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Tragédie sur le Nil : une touriste italienne tuée après la collision de deux bateaux-hôtels près du barrage d’Assouan

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Un accident dramatique a endeuillé le tourisme fluvial égyptien dimanche soir, lorsqu’une collision entre deux bateaux-hôtels sur le Nil a coûté la vie à une touriste italienne, près du barrage d’Assouan, dans le sud de l’Égypte. L’incident, survenu sur l’un des tronçons les plus fréquentés du fleuve entre Assouan et Louxor, relance les interrogations sur la sécurité de la navigation fluviale dans une région où des centaines de croisières touristiques circulent chaque année.

Selon les autorités égyptiennes de la navigation maritime, l’accident s’est produit aux alentours de 19 heures, à environ trente kilomètres au sud de Louxor. Le bateau-hôtel Opera, qui remontait le fleuve depuis Assouan en direction de Louxor, a été percuté par le Royal Beau Rivage, naviguant en sens inverse. Les premiers éléments de l’enquête indiquent que le capitaine du Royal Beau Rivage aurait effectué un virage brusque et non autorisé peu après le passage du barrage d’Assouan, en violation directe des règles de navigation sur le Nil.

La victime, une ressortissante italienne de 47 ans, voyageait avec son époux et se trouvait dans sa cabine au moment de l’impact. La violence de la collision a détruit au moins quatre cabines du navire touché. Gravement blessée, la passagère a été évacuée en urgence vers l’hôpital spécialisé Taiba, à Assouan, où elle est décédée des suites de ses blessures malgré les efforts des équipes médicales. Aucun autre décès n’a été signalé, et les autorités précisent qu’aucun autre passager n’a été grièvement blessé.

Le ministère italien des Affaires étrangères a confirmé le décès et indiqué que des représentants consulaires étaient en contact permanent avec la famille de la victime ainsi qu’avec les agences de voyage concernées. Les autres touristes italiens présents à bord des deux navires ont été déclarés sains et saufs. Par mesure de précaution, l’ensemble des passagers étrangers a été évacué des bateaux et transféré par bus vers des hôtels à Louxor, afin de poursuivre leur séjour en Égypte sans interruption majeure des visites prévues.

Sur le plan matériel, les dégâts sont importants. Le Opera a subi des dommages significatifs à l’avant du navire, tandis que le Royal Beau Rivage a été fortement endommagé sur le plan structurel. Les autorités égyptiennes ont immédiatement suspendu le capitaine du Royal Beau Rivage et retiré sa licence de navigation. Les deux capitaines ont été retenus pour interrogatoire dans le cadre d’une enquête menée par le parquet, qui devra déterminer les responsabilités exactes et établir d’éventuelles négligences ou infractions aux règles de sécurité.

Le secteur du barrage d’Assouan est considéré comme l’un des passages les plus sensibles du Nil. Il s’agit d’un point névralgique reliant les itinéraires touristiques majeurs entre Louxor et Assouan, avec un trafic intense de bateaux-hôtels, notamment durant la haute saison hivernale. Les règles de navigation y sont strictes, en particulier en ce qui concerne les priorités de passage et les manœuvres autorisées, précisément pour éviter ce type de collision dans un couloir fluvial relativement étroit.

Bien que des incidents mineurs aient été signalés ces dernières années sur ce tronçon du Nil, les autorités locales reconnaissent qu’il s’agit de l’accident le plus grave recensé récemment, en raison de la perte humaine. L’événement intervient peu après une autre alerte dans le secteur, où un incendie s’était déclaré à bord d’un bateau de croisière, incident qui s’était heureusement soldé sans victimes après l’évacuation rapide des passagers.

Au-delà du drame humain, cette collision porte un coup à l’image du tourisme fluvial égyptien, pilier économique essentiel pour les régions de la Haute-Égypte. Les croisières sur le Nil constituent l’une des attractions les plus emblématiques du pays, attirant chaque année des dizaines de milliers de visiteurs européens, asiatiques et américains. Les autorités égyptiennes s’efforcent depuis plusieurs années de renforcer les normes de sécurité afin de rassurer les opérateurs et les touristes, dans un contexte de concurrence régionale accrue.

