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Procès Netanyahu : l’enquêteur Habkin admet des irrégularités, la défense crie au complot judiciaire

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Révélations explosives à Jérusalem : les enquêteurs auraient outrepassé leur mandat dans l’affaire du Premier ministre

C’est un coup de tonnerre judiciaire qui secoue Israël. Lors de l’audience du 22 octobre 2025, Tzachi Habkin, l’un des principaux enquêteurs de la police israélienne dans le dossier “4000”, a reconnu devant la cour avoir outrepassé les limites de son mandat lors de l’instruction contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu.
Ces aveux relancent les accusations de partialité et de manipulation judiciaire, dans une affaire qui empoisonne la vie politique israélienne depuis près de sept ans.

“Nous avons dépassé le mandat” : l’aveu qui change tout

Selon les comptes rendus du tribunal de Jérusalem (relayés par Channel 12, Israel Hayom et Ynet), Habkin a admis que son équipe avait poussé les témoins à fournir des versions convenant à la thèse de l’accusation, et ce “au-delà de ce qui était autorisé par le conseiller juridique du gouvernement”.
Il a notamment reconnu avoir participé à des réunions non documentées, tenues avant les interrogatoires formels de Shlomo Filber, témoin clé dans l’affaire, et ancien directeur général du ministère des Communications sous Netanyahu.

“Nous avons voulu ‘orienter’ Filber pour qu’il comprenne la gravité de la situation… oui, nous avons peut-être dépassé nos prérogatives”, aurait déclaré Habkin, selon le journaliste judiciaire Amit Segal.

Une préparation “illégale” du témoin clé

L’élément le plus troublant évoqué lors de l’audience concerne une séance de préparation de témoin organisée avec Filber.
Selon Habkin, une personne étrangère à l’enquête – identifiée comme Nir Hefetz, ancien conseiller médias du Premier ministre – aurait été invitée pour faire pression sur Filber et le convaincre d’adopter une version favorable à l’accusation.

“Amener quelqu’un sans lien direct avec le dossier pour influencer le témoin, ce n’est pas correct”, a fini par admettre Habkin sous serment.

Cette déclaration a provoqué la fureur de l’équipe de défense, qui y voit la preuve d’un abus de procédure systématique et d’une “tentative de coup d’État judiciaire déguisé”.

Netanyahu maintient : “Tout ceci n’était qu’un piège politique”

Le Premier ministre Netanyahu, qui a suivi les débats depuis Jérusalem avant de recevoir le vice-président américain J.D. Vance, a réagi sèchement par communiqué :

“Ces révélations confirment ce que nous disons depuis des années : ce procès n’a jamais été une quête de vérité, mais une manœuvre politique visant à renverser un gouvernement élu.”

Son entourage dénonce des méthodes “dignes de régimes non démocratiques”, accusant les procureurs d’avoir voulu “fabriquer un coupable” en manipulant les témoins-clés.
Les médias de droite, notamment Israel Hayom et Channel 14, parlent d’un “effondrement du récit judiciaire” construit contre Netanyahu depuis 2018.

Le parquet tente de minimiser

Du côté du ministère public, les réactions ont été plus mesurées.
Le bureau du procureur de l’État a confirmé qu’Habkin avait “commis une erreur de jugement”, tout en assurant que “cela n’affecte pas les preuves principales du dossier”.
Mais pour l’opinion publique israélienne, la ligne rouge semble franchie. Même certains journalistes habituellement critiques envers Netanyahu, comme Ben Caspit (Maariv), reconnaissent que “la procédure a perdu sa crédibilité morale”.

Une atmosphère de fin de cycle

Le timing n’arrange rien. Alors que le président Donald Trump est à Jérusalem pour consolider l’alliance stratégique américano-israélienne et pousser un plan global de paix régionale, ces révélations risquent de fragiliser le Premier ministre sur le plan intérieur.
Pourtant, dans la rue, l’opinion se durcit en sa faveur : un sondage Channel 12 réalisé ce mercredi soir montre que 62 % des Israéliens considèrent désormais le procès “biaisé”, contre 48 % en septembre dernier.

