Pour la première fois depuis les accords d’Oslo, Israël retire des prérogatives accordées à l’Autorité palestinienne

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Le cabinet politico-sécuritaire israélien a adopté une série de décisions qualifiées de dramatiques, marquant un tournant majeur dans la gestion de la Judée-Samarie. Pour la première fois מאז les Accords d’Oslo, Israël reprend officiellement des compétences qui avaient été confiées à l’Autorité palestinienne dans le cadre des arrangements intérimaires conclus dans les années 1990. Ces décisions visent, selon les autorités israéliennes, à renforcer l’emprise administrative, sécuritaire et civile d’Israël sur le territoire.

Parmi les mesures centrales figure le transfert des pouvoirs de supervision et d’application de la loi dans les zones A et B, notamment dans les domaines de l’eau et de la protection du patrimoine, au profit de l’administration civile israélienne. Jusqu’à présent, ces compétences relevaient en grande partie de l’Autorité palestinienne. Le gouvernement israélien estime que cette situation a conduit à de graves dérives, tant sur le plan environnemental que patrimonial, justifiant une reprise en main directe.

Le cabinet a également décidé de lever le secret entourant le registre foncier en Judée-Samarie. Cette décision, hautement symbolique et politiquement sensible, met fin à des décennies d’opacité concernant la propriété des terres dans la région. Dans le même temps, l’interdiction de vendre des terres à des personnes non arabes est annulée, ouvrant ainsi la voie à l’acquisition légale de terrains par des Juifs. À cela s’ajoute la suppression de l’obligation d’obtenir un permis de transaction délivré par l’administration civile, une exigence qui constituait jusqu’ici un frein majeur aux achats fonciers.

Autre décision significative : la réactivation de la commission d’acquisition foncière, un organe qui existait par le passé avant d’être dissous. Sa remise en place s’inscrit dans une stratégie globale visant à faciliter et encadrer juridiquement l’achat de terres par des citoyens israéliens en Judée-Samarie, dans un cadre désormais placé sous contrôle direct de l’État.

Selon les explications fournies par les membres du cabinet, la reprise du contrôle sur les secteurs de l’eau et du patrimoine répond à des constats jugés alarmants. Israël accuse des acteurs palestiniens de procéder à des détournements massifs de ressources hydriques, sans que l’Autorité palestinienne n’agisse efficacement pour y mettre un terme. Par ailleurs, des atteintes systématiques à des sites archéologiques sont dénoncées, avec le soutien ou la passivité des autorités palestiniennes. Ces sites sont présentés par Israël comme des preuves matérielles de l’ancrage historique du peuple juif sur cette terre, ce qui confère à leur protection une dimension à la fois culturelle et politique.

La ville de Hébron occupe une place particulière dans ces décisions. Le cabinet a statué que l’ensemble des compétences en matière de planification et de construction, actuellement détenues par la municipalité palestinienne, serait transféré à l’administration civile israélienne. Cette mesure inclut les zones sensibles autour du complexe de la Grotte des Patriarches, un lieu central pour le judaïsme, l’islam et le christianisme. Désormais, les projets et travaux dans ces secteurs ne nécessiteront plus d’autorisations émanant des autorités palestiniennes locales.

Une autre décision concerne le site du Tombeau de Rachel, où vit une petite communauté juive d’environ dix familles. Le cabinet a approuvé la création d’une administration dédiée à cette implantation, afin d’assurer une gestion civile et sécuritaire adaptée à la réalité du terrain. Cette mesure vise à stabiliser et structurer la présence juive sur ce site hautement symbolique, régulièrement au cœur de tensions.

Ces décisions s’inscrivent dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu. Pour leurs partisans, elles constituent une correction nécessaire d’un déséquilibre hérité des accords intérimaires, accusés d’avoir affaibli la capacité d’Israël à protéger ses intérêts stratégiques et historiques en Judée-Samarie. Pour leurs détracteurs, elles représentent une remise en cause profonde du cadre établi depuis Oslo et risquent d’aggraver les tensions avec l’Autorité palestinienne et la communauté internationale.

Quoi qu’il en soit, l’adoption de ces mesures marque une rupture historique. En reprenant des compétences transférées il y a plus de trente ans, Israël redéfinit de facto les règles du jeu administratif et territorial en Judée-Samarie, envoyant un message clair sur sa volonté de contrôler directement des domaines qu’il considère essentiels à sa sécurité, à son identité et à son avenir stratégique.

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