Tomer Bar aux commandes au-dessus de Téhéran : le général de l’armée de l’air israélienne a lui-même volé en Iran

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Il ne s’est pas contenté de donner les ordres depuis un poste de commandement. Le général Tomer Bar, commandant de l’armée de l’air israélienne, a personnellement pris part à des missions opérationnelles au-dessus du territoire iranien depuis le début de la guerre le 28 février. C’est la révélation qui circule dans les médias israéliens cette semaine, confirmée par des sources militaires : le chef de la force aérienne israélienne a lui-même piloté un F-15 lors des frappes nocturnes menées sur Téhéran, s’inscrivant dans une tradition de commandement par l’exemple qui est la marque des officiers supérieurs de Tsahal.

« Le plus grand raid aérien de l’histoire de l’armée de l’air »

Le 28 février, quelque 200 aéronefs israéliens ont participé à la première vague de frappes sur l’Iran — ce que l’armée a qualifié de « plus grand raid aérien de son histoire ». Tomer Bar, qui dirige la force aérienne depuis avril 2022, avait préalablement accompagné le chef d’état-major Eyal Zamir à la base aérienne de Hatzerim pour évaluer l’état de préparation des escadrilles. Les sources militaires décrivent des « dizaines de réunions d’information et de discussions opérationnelles » dans les semaines précédant l’offensive.

Dans la nuit du 6 au 7 mars, l’armée de l’air a mené une nouvelle vague de frappes d’envergure sur Téhéran, guidée par le renseignement militaire. C’est lors de cette séquence que Tomer Bar a personnellement piloté.

Mehrabad : cœur du réseau de contrebande d’armes vers le Liban

L’opération de nuit visait principalement l’aéroport international Mehrabad de Téhéran — l’un des deux aéroports desservant la capitale iranienne, situé dans l’ouest de la ville et assurant essentiellement des vols domestiques. Selon le communiqué militaire israélien, Mehrabad servait de « plaque tournante logistique » pour la Force Qods du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, chargée du financement et de l’armement des organisations proxies de l’Iran dans la région.

Lors de cette frappe, 16 avions appartenant à l’unité « Force Qods » des Gardiens de la Révolution ont été détruits. Ces appareils étaient utilisés, selon l’armée israélienne, pour transférer armes et fonds vers l’organisation terroriste Hezbollah au Liban. La destruction de cette flotte vise directement à perturber la chaîne logistique qui permettait à l’Iran d’alimenter son réseau de proxies au Moyen-Orient — un réseau que Tel Aviv cherche à démanteler depuis des années, et que la guerre a offert l’occasion de frapper à sa source.

Le centre de commandement de la défense aérienne anéanti

Les frappes nocturnes ne se sont pas arrêtées à l’aéroport. L’armée israélienne a également annoncé avoir détruit la principale salle de contrôle de la force aérienne des Gardiens de la Révolution à Téhéran — le centre chargé de l’évaluation de la situation aérienne et de la coordination de la défense de l’espace aérien iranien.

Dans un communiqué, Tsahal a précisé que cette frappe « affaiblit encore davantage le contrôle et le commandement iraniens, ainsi que leur défense aérienne ». Le chef d’état-major Eyal Zamir avait annoncé quelques jours plus tôt que plus de 80 % des systèmes de défense aérienne iraniens avaient été détruits depuis le début des hostilités, et que 60 % des lanceurs de missiles balistiques avaient été mis hors d’usage. La destruction du principal centre de commandement de la défense antiaérienne parachève ce démantèlement méthodique.

D’autres cibles ont également été frappées lors de la même séquence : des installations de stockage d’armes de la Force Qods et un site de fabrication et de lancement de missiles balistiques.

Un général qui pilote — une tradition israélienne

Le fait que Tomer Bar ait lui-même pris les commandes d’un appareil de combat au-dessus de l’Iran n’a pas surpris ceux qui connaissent son parcours. Né en 1969, nommé commandant de la force aérienne en avril 2022, Bar est un pilote de carrière qui a commandé plusieurs escadrons et bases aériennes avant d’accéder au sommet. Lors de la guerre de Gaza et des échanges avec l’Iran en avril 2024, il avait déjà participé personnellement à des sorties de combat.

Cette pratique du commandant qui vole avec ses troupes est profondément ancrée dans la culture de l’armée de l’air israélienne. Elle répond à une logique à la fois symbolique — montrer l’exemple — et opérationnelle : les officiers supérieurs qui continuent de piloter maintiennent une connaissance directe des conditions réelles du combat aérien. Dans un conflit de l’ampleur de la guerre contre l’Iran — la plus grande campagne aérienne de l’histoire d’Israël — la présence du commandant dans le ciel iranien envoie aussi un message politique : l’engagement est total, à tous les niveaux de la chaîne de commandement.

La désinformation iranienne en parallèle

Fait notable dans ce contexte : des rumeurs de propagande iranienne ont affirmé, dans les jours suivant le début des hostilités, que Tomer Bar avait été tué lors d’une frappe du CGRI. Des captures d’écran circulant sur des réseaux pro-iraniens ont relayé cette information, accompagnée d’une vieille photo du général. La désinformation a été rapidement démontée : Bar était vivant, visible lors de briefings opérationnels, et s’adressait publiquement aux pilotes dès le 28 février pour féliciter leur action. Son vol personnel en Iran dans la nuit du 6 au 7 mars constitue, à sa façon, la réponse la plus directe à ces rumeurs.

 

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