“Ceux qui ont voulu faire tomber Netanyahu par la justice vont devoir rendre des comptes eux-mêmes”, commente le député Amir Ohana (Likoud).

Washington observe avec prudence

Aux États-Unis, les conseillers de Trump se sont abstenus de tout commentaire direct, mais un proche de Jared Kushner, interrogé par Axios, estime que “l’administration Trump souhaite avant tout la stabilité à Jérusalem, et continuera de travailler avec Netanyahu tant qu’il sera Premier ministre”.
Une position claire : pour Washington, les accusations judiciaires internes ne doivent pas interférer avec la coopération stratégique sur Gaza, l’Iran et la défense du front nord.

Vers une contre-attaque juridique ?

L’équipe de défense du Premier ministre prépare déjà une demande officielle d’annulation partielle de la procédure, estimant que les témoignages de Filber et Hefetz ont été “contaminés” par les irrégularités reconnues par Habkin.
Selon Times of Israel, un dépôt de requête est prévu “dans les dix prochains jours”.

“Ce procès est une erreur historique. La vérité finira par triompher”, a déclaré l’avocat Boaz Ben-Tzur à la sortie du tribunal.

Edelstein sanctionné par le Likoud après avoir défié Netanyahu sur la loi de souveraineté

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Fronde au sein du parti majoritaire : la Knesset, le Likoud et le dilemme de la loyauté

Le parti au pouvoir traverse une crise interne sans précédent. Moins de 24 heures après le vote surprise de la Knesset en faveur de l’application de la souveraineté israélienne sur Ma’ale Adumim et Yitzhar, le Likoud a décidé de révoquer Yuli Edelstein de son poste au sein de la commission des affaires étrangères et de la défense.
Cette décision disciplinaire, prise directement sur instruction du Premier ministre Benjamin Netanyahu, vise à rétablir l’autorité gouvernementale au sein d’une coalition mise à mal par les divisions idéologiques et la rébellion parlementaire.

Un geste symbolique, mais lourd de conséquences

Selon les informations publiées par Channel 12 et confirmées par le journaliste Amît Segal, Edelstein — figure respectée du Likoud, ancien président de la Knesset et ministre de la Défense par intérim — a voté en faveur de la loi sur la souveraineté, contre la directive du parti et du Premier ministre.
Quelques heures plus tard, le bureau du Likoud annonçait sa révocation :

“Toute violation des instructions du groupe parlementaire, notamment sur des sujets de sécurité nationale, fera l’objet de sanctions immédiates. La discipline de coalition est un principe fondamental.”

Une mesure rare, qui illustre la nervosité du Premier ministre face à une droite fragmentée, tiraillée entre la fidélité au leadership et la pression croissante des électeurs pro-annexion.

Les partisans d’Edelstein : “Il a agi par conviction”

Dans les couloirs de la Knesset, la décision a été accueillie par un mélange de consternation et de colère.

“Yuli n’a pas trahi le Likoud, il a rappelé l’essence même du mouvement : la souveraineté juive sur notre terre”, a déclaré un député du camp de Bezalel Smotrich (Parti sioniste religieux).

Plusieurs élus du camp national, y compris au sein de Otzma Yehudit et Noam, ont exprimé leur solidarité avec Edelstein, saluant “un homme de principes”.
Mais du côté du Likoud officiel, la ligne est ferme : aucune dissidence publique ne sera tolérée tant que les pourparlers avec l’administration Trump-Vance sur la stabilisation de Gaza et la nouvelle carte régionale sont en cours.

Netanyahu cherche à préserver son équilibre stratégique

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’efforce depuis des semaines de contenir les ardeurs souverainistes au sein de son propre camp.
Son entourage souligne que “la souveraineté ne se gagne pas par des lois symboliques, mais par des victoires diplomatiques et sécuritaires durables”.
Dans un communiqué relayé par Ynet, un proche du chef du gouvernement a rappelé :

“C’est grâce à Netanyahu que la reconnaissance de Jérusalem et du Golan a été obtenue. Il faut agir avec sagesse, pas avec émotion.”