Les enquêteurs devront notamment examiner les conditions de navigation au moment de l’accident, la visibilité, le respect des procédures de communication entre les navires, ainsi que l’éventuelle fatigue des équipages. La question du contrôle effectif des règles sur le terrain pourrait également être soulevée, alors que le trafic fluvial continue de croître à mesure que le tourisme reprend de la vigueur.

En attendant les conclusions de l’enquête, les autorités égyptiennes ont annoncé un renforcement temporaire des contrôles de navigation dans la zone d’Assouan, ainsi qu’un rappel strict des consignes de sécurité à l’ensemble des capitaines opérant sur le Nil. Pour les familles endeuillées, ces mesures arrivent trop tard. Pour l’Égypte, l’enjeu est désormais de démontrer que ce drame ne restera pas sans conséquences et que la sécurité des passagers demeure une priorité absolue sur l’un de ses joyaux touristiques les plus précieux.

À deux doigts d’une catastrophe aérienne : 450 passagers frôlent le danger après l’explosion du Starship d’Elon Musk

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Un incident majeur, resté jusque-là peu médiatisé, a failli se transformer en drame aérien au-dessus des Caraïbes. Selon des documents récemment publiés par la Federal Aviation Administration (FAA), l’explosion en vol d’un prototype Starship de SpaceX a mis en danger trois avions civils transportant environ 450 passagers plus tôt cette année.

D’après les éléments examinés par le Wall Street Journal, il s’agissait du septième vol d’essai du véhicule non habité Starship. Lancée depuis le Texas en janvier 2025, la fusée — longue de près de 122 mètres — a perdu le contact huit minutes après le décollage, avant de se désintégrer et de disperser un vaste champ de débris au-dessus de la mer des Caraïbes.

La FAA précise que deux avions commerciaux et un avion privé ont été confrontés à des conditions dangereuses pendant près d’une heure. L’un des appareils, un vol JetBlue à destination de San Juan, a dû effectuer un atterrissage d’urgence après qu’un pilote a signalé une situation de détresse. Le contrôle aérien a averti l’équipage que la poursuite du vol se ferait à ses propres risques. Un avion Iberia et un appareil privé ont, de leur côté, été contraints de modifier leur trajectoire après s’être dangereusement rapprochés à la suite de l’explosion, tandis que les contrôleurs détournaient le trafic d’une zone interdite.

Les documents soulignent un point particulièrement préoccupant : SpaceX n’aurait pas informé immédiatement le contrôle aérien via la ligne d’urgence officielle après l’explosion. Le centre de contrôle de Miami aurait découvert l’existence du champ de débris grâce aux signalements des pilotes déjà en vol dans la zone, retardant la mise en place des mesures de sécurité.

L’échec de la mission est survenu quelques jours seulement après l’annonce par Elon Musk de la création d’une « autorité d’efficacité gouvernementale » sous l’administration du président Donald Trump. À l’époque, SpaceX avait reconnu l’incident, évoquant une « désintégration non planifiée » du Starship et assurant que les enseignements tirés serviraient à améliorer la fiabilité des vols futurs. Musk avait réagi sur la plateforme X par une formule lapidaire : « Le succès n’est pas garanti. Mais le divertissement, oui. »

Si aucun blessé ni dégât matériel n’est à déplorer, l’affaire pose de sérieuses questions de sécurité sur la coordination entre les essais spatiaux commerciaux et l’aviation civile internationale. Elle relance le débat sur les protocoles d’alerte, la gestion des espaces aériens partagés et la responsabilité des opérateurs privés lorsque des essais expérimentaux se déroulent à proximité de couloirs aériens très fréquentés.

Dans le ghetto de Varsovie : le secret gardé 80 ans dans les archives polonaises — des fresques révélées sous les couches de plâtre

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Un trésor historique d’une portée exceptionnelle vient d’être mis au jour au cœur de Varsovie. Dans les sous-sols du tribunal régional, un ensemble de peintures murales datant de la Shoah a refait surface, resté dissimulé pendant près de huit décennies sous des couches de plâtre. Ces fresques ont été découvertes lors de vastes travaux de rénovation dans un secteur qui servait jusqu’ici d’archives judiciaires, inaccessible au public depuis des décennies.

