Protégés par la foule : les dirigeants iraniens sortent de leur bunker entourés de milliers de civils

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Au cœur d’une guerre ouverte contre Israël et les États-Unis, les hauts responsables du régime iranien ont choisi ce vendredi une stratégie pour le moins inhabituelle : sortir dans la rue. Profitant des rassemblements organisés à l’occasion du dernier vendredi du Ramadan — « Yom Al-Qods », la Journée de Jérusalem —, les dirigeants iraniens ont fait une apparition publique spectaculaire à Téhéran, se fondant délibérément dans la masse des manifestants pour former ce que l’on peut sans détour appeler un bouclier humain.

Parmi ceux qui ont été filmés et photographiés dans le cortège : le président Masoud Pezeshkian, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale Ali Larijani — considéré comme l’un des hommes les plus puissants du régime —, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, le commandant de la police Ahmad Radan, le chef du pouvoir judiciaire Gholam-Hossein Mohseni Eje’i, ainsi que le directeur de l’Agence iranienne de l’énergie atomique Mohammad Eslami. En clair : la quasi-totalité du noyau dirigeant de la République islamique réunie dans une seule et même foule, à ciel ouvert.

Le paradoxe est saisissant. En temps de guerre, la logique sécuritaire élémentaire impose aux dirigeants de se terrer dans des abris souterrains, de multiplier les transferts entre sites sécurisés, d’éviter toute apparition prévisible et traçable. C’est exactement l’inverse que le régime a choisi de faire — et ce, peu d’heures après qu’une menace explicite a été proférée par Donald Trump à l’encontre de la direction iranienne. Des centaines de personnes entourant les responsables, quelques gardes du corps seulement visibles : quiconque voudrait frapper devrait accepter de frapper la foule.

Ce calcul cynique ne trompe personne à l’Ouest. Selon des sources occidentales citées par Kipa, les images diffusées depuis Téhéran visaient avant tout à envoyer un signal de stabilité et de maîtrise intérieure, à un moment où le régime supporte une pression militaire intense et une crainte persistante de voir sa direction décapitée.

Ali Larijani a pris la parole pour s’en prendre directement à Trump, affirmant que le président américain « ne comprend pas que le peuple iranien est un peuple mûr, fort et déterminé », et que toute augmentation de la pression américaine ne ferait que renforcer la volonté du peuple. Le ministre Araghchi a abondé dans le même sens, soulignant que malgré les frappes, des millions d’Iraniens sont descendus dans les rues. Il y a vu la preuve de « la volonté inébranlable des Iraniens de soutenir la République islamique et ses idéaux. »

Quatorze jours après le début des hostilités, la question n’est plus de savoir si le régime ressent la pression. Les images de ce vendredi la confirment. La vraie question est de savoir combien de temps encore il peut tenir cette posture — et à quel prix humain.

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