Cette prudence s’explique par la présence à Jérusalem du vice-président américain J.D. Vance et du président Trump, venus renforcer l’alliance américano-israélienne. Une escalade législative sur la Judée-Samarie pourrait, selon les conseillers du Premier ministre, compromettre les discussions régionales sur la reconstruction post-guerre et l’intégration d’Israël dans le nouvel axe pro-occidental du Moyen-Orient.

La fracture idéologique : entre le pragmatisme et le sionisme absolu

Le vote d’Edelstein ne se limite pas à une divergence tactique ; il traduit un clivage de fond.
D’un côté, un Likoud institutionnel, ancré dans la realpolitik diplomatique ; de l’autre, une base militante — incarnée par Avi Maoz et Itamar Ben Gvir — qui réclame une souveraineté totale et immédiate sur les territoires bibliques.

Le politologue Erel Segal note dans Israel Hayom :

“Edelstein a simplement dit tout haut ce qu’une majorité silencieuse de la droite pense tout bas : la patience diplomatique ne doit pas devenir une abdication.”

Un avertissement pour la suite

La sanction d’Edelstein risque de radicaliser les tensions. Plusieurs députés du Likoud, sous couvert d’anonymat, ont confié à Times of Israel qu’ils “n’hésiteraient pas à défier la ligne du parti” si le gouvernement ne propose pas rapidement un plan clair pour la souveraineté progressive.
En coulisses, le nom d’Edelstein circule déjà comme possible rassembleur d’une aile “idéologique” du Likoud, plus nationaliste, face à un Netanyahu jugé trop diplomate.

“Loyauté, oui — soumission, non”

Edelstein lui-même a répondu sobrement à son éviction :

“J’ai été loyal envers le peuple d’Israël, la Terre d’Israël et le mouvement du Likoud. La loyauté n’est pas la soumission. L’histoire jugera.”

Des propos qui résonnent avec une intensité particulière dans un pays encore marqué par les divisions de l’après-7 octobre.
Dans la rue, les militants de droite ont salué son “courage moral”, tandis que les proches de Netanyahu l’accusent de “jouer le héros pour les caméras”.

Un test pour la démocratie israélienne

Cette crise interne pourrait paradoxalement renforcer Netanyahu à court terme, en lui permettant d’affirmer son autorité.
Mais elle révèle aussi une tension croissante entre le pouvoir exécutif et la base militante du sionisme religieux.
Dans un Israël où la menace externe reste omniprésente — du Hezbollah au Hamas —, l’unité interne devient à la fois un défi et une condition de survie.

 

Netanyahu rejette toute présence turque et palestinienne dans la force de stabilisation de Gaza

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Lors d’une réunion avec le chef du renseignement égyptien, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a catégoriquement refusé la participation de la Turquie et de l’Autorité palestinienne à la future force internationale censée sécuriser Gaza. Un signal clair : Israël entend garder seul le contrôle stratégique du post-conflit.

La scène s’est déroulée mardi soir à Jérusalem. Dans son bureau, Benjamin Netanyahu recevait Abbas Kamel, chef du renseignement égyptien, pour une rencontre confidentielle sur la stabilisation de la bande de Gaza après la trêve supervisée par Washington. D’après une source palestinienne citée par Sky News Arabia, le Premier ministre israélien a opposé un refus catégorique à l’idée d’intégrer la Turquie ou l’Autorité palestinienne dans le futur dispositif international de maintien de la paix proposé par les États-Unis et le président Donald Trump.

Cette réunion intervient alors que la Maison-Blanche, sous l’impulsion du vice-président J.D. Vance et du conseiller spécial Jared Kushner, travaille à la constitution d’une coalition de sécurité régionale regroupant les États modérés : Égypte, Jordanie, Émirats arabes unis et Maroc. L’objectif américain est de créer un cadre civil et militaire capable d’administrer temporairement Gaza sans rétablir la domination du Hamas ni provoquer d’occupation israélienne permanente.

Mais pour Netanyahu, certaines lignes rouges ne peuvent être franchies. Selon Open Source Intel, il aurait déclaré à ses interlocuteurs :

“Israël ne confiera jamais sa sécurité à ceux qui ont soutenu le Hamas, ni à ceux qui glorifient ses martyrs. Nous ne déléguerons pas notre défense à Ankara ni à Ramallah.”