Le lieu n’est pas anodin. Le bâtiment — situé aujourd’hui rue Solidarności, anciennement Leszno — se trouvait pendant la Seconde Guerre mondiale à la frontière entre le petit et le grand ghetto de Varsovie, dans une zone qualifiée par l’occupant nazi de « partie aryenne ». Un passage secret reliait ces sous-sols au ghetto : par ce couloir clandestin furent exfiltrés des enfants juifs, mais aussi de la nourriture, des médicaments et même des armes. Ce même passage aurait contribué à sauver des vies, dans un silence qui a traversé les générations.

Les peintures sont apparues au moment où l’archive a été temporairement évacuée pour permettre la rénovation complète de l’étage. Un processus de conservation spécifique est en cours afin de documenter et stabiliser les œuvres avant le retour des archives à leur emplacement définitif — ce qui signifie que l’accès public aux fresques ne sera plus possible une fois les travaux achevés.

L’origine exacte des peintures demeure incertaine. Le conservateur des monuments de Varsovie, dépêché sur place, estime qu’elles ont été réalisées à différentes périodes durant la guerre. Certaines scènes présentent des motifs d’inspiration allemande, laissant envisager que l’espace ait servi, à un moment, de salle de repos pour des officiers allemands après la découverte du passage secret. D’autres éléments, au contraire, relèvent d’un style naïf et enfantin, suggérant des dessins réalisés par des enfants.

Cette hypothèse est renforcée par un autre fait historique : le bâtiment a également servi, durant une période de la guerre, d’hôpital accueillant des enfants juifs. Plusieurs fresques pourraient avoir été peintes pour apaiser et réconforter ces jeunes patients, plongés dans l’horreur du ghetto. Une autre théorie évoque une décoration initiale prévue pour un café lors de la construction du bâtiment, mais aucun élément probant ne vient, à ce stade, l’étayer.

L’un des rares témoins contemporains à avoir pu pénétrer dans ces sous-sols est Meir Bulka, chercheur spécialiste de la Pologne et président de l’organisation J-nerations, dédiée à la préservation de la mémoire juive en Europe. Il a reçu une autorisation exceptionnelle et unique pour documenter les fresques avant la fermeture définitive du site.

« L’entrée dans ces sous-sols est bouleversante », confie-t-il. « Marcher dans ces espaces obscurs où des enfants ont été sauvés, où leur destin est passé de l’ombre à la lumière — un motif qui traverse l’histoire juive — est une expérience impossible à décrire. Je suis profondément ému d’avoir pu voir et documenter ces traces, même si le public ne pourra jamais les contempler. »

Selon Bulka, l’analyse stylistique permet d’avancer une lecture en trois phases : une première, lorsque l’espace servait d’hôpital pour enfants juifs ; une seconde, lorsqu’il aurait été transformé en club d’officiers ; et une troisième, liée au projet — resté inachevé — d’y aménager un café. « Dans certaines fresques, on distingue des ambulances transportant des malades d’un côté à l’autre de la ville. Ailleurs, l’on perçoit une esthétique décorative ou même une forme de bande dessinée », explique-t-il.

L’identité des auteurs demeure inconnue. Certains dessins pourraient avoir été réalisés par des prisonniers juifs sur ordre des Allemands ; d’autres semblent manifestement l’œuvre d’enfants. Cette pluralité de mains et d’intentions confère à l’ensemble une force mémorielle rare, à la fois témoignage brut de survie et fragment intime d’une humanité résistante au cœur de la barbarie.

Dans une Varsovie presque entièrement détruite pendant la guerre, ce bâtiment figure parmi les rares édifices à avoir survécu intact. Les fresques révélées aujourd’hui constituent un document historique irremplaçable, rappelant que, même dans les lieux les plus secrets, la vie, l’art et l’espoir ont continué à s’exprimer — souvent pour sauver des enfants.

