en alerte, armées et prêtes à agir ». Une formule lourde de sens, perçue à Téhéran comme une menace directe d’ingérence.

Cette déclaration intervient alors que l’Iran est secoué par la plus importante vague de protestations depuis près de trois ans. Selon plusieurs sources iraniennes et étrangères, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues de nombreuses villes, dénonçant une situation économique devenue insoutenable. L’effondrement de la monnaie nationale, l’inflation galopante et la hausse brutale des prix des produits de base ont ravivé une colère sociale profonde, dans un pays déjà éprouvé par des décennies de sanctions internationales.

Les autorités iraniennes reconnaissent des « troubles », mais rejettent toute responsabilité dans les violences. Toutefois, des médias d’opposition et des organisations de défense des droits humains rapportent la mort de plusieurs manifestants lors d’affrontements avec les forces de sécurité. Ces informations, largement relayées sur les réseaux sociaux, ont contribué à internationaliser la crise et à attirer l’attention de la Maison-Blanche.

La réponse iranienne à l’avertissement de Donald Trump a été immédiate et particulièrement virulente. Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale et conseiller du guide suprême Ali Khamenei, a dénoncé une « ingérence flagrante dans les affaires intérieures de l’Iran ». Dans un message publié sur le réseau X, il a averti que toute intervention américaine « sèmerait le chaos dans toute la région » et porterait gravement atteinte aux intérêts stratégiques de Washington. Il a également lancé un avertissement direct à l’opinion publique américaine : « Trump a commencé cette aventure. Qu’ils veillent à la sécurité de leurs soldats ».

Un autre conseiller influent de l’ayatollah Khamenei, Ali Shamkhani, a surenchéri avec des propos encore plus menaçants. Selon lui, « toute main étrangère qui tenterait de s’approcher de la sécurité de l’Iran, sous n’importe quel prétexte, sera coupée avant d’atteindre son objectif ». Il a qualifié la sécurité nationale iranienne de « ligne rouge absolue » et accusé le président américain de se livrer à des « tweets aventureux et irresponsables ».

Sur le terrain, la situation reste extrêmement tendue. Les manifestations, initialement déclenchées par des commerçants dans les bazars de Téhéran, se sont étendues à plusieurs provinces. Des étudiants, des ouvriers et des classes moyennes appauvries ont rejoint le mouvement. Dans certaines villes, des bâtiments officiels auraient été visés, tandis que les forces de sécurité ont déployé gaz lacrymogènes, arrestations massives et, selon plusieurs témoignages, des tirs à balles réelles.

L’aspect le plus préoccupant pour le régime est peut-être la dimension symbolique de certaines protestations. Des slogans ouvertement hostiles au pouvoir religieux ont été entendus, y compris dans des villes traditionnellement conservatrices. Des vidéos montreraient même des manifestants scandant des appels nostalgiques à l’époque pré-révolutionnaire, un tabou majeur depuis 1979. Ces images alimentent la crainte, au sommet de l’État iranien, d’un basculement progressif d’une protestation économique vers une contestation politique frontale.

À l’international, les réactions restent prudentes. Si plusieurs pays occidentaux appellent l’Iran à la retenue, peu sont allés aussi loin que Donald Trump dans la menace d’une intervention directe. En Israël, la situation est observée avec attention, mais des sources gouvernementales soulignent qu’il est encore trop tôt pour évaluer l’issue de cette nouvelle vague de troubles.

Une chose est certaine : l’échange d’avertissements entre Washington et Téhéran ajoute une dimension explosive à une crise déjà grave. Entre un régime iranien sous pression intérieure croissante et un président américain prêt à employer un langage de confrontation directe, le risque d’escalade régionale n’a jamais semblé aussi réel. Les prochains jours diront si cette guerre des mots restera confinée aux réseaux sociaux et aux déclarations officielles, ou si elle ouvrira la voie à une confrontation beaucoup plus large.

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