La position du Premier ministre s’appuie sur deux considérations stratégiques.
D’une part, la Turquie d’Erdogan entretient depuis des années des liens avérés avec la direction du Hamas, hébergeant à Istanbul plusieurs membres de son bureau politique. Ankara a multiplié les déclarations hostiles à Israël, allant jusqu’à qualifier l’armée israélienne de “force d’occupation criminelle” au plus fort des combats. D’autre part, l’Autorité palestinienne reste perçue à Jérusalem comme un organisme corrompu, incapable de maintenir l’ordre en Judée-Samarie et toujours prompt à internationaliser le conflit devant la Cour pénale internationale.

Dans l’entourage du Premier ministre, on souligne que l’expérience de 2005, avec le retrait israélien unilatéral de Gaza, “ne sera pas répétée”. “À l’époque, nous avons cédé la bande à une administration palestinienne censée favoriser la paix ; elle a livré le territoire au terrorisme”, rappelle un conseiller cité par Jewish Breaking News. “Cette fois, Israël restera maître du cadre sécuritaire.”

Les responsables américains présents à Jérusalem — notamment le vice-président Vance et l’ancien gouverneur Mike Huckabee — ont, selon la presse israélienne, “pris acte” du refus israélien tout en insistant sur “l’importance de maintenir un dialogue ouvert”. Vance a déclaré :

“Nous voulons un partenaire fiable, et Israël est ce partenaire.”

Le message est limpide : Washington n’imposera rien à Jérusalem.
Cette convergence stratégique avec l’administration Trump renforce le sentiment, en Israël, que la période de tensions diplomatiques des années Biden est définitivement close.

Du côté arabe, les réactions oscillent entre frustration et réalisme. L’Égypte, principal médiateur depuis le début de la guerre, plaide pour une solution pragmatique. Un haut responsable du Caire a confié à Al-Hadath que “la stabilité passe avant les symboles politiques” et que “le rôle de la Turquie, trop alignée sur le Hamas, est inacceptable pour Israël comme pour l’Égypte”.

Quant à Ramallah, l’humiliation est totale. Mahmoud Abbas, qui espérait faire de Gaza une vitrine pour un éventuel État palestinien réunifié, voit s’éloigner cette perspective. Les discussions menées par les Américains se concentrent désormais sur une administration civile temporaire supervisée par des acteurs régionaux neutres, avec un contrôle sécuritaire israélien durable le long des frontières.

Pour les analystes israéliens, la décision de Netanyahu n’est pas seulement politique : elle découle d’un principe doctrinal vieux de soixante-quinze ans — celui de l’autonomie sécuritaire absolue. “Chaque fois qu’Israël a confié sa sécurité à d’autres, il l’a payée en sang”, résume le colonel (rés.) Ofer Winter, ancien commandant de la division Gaza. “Les Turcs ont des ambitions impériales, les Palestiniens des agendas internes, et Israël, lui, a la mémoire de 7 octobre.”

Cette fermeté s’inscrit dans une logique plus vaste : refuser que le post-conflit devienne une scène diplomatique où le Hamas, Ankara ou Ramallah reprendraient pied. Jérusalem exige que la reconstruction de Gaza soit strictement conditionnée à la démilitarisation complète de l’enclave et au désarmement total des factions islamistes.

Face aux illusions de la communauté internationale, Netanyahu choisit la continuité de la souveraineté. Il sait qu’à Gaza, la moindre concession se paye en vies israéliennes. Et tant que le monde libre confondra médiation et complaisance envers le terrorisme, Israël, lui, restera debout — seul s’il le faut, mais libre.

 

Donald Trump prévient le Hamas : « Nous pouvons régler cette affaire en deux minutes »

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Le président des États-Unis Donald Trump a haussé le ton ce mercredi à propos de la trêve fragile à Gaza.
S’exprimant depuis Washington avant une réunion de sécurité nationale, il a déclaré :

« Le Hamas est un groupe très violent. Nous pouvons régler cette affaire en deux minutes. Nous leur donnons une chance… ils ont accepté de bien se comporter et de ne pas tuer des gens, mais ils ont tué des gens. Ce n’est pas ce qui avait été convenu. »

Le président a précisé qu’il “préférait ne pas en arriver là”, mais a averti que si les terroristes violaient encore l’accord, “ils seraient traités très rapidement.”