Mutinerie dans le cockpit : un pilote refuse de décoller et s’enferme dans l’avion — « Je ne bouge pas tant qu’on ne m’a pas payé »

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Un incident pour le moins inhabituel a paralysé une liaison commerciale au Mexique. Vendredi dernier, un pilote a refusé de décoller et s’est retranché dans le cockpit, invoquant des salaires impayés. La scène, filmée et relayée par les médias locaux, montre le commandant déclarer sans détour : « Cet avion ne décollera pas tant qu’on ne nous aura pas payé ce qui nous est dû ».

Selon l’Agence France-Presse (AFP), le pilote affirme que son employeur lui doit cinq mois de salaire ainsi que des frais de déplacement. La compagnie concernée serait MagniCharters, et le vol devait relier le nord du pays à Cancún. Face au refus du commandant, la rotation a été annulée.

Avant l’intervention des autorités, le pilote s’est adressé directement aux passagers, exprimant sa solidarité et son regret pour la situation. « Vous ne méritez pas cela », a-t-il expliqué, rappelant qu’il travaillait pour la compagnie depuis près de trois ans sans jamais manquer à ses obligations professionnelles. Il a également précisé être père de trois enfants, soulignant la dimension personnelle du différend salarial.

La situation a finalement été désamorcée par les forces de l’ordre : le pilote a été interpellé et les passagers évacués de l’appareil en toute sécurité. Aucun blessé ni dégât matériel n’ont été signalés.

Au-delà de l’anecdote spectaculaire, l’affaire relance le débat sur les conflits sociaux dans le transport aérien, la responsabilité des compagnies envers leurs équipages et les limites de l’action individuelle lorsqu’elle met en jeu la sécurité et la continuité du service. Si la revendication salariale est au cœur du litige, les autorités rappellent que toute perturbation du cockpit demeure une situation critique qui appelle une réponse immédiate.

Deux ans après qu’un missile a frappé sa maison, il remporte 24 millions de shekels au loto : « Ma femme ne sait encore rien »

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Deux ans après avoir vu sa maison directement touchée par un missile le 7 octobre 2023, un Israélien a vécu cette semaine un retournement de destin aussi brutal qu’inattendu. Après des mois d’évacuation dans un hôtel, une situation financière fragilisée et des inquiétudes quotidiennes liées à la parnassa, il s’est présenté au siège du Mifal Hapais avec un ticket de loto… gagnant de 24 millions de shekels.

« Depuis des mois, je me réveille chaque matin en pensant à comment courir après la subsistance et l’argent », confie-t-il. « Nous vivons dignement, mais souvent au prix de renoncements aux plaisirs simples de la vie. » Comme beaucoup de familles israéliennes touchées directement ou indirectement par la guerre, son quotidien était marqué par la prudence, la retenue et l’angoisse économique.

Le moment de la découverte tient presque de l’irréel. Un matin ordinaire, il consulte son ticket via l’application officielle. À l’écran apparaît le nombre 24, suivi de plusieurs zéros. « J’ai d’abord cru que j’avais gagné seulement 24 000 shekels », raconte-t-il. « Mon cœur battait à toute vitesse. J’ai appelé un ami qui habite juste à côté et je lui ai dit que je n’arrivais plus à respirer. »

L’ami, inquiet, a cru à un problème médical. « Quand il m’a vu arriver, pâle et agité, il ne comprenait pas ce qui m’arrivait. Je lui ai tendu le ticket et lui ai demandé de vérifier. Il l’a scanné et m’a dit : “Ce n’est pas 24 000… c’est 24 millions.” C’est seulement à ce moment-là que j’ai réalisé que j’avais gagné, et énorme. »

La nouvelle, pourtant, n’a pas encore été annoncée à la principale intéressée : son épouse. « Pour l’instant, ma femme ne sait absolument rien », confie-t-il avec un sourire. Il prépare une surprise soigneusement scénarisée : achat d’une bague en diamant, réservation dans son restaurant préféré, puis l’annonce au moment opportun. « Je sortirai la bague et je lui dirai que nous sommes devenus millionnaires. »

Après l’émotion, viennent les projets. Le couple envisage d’abord un long voyage à deux, d’au moins un mois, avant de penser à l’avenir des enfants : études, sécurité financière, et enfin ce nouveau véhicule dont la famille rêve depuis longtemps. Mais au-delà du confort matériel, le gagnant évoque aussi un rêve personnel longtemps mis de côté. « J’aime profondément la mer. J’ai toujours rêvé de devenir skipper, mais la pression de la vie m’en a empêché. Aujourd’hui, je sais que je vais enfin réaliser ce rêve. »

Malgré cette somme considérable, il insiste sur un point : sa vie ne basculera pas radicalement. « Je continuerai à travailler, mais avec moins de pression et moins d’heures. Je suis un homme croyant, je mets les téfilines chaque matin et je sais que tout vient d’En-Haut. Ma vie ne changera pas fondamentalement… peut-être qu’elle sera simplement un peu améliorée. »

De la destruction d’un foyer à un gain de 24 millions de shekels, ce parcours résume pour beaucoup d’Israéliens une réalité faite de chutes brutales, de résilience et, parfois, de miracles inattendus.

Netivot : les raisons qui poussent la ville à doubler sa population

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La ville de Netivot s’impose aujourd’hui comme l’un des phénomènes urbains les plus marquants du sud d’Israël. En l’espace d’une décennie, elle a déjà doublé son nombre d’habitants, et selon de nombreux acteurs du secteur immobilier, cette dynamique est loin d’être terminée. Au contraire : tout indique que Netivot est en passe de doubler une nouvelle fois sa population dans les années à venir, devenant ainsi un pôle résidentiel et économique de premier plan.

Pour Tsahi Alfasi, fondateur et dirigeant du groupe Alfasi, actif depuis près de dix ans dans la commercialisation de logements à Netivot, cette croissance repose sur une combinaison rare de facteurs structurels, économiques et humains. Son analyse, relayée dans le classement Duns 100, met en lumière les moteurs profonds de l’essor accéléré de la ville.

Le premier facteur est le prix de l’immobilier, nettement plus accessible que dans le centre du pays. Alors que de nombreuses familles israéliennes sont exclues du marché à Tel-Aviv, Ramat Gan ou Herzliya, Netivot offre encore la possibilité d’acquérir un logement neuf à des conditions réalistes, aussi bien pour des couples jeunes que pour des familles en quête d’espace et de stabilité. Cette accessibilité attire non seulement des résidents locaux, mais aussi des habitants du centre d’Israël prêts à changer de région pour améliorer leur qualité de vie.

À cela s’ajoute un développement urbain planifié et massif. Ces dernières années, Netivot a vu sortir de terre de nouveaux quartiers modernes, dotés d’infrastructures éducatives, culturelles et commerciales. Les municipalités et l’État ont investi dans les écoles, les crèches, les centres communautaires et les espaces publics, créant un environnement particulièrement attractif pour les familles. Selon Tsahi Alfasi, cette planification explique pourquoi la croissance de Netivot n’est pas anarchique, mais structurée et durable.

Un autre levier clé réside dans l’amélioration spectaculaire des transports. La connexion ferroviaire directe vers le centre du pays a transformé Netivot en ville accessible, permettant à de nombreux habitants de travailler à Beer-Sheva, Ashdod ou même dans le centre sans renoncer à un cadre de vie plus calme et abordable. Cette accessibilité a radicalement changé la perception de la ville, longtemps considérée comme périphérique.

Netivot bénéficie également d’un fort soutien gouvernemental. Située dans le sud du pays, elle profite de programmes d’incitation, d’aides à l’investissement et de projets nationaux visant à renforcer la périphérie israélienne. Ces politiques attirent non seulement des particuliers, mais aussi des investisseurs, convaincus que la valeur des biens immobiliers continuera d’augmenter à mesure que la ville se développera.

Selon Alfasi, la dimension communautaire et humaine joue aussi un rôle central. Netivot est perçue comme une ville chaleureuse, à forte identité, où il est plus facile de créer du lien social qu’au cœur des grandes métropoles. Cette qualité de vie, combinée à des coûts maîtrisés, explique pourquoi de nombreux habitants choisissent d’y rester sur le long terme, contribuant à une croissance démographique stable et continue.