Le retour de la doctrine de fermeté

Cette mise en garde intervient alors que plusieurs roquettes ont été tirées depuis Gaza, rompant la trêve de dix jours conclue sous médiation américaine et égyptienne.
L’attaque a coûté la vie à deux soldats israéliens, suscitant une riposte aérienne immédiate de Tsahal sur des positions du Hamas à Rafah et Khan Younès.

Trump, fidèle à son style direct, veut réaffirmer que la patience américaine a des limites.

« Nous avons conclu un accord clair : s’ils tuent encore, ils seront éradiqués », a-t-il rappelé.

Soutien total à Israël

À Jérusalem, la réaction ne s’est pas fait attendre. Le bureau du Premier ministre Netanyahu a salué la “clarté et la loyauté” du président américain :

« Israël ne cèdera jamais à la terreur. Le président Trump est un ami fidèle de notre peuple. »

Cette cohérence tranche avec les années de diplomatie hésitante de l’administration précédente.
Les analystes y voient le retour du partenariat stratégique sans ambiguïté entre Washington et Jérusalem, à l’image du Plan Trump pour la paix de 2020 ou de la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël.

Le message aux médiateurs arabes

Trump a également rappelé que les États-Unis avaient accepté de laisser une chance à la stabilisation de Gaza, à condition que le Hamas cesse toute activité militaire.

« Ils ont eu leur chance », a commenté un haut responsable de la Maison-Blanche cité par Politico. « Mais chaque fois qu’ils brisent la trêve, ils prouvent qu’ils ne veulent pas la paix. »

Cette fermeté embarrasse le Qatar et la Turquie, médiateurs officieux entre Israël et le Hamas.
Selon Jewish Breaking News, Washington aurait averti Doha que tout soutien financier indirect au mouvement islamiste entraînerait des sanctions.

Une stratégie d’équilibre et de dissuasion

Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump pratique une politique du “bâton sans illusion”.
Il mise sur la dissuasion militaire totale tout en exigeant d’Israël une coordination stricte avec les États-Unis.

« Nous sommes avec Israël, mais nous ne voulons pas d’une guerre régionale », a-t-il résumé.

Une phrase qui résonne à Jérusalem

“Nous pouvons régler cette affaire en deux minutes” : derrière cette formule, beaucoup d’Israéliens entendent la promesse d’un soutien opérationnel, voire d’une action concertée contre les chefs du Hamas encore retranchés à Gaza.

L’ancien ambassadeur Michael Oren estime que cette posture “rappelle la clarté morale de 2017, lorsque Trump avait frappé la Syrie après l’usage d’armes chimiques.”

En Israël, où la population reste traumatisée par les massacres du 7 octobre, ces mots ont valeur de garantie existentielle.

Sources : Jewish Breaking News, Times of Israel, Politico, Reuters, White House Press Room.


Visite du vice-président américain J.D. Vance : Washington réaffirme un soutien sans faille à Israël

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Sous un soleil de Jérusalem aux allures de visite d’État, le vice-président américain J.D. Vance a été accueilli mercredi par le Premier ministre Benjamin Netanyahu.
Accompagné de l’ancien gouverneur Mike Huckabee, Vance effectue une visite de 48 heures consacrée à la sécurité régionale et à la situation des otages israéliens encore détenus à Gaza.

« Nous voulons un partenaire, et c’est ce qu’Israël est », a-t-il déclaré d’emblée.

Une alliance réaffirmée

Cette visite marque la première du vice-président depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.
L’administration américaine cherche à consolider l’axe stratégique américano-israélien, mis à l’épreuve par deux ans de guerre régionale.

« Ce sont des jours décisifs, mais je suis optimiste que le cessez-le-feu tiendra », a ajouté Vance, en allusion à la trêve fragile négociée par Washington et Le Caire.

Rencontres sensibles

Dans la matinée, Vance a rencontré à Tel Aviv plusieurs otages libérés et des familles toujours sans nouvelles de leurs proches.
Il leur a promis que les États-Unis « continueront à tout faire pour ramener les otages tombés à Gaza ».
Le bureau du Premier ministre a confirmé que ces échanges se sont déroulés en présence du chef du Mossad et du ministre de la Justice Yariv Levin.

Une coopération sécuritaire renforcée

Les discussions ont également porté sur la coordination militaire contre le Hezbollah au Liban et la surveillance accrue des routes d’armement iraniennes.
Le vice-président a salué « la résilience exceptionnelle » d’Israël et promis de maintenir l’aide militaire américaine sans condition politique.

Message à l’Iran et au Hamas

La présence simultanée de Vance et de Huckabee — figure évangélique pro-israélienne — envoie un message clair : les États-Unis considèrent la sécurité d’Israël comme un pilier de leur propre défense mondiale.

« Si le Hamas ou le Hezbollah pensent que l’Amérique se détournera, ils se trompent lourdement », a déclaré Vance devant la presse.

Diplomatie de la fermeté

Le président Trump lui-même avait averti la veille : « S’ils ne respectent pas l’accord, ils seront traités très rapidement. »
Cette ligne, plus directe que celle de l’administration précédente, séduit une grande partie de l’opinion israélienne, lassée des ambiguïtés diplomatiques.

Dans un contexte où l’ONU multiplie les critiques contre Israël, cette visite symbolise le retour d’une diplomatie de clarté morale : les terroristes d’un côté, les démocraties de l’autre.

Sources : Jewish Breaking News, Times of Israel, White House Briefings, Reuters, Jerusalem Post.


Trump avertit le Hamas : « Respectez le cessez-le-feu ou faites face à l’éradication »

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Dans un avertissement sans équivoque, le président Donald Trump a menacé lundi le mouvement islamiste Hamas de « l’éradication » si celui-ci venait à briser le fragile cessez-le-feu en vigueur à Gaza. Les propos interviennent après l’annonce de la mort de deux soldats israéliens et de frappes aériennes israéliennes de riposte, alors que Washington déploie des émissaires et que le vice-président J.D. Vance est en visite pour préserver la trêve. (Barron’s)

Les faits — Selon plusieurs agences, l’IDF a lancé des frappes aériennes dans la bande de Gaza, y compris des raids signalés dans la région de Rafah, après des incidents au cours desquels deux soldats israéliens ont été tués, qualifiés par l’armée de « violation sévère » du cessez-le-feu. Les médias internationaux font état de victimes palestiniennes dans ces ripostes et d’un regain de tensions qui menace l’accord négocié ces dernières semaines. (Reuters)

Le contenu de l’avertissement — Interrogé à la Maison-Blanche, le président Trump a résumé la position américaine de façon lapidaire : « We have a deal with Hamas… and if they don’t behave, we will eradicate them if we have to. They will be eradicated. » Il a ajouté vouloir « donner un peu de temps » à la trêve, tout en affirmant que Washington et ses partenaires régionaux resteraient prêts à agir si nécessaire. (Barron’s)

Réactions israéliennes et militaires — À Jérusalem, les autorités ont salué le ton clair de Washington. Le gouvernement israélien, tout en revendiquant son rôle défensif, a rappelé que la sécurité des soldats et des civils restait la priorité absolue et que toute nouvelle agression serait traitée avec force. L’IDF a indiqué qu’elle continuerait à « faire respecter les lignes d’exclusion » établies dans le cadre de l’accord, tout en conservant la capacité de frapper les infrastructures et les cellules terroristes qui menacent la population israélienne. (AP News)

La diplomatie en action — La visite sur le terrain du vice-président J.D. Vance, et la présence d’émissaires comme Steve Witkoff et Jared Kushner, reflètent la volonté de la Maison-Blanche d’empêcher un effondrement du fragile compromis. Les responsables américains multiplient les contacts avec Le Caire, Doha et des capitales arabes pour obtenir des garanties de contrôle sur les milieux armés et sur la livraison d’aide humanitaire sous supervision internationale. (AP News)

Risques et enjeux — L’avertissement présidentiel vise surtout à créer un effet dissuasif : si le Hamas persiste dans des actions militaires, la réponse combinée d’Israël — soutenue politiquement par Washington — risque d’entraîner une escalade plus large. Les donateurs internationaux et les acteurs régionaux redoutent que la rupture du cessez-le-feu n’interrompe les flux d’aide et n’enterre les projets de reconstruction et de stabilization. Dans l’immédiat, l’enjeu est simple : convertir la trêve fragile en un processus supervisé qui neutralise les groupes armés tout en permettant l’accès humanitaire. (The Guardian)

Perspectives — Les options sont limitées et périlleuses : une pression diplomatique accrue et des mesures de contrôle internationales semblent la voie privilégiée par Washington, mais l’équation militaire reste sur la table pour Jérusalem. Le message de Trump est sans ambiguïté — il mise sur la dissuasion pour préserver un cessez-le-feu déjà mis à l’épreuve — mais la capacité réelle d’« éradiquer » un mouvement profondément ancré dans l’appareil social et sécuritaire de Gaza pose des questions stratégiques et humanitaires majeures. (Barron’s)

Conclusion — À court terme, la paix restera fragile. L’avertissement présidentiel renforce la ligne de solidarité américaine avec Israël et vise à contraindre le Hamas au respect des engagements. Mais sans mécanismes crédibles de surveillance, de reconstruction transparente et sans garanties régionales, la trêve pourrait rester une parenthèse précaire dans un conflit qui a déjà coûté trop de vies. (Reuters)

Netanyahu rencontre le chef du renseignement égyptien à Jérusalem

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À Jérusalem, Benjamin Netanyahu a reçu le chef du renseignement égyptien, Hassan Rashad, pour une réunion confidentielle consacrée au plan Trump de stabilisation régionale et à la sécurité bilatérale entre Israël et l’Égypte.

Selon le Bureau du Premier ministre, les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération sécuritaire au Sinaï, la surveillance du trafic d’armes vers Gaza et la coordination des efforts diplomatiques avec Washington.

Cette rencontre intervient alors que l’administration Trump intensifie sa pression pour finaliser un accord global incluant la démilitarisation de Gaza et la relance des Accords d’Abraham avec plusieurs États arabes.

Netanyahu a salué « le rôle stabilisateur de l’Égypte et le professionnalisme de ses services de renseignement ». Rashad, de son côté, a réaffirmé « la détermination du Caire à empêcher tout retour du Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza ».

Les médias arabes rapportent que l’entretien s’est tenu dans une atmosphère « constructive mais ferme ». Le Caire, tout en soutenant le plan Trump, cherche à éviter que Gaza ne devienne une enclave sous tutelle israélienne permanente.

Cette réunion marque le retour du canal sécuritaire Israël–Égypte, pilier discret mais essentiel de la stabilité régionale depuis les accords de Camp David de 1979.

Sources : Times of Israel, Al-Ahram, Jewish Breaking News.


L’Autorité palestinienne dévoile un plan de reconstruction de Gaza à 67 milliards de dollars

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L’Autorité palestinienne (AP) a annoncé un plan colossal de reconstruction de 67 milliards de dollars destiné à rebâtir Gaza, ravagée par la guerre et les bombardements. Ce projet, détaillé lundi à Ramallah, vise à rétablir les infrastructures de base — eau, électricité, hôpitaux et logements — dans un délai estimé à dix ans.

Mais derrière l’ambition, la méfiance persiste. De nombreux donateurs internationaux, dont les États-Unis, l’Union européenne et les Émirats arabes unis, redoutent que les fonds soient détournés par la corruption ou récupérés par des factions pro-Hamas.

Un diplomate européen cité par Reuters résume la crainte : « Sans réformes structurelles, l’argent n’ira pas aux civils mais aux clans ».

Israël, de son côté, a posé une ligne rouge : aucune reconstruction ne doit renforcer le Hamas ni permettre le retour d’une administration liée à l’Iran.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a prévenu : « Israël soutient l’aide humanitaire, mais pas la reconstitution du terrorisme sous couvert de béton et de câbles électriques. »

Selon Haaretz, le plan palestinien serait articulé autour de projets “clés” supervisés par des sociétés proches du Fatah, tandis que le Qatar et la Turquie espèrent en tirer des marchés lucratifs.

La Banque mondiale estime que plus de 40 % des infrastructures civiles de Gaza sont à reconstruire. Mais sans garanties de transparence, le projet risque de s’enliser, comme le précédent plan de 2014.

Sources : Reuters, Haaretz, Jewish Breaking News, Times of Israel.


Des otages israéliens libérés remercient Trump, Kushner et Witkoff à Tel Aviv

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Scène chargée d’émotion à Tel Aviv ce mardi : un groupe d’otages israéliens récemment libérés a rencontré l’envoyé spécial américain Steve Witkoff et le conseiller Jared Kushner, exprimant une gratitude profonde envers eux et le président Donald Trump, architecte de l’accord international qui a permis leur libération après deux ans de captivité à Gaza.

Les survivants — Omri Miran, Gali et Ziv Berman, Yosef Chaim Ohana, Matan Angrest, Bar Kupferstein, Segev Calfon, Nimrod Cohen et Eitan Horn — ont remercié les émissaires américains pour leur « travail infatigable et leur engagement sans faille ».

D’après Jewish Breaking News, la rencontre a été organisée dans le cadre des discussions entre Israël et Washington sur le suivi des accords de libération et la situation humanitaire des otages restants.

« Nous n’aurions jamais cru voir ce jour », a déclaré Omri Miran, la voix tremblante. « Trump, Kushner et Witkoff ont tenu leur promesse : personne n’a été oublié. »

Le groupe a appelé la communauté internationale à maintenir la pression sur le Hamas jusqu’à la libération des quinze otages encore détenus dans des tunnels au sud de Gaza.

Cette rencontre souligne le rôle crucial de la diplomatie américaine dans la médiation régionale. Selon Axios, Donald Trump en personne a supervisé les dernières négociations, exigeant que le Hamas libère au moins un tiers des captifs avant toute trêve supplémentaire.

Pour Israël, cet épisode renforce la perception d’un partenariat stratégique solide avec Washington, alors que la reconstruction de Gaza et les menaces du Hezbollah restent au centre des préoccupations.

Sources : Jewish Breaking News, Axios, Times of Israel.


Le rabbin de Park Avenue accuse Zohran Mamdani de « représenter un danger pour les Juifs de New York »

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Dans un sermon retentissant prononcé à la synagogue de Park Avenue, le rabbin Elliot Cosgrove a averti ses fidèles que le candidat à la mairie de New York, Zohran Mamdani, représente « un danger pour la sécurité de la communauté juive ».

Mamdani, d’origine ougandaise et figure montante du courant socialiste américain, est connu pour ses positions violemment anti-israéliennes. Il a refusé de condamner le slogan « Globaliser l’Intifada », a nié la légitimité d’Israël comme État juif et a promis, lors d’un débat public, « de faire arrêter le Premier ministre Netanyahu s’il met un pied à New York ».

Pour le rabbin Cosgrove, ces propos dépassent la rhétorique politique. « Ce n’est pas une question d’opinion, c’est une question de sécurité », a-t-il déclaré. « Un responsable public qui légitime la haine d’Israël alimente la haine des Juifs. »

Son appel à voter pour Andrew Cuomo, ancien gouverneur démocrate modéré, a trouvé un large écho parmi les fidèles et dans les médias communautaires. New York Post souligne que plusieurs organisations juives, dont l’Anti-Defamation League, partagent cette inquiétude face à la montée de candidats tolérant la rhétorique anti-israélienne sous couvert d’activisme.

Les images montrant Mamdani posant aux côtés de l’imam Siraj Wahhaj — ancien proche du prédicateur extrémiste Louis Farrakhan — ont accentué la méfiance.

Cet épisode illustre un climat tendu pour les Juifs américains, souvent pris entre la peur de l’antisémitisme et le rejet des discours pro-israéliens dans une partie de la gauche progressiste.

Pour le rabbin Cosgrove, le combat est clair : « Ce n’est pas de politique qu’il s’agit. C’est de morale. Si nous ne disons rien, qui le fera ? »

Sources : New York Post, Jewish Telegraphic Agency, Jewish Breaking News.