Pour les investisseurs comme pour les futurs résidents, le constat est clair : Netivot n’est plus une ville « périphérique » au sens classique du terme. Elle est devenue un moteur de croissance démographique, un marché immobilier en pleine maturation et, selon ses promoteurs, l’un des paris urbains les plus prometteurs du sud d’Israël pour la décennie à venir.

« Pas juif » : à Tel-Aviv, la tolérance s’arrête là où commence l’identité juive

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Dans la ville qui se présente comme la vitrine du libéralisme, du pluralisme et de la démocratie israélienne, une frontière invisible mais de plus en plus assumée semble s’être imposée : tout est tolérable, ou presque, tant que cela n’est pas explicitement juif. Tel-Aviv se revendique ouverte à toutes les identités, à toutes les croyances et à toutes les expressions culturelles, mais lorsqu’il s’agit de pratiques religieuses juives visibles, la compréhension se transforme soudain en crispation, voire en hostilité.

Dans cette métropole qui se veut progressiste, des prières musulmanes en pleine rue, strictement séparées entre hommes et femmes, sont acceptées sans controverse majeure. Des prosternations publiques en direction de La Mecque, sur les trottoirs ou aux abords des axes routiers, sont perçues comme une expression culturelle légitime. Les appels du muezzin, dans certains quartiers, font partie du paysage sonore urbain. Dans le même temps, une prière juive séparée le jour de Yom Kippour, jour le plus sacré du calendrier hébraïque, devient un scandale national. La pose de téfilines dans l’espace public est parfois assimilée à une provocation. Le contraste est saisissant.

Ce double standard ne relève pas de l’anecdote. Il traduit une dérive idéologique profonde, où la tolérance proclamée devient conditionnelle. L’acceptation de l’autre semble dépendre non pas de la liberté individuelle, mais de l’effacement de l’identité juive dès lors qu’elle devient visible, assumée et fière. Dans cette logique, le judaïsme n’est plus perçu comme une composante naturelle de l’espace public israélien, mais comme une intrusion à contenir.

L’affaire a pris une tournure particulièrement révélatrice à l’approche de Hanouka. Alors que la fête célèbre la lumière, la résistance spirituelle et la continuité juive, des voix au sein du conseil municipal se sont élevées contre l’activité des centres Habad de la ville. Une élue est allée jusqu’à qualifier leur action de « lavage de cerveau » et de « religiosité imposée », appelant explicitement à les chasser de Tel-Aviv-Jaffa. Les mots employés n’étaient pas neutres. Ils visaient une institution juive dont l’action repose précisément sur le renforcement du lien identitaire, culturel et spirituel.

Cette hostilité contraste étrangement avec la tolérance affichée envers d’autres manifestations religieuses ou culturelles importées. Les festivités de Halloween, issues de traditions païennes puis chrétiennes, envahissent les rues sans susciter d’indignation politique. Les symboles de Noël sont adoptés par une population majoritairement juive, parfois au nom de la « culture globale ». Ces pratiques sont souvent présentées comme folkloriques, inoffensives, modernes. À l’inverse, une hanoukia sur une place publique devient, pour certains, un symbole oppressant.

La question qui se pose est alors simple, mais dérangeante : comment expliquer qu’au cœur de la première ville hébraïque moderne, l’expression visible du judaïsme soit perçue comme un problème, tandis que l’importation de traditions étrangères soit encouragée, voire célébrée ? Cette tendance dépasse la simple critique de la religion. Elle révèle une volonté plus large d’effacer progressivement les marqueurs identitaires juifs au profit d’un universalisme sélectif, dans lequel l’identité majoritaire doit se faire discrète pour ne pas « déranger ».

La tolérance véritable n’exige pas l’effacement de soi. Elle repose sur la capacité à accepter l’existence de l’autre sans exiger qu’il renonce à ce qu’il est. À Tel-Aviv, cette règle semble de plus en plus appliquée à sens unique. Les pratiques juives sont sommées de se cantonner à la sphère privée, tandis que d’autres expressions religieuses ou idéologiques bénéficient d’une indulgence bien plus large.

Ce phénomène est d’autant plus préoccupant qu’il s’inscrit dans un contexte global de remise en question de l’identité juive, y compris en Israël. À force de craindre l’accusation de « religiosité » ou de « coercition », certains élus semblent oublier que l’État d’Israël n’est pas un État neutre par accident, mais une nation fondée sur l’histoire, la culture et la continuité du peuple juif.

Avant de dénoncer l’antisémitisme à l’étranger, une introspection s’impose. Lorsqu’une ville israélienne envoie implicitement le message qu’il vaut mieux être chrétien, musulman ou même bouddhiste que juif pratiquant, le problème n’est plus seulement politique. Il devient identitaire. Et il appelle une réponse claire : assumer pleinement le judaïsme dans l’espace public, sans excuses et sans complexes.

 

L’administration Trump prépare un plan colossal de reconstruction de Gaza, estimé à 112 milliards de dollars

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Palestinians inspect the damage following an Israeli airstrike on the El-Remal aera in Gaza City on October 9, 2023. Israel continued to battle Hamas fighters on October 10 and massed tens of thousands of troops and heavy armour around the Gaza Strip after vowing a massive blow over the Palestinian militants' surprise attack. Photo by Naaman Omar apaimages

L’administration du président Donald Trump travaille actuellement sur un projet économique et stratégique d’une ampleur inédite visant à reconstruire la bande de Gaza, pour un coût estimé à plus de 112 milliards de dollars. Baptisée Project Sunrise (« Projet Aube »), cette initiative entend transformer la bande de Gaza, aujourd’hui dévastée, en un pôle touristique et économique régional, selon des informations révélées par le Wall Street Journal.

Le projet est piloté par Jared Kushner, gendre et ancien conseiller clé du président américain, en coordination avec Steve Witkoff, émissaire spécial pour le Moyen-Orient. Ensemble, ils ont élaboré une feuille de route présentée récemment à plusieurs gouvernements étrangers et investisseurs internationaux, notamment dans les pays du Golfe, en Turquie et en Égypte.

 

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Selon les documents de travail, qui comprennent une présentation stratégique d’une trentaine de diapositives, les États-Unis joueraient un rôle central en servant de « pilier financier » au projet. Washington envisagerait d’apporter près de 60 milliards de dollars sous forme de subventions et de garanties financières, le reste devant provenir de contributions internationales et d’institutions telles que la Banque mondiale.

Le plan repose sur une vision ambitieuse : faire passer les habitants de Gaza de camps temporaires et d’abris de fortune à des logements modernes, intégrés dans une économie tournée vers le tourisme, les services et l’immobilier côtier. À terme, près de 70 % du littoral de la bande de Gaza serait valorisé sous forme de zones hôtelières et de loisirs haut de gamme, inspirées du modèle de la Riviera méditerranéenne. Les concepteurs estiment que cette « monétisation » du littoral pourrait générer plus de 55 milliards de dollars de revenus à long terme.

Le programme est structuré en quatre grandes phases, étalées sur plus de vingt ans. La phase immédiate prévoit l’évacuation de près de 68 millions de tonnes de gravats, la neutralisation de munitions non explosées et d’infrastructures souterraines du Hamas, ainsi que la mise en place d’hôpitaux de campagne et de logements temporaires. La phase intermédiaire se concentrerait sur la construction de logements permanents, d’écoles, de routes et de réseaux électriques modernes. Enfin, la phase de long terme viserait à développer des centres touristiques, des hubs de transport et des projets immobiliers de prestige.

L’un des volets les plus symboliques du projet concerne la création d’une « nouvelle Rafah », pensée comme un centre administratif et urbain futuriste. Cette ville nouvelle pourrait accueillir environ 500 000 habitants, avec plus de 100 000 unités de logement, ainsi que des centaines d’institutions publiques, religieuses et éducatives, selon les informations relayées par la télévision publique israélienne.

 

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Si ce plan se veut porteur d’un message de reconstruction et de prospérité, il suscite déjà de nombreuses interrogations. Les défis sécuritaires, politiques et humanitaires restent considérables, tout comme la question de la gouvernance future de Gaza et du rôle des acteurs régionaux. Pour l’heure, Project Sunrise demeure au stade de proposition stratégique, mais il reflète clairement la volonté de l’administration Trump de redessiner en profondeur l’avenir économique de la bande de Gaza.

Hezbollah, Daech, Hamas – et désormais les Houthis : les organisations terroristes qui menacent Israël depuis la « nouvelle Syrie »

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Les services de sécurité israéliens suivent avec une inquiétude croissante l’évolution de la situation en Syrie, où l’affaiblissement du pouvoir central transforme progressivement le pays en un espace ouvert à de multiples organisations terroristes hostiles à Israël. Selon des sources sécuritaires, la disparition de l’autorité ferme qui prévalait à l’époque de Bachar el-Assad a laissé place à une réalité instable, marquée par la prolifération de milices armées et de groupes jihadistes opérant avec une liberté accrue.

Sur le terrain syrien opèrent aujourd’hui, parfois côte à côte, des éléments de Hezbollah, de Daech, du Hamas, du Jihad islamique palestinien, ainsi que des milices pro-iraniennes. À ce paysage déjà explosif se sont ajoutés des membres de la Jama’a Islamiya, branche affiliée aux Frères musulmans, devenue ces dernières années un acteur actif également sur le front syrien. Plus préoccupant encore pour Israël : des combattants houthis originaires du Yémen auraient récemment été identifiés en Syrie, certains évoquant ouvertement la possibilité d’un futur affrontement direct avec l’État hébreu.

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Au sein de Tsahal, on souligne la différence fondamentale entre l’ère Assad et la période actuelle. Le régime précédent, bien que hostile, maintenait une forme de dissuasion et de contrôle strict le long de la frontière avec Israël. À l’inverse, le nouveau pouvoir syrien, dirigé par Ahmad al-Sharaa, privilégierait un « calme industriel » qui, dans les faits, permet aux organisations terroristes de se renforcer, de s’implanter et de préparer leurs capacités opérationnelles sans réelle entrave.

Les responsables militaires israéliens estiment que ces groupes ne cherchent pas pour l’instant une confrontation immédiate, mais profitent du chaos syrien pour reconstruire des infrastructures, stocker des armes et améliorer leur coordination régionale. Hezbollah, en particulier, mènerait des efforts discrets mais constants pour rétablir ses réseaux militaires sur le territoire syrien, avec l’appui indirect de l’Iran.

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Un autre facteur de préoccupation réside dans l’implication américaine. D’importants investissements économiques américains en Syrie offriraient, selon des sources israéliennes, une forme de « protection politique » au nouveau régime syrien, lui donnant une marge de manœuvre diplomatique accrue. Cette situation aurait récemment encouragé des provocations symboliques, notamment lorsqu’une colonne de combattants armés a organisé une démonstration de force face à des soldats israéliens sur le sol syrien. À Tsahal, on souligne que l’incident aurait pu dégénérer rapidement.

Face aux appels, en Israël comme à l’étranger, en faveur d’un retrait ou d’une réduction de la présence militaire israélienne, la position de Jérusalem demeure ferme. Le gouvernement et l’état-major considèrent la présence de Tsahal dans les zones du Golan syrien comme un impératif stratégique. Elle vise à protéger directement les localités du nord d’Israël et à constituer un rempart contre toute infiltration jihadiste provenant d’un territoire syrien devenu, selon les mots de responsables sécuritaires, un « carrefour régional du terrorisme ».

Du champ de bataille en Ukraine à celui de Gaza : l’histoire hors norme du soldat K.

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Il a fui une guerre pour en rejoindre une autre. K., 20 ans, est monté en Israël depuis l’Ukraine après avoir perdu son père, tué au combat lors de la guerre russo-ukrainienne. Orphelin, nouvel immigrant et désormais soldat de combat dans la brigade Nahal, il incarne un parcours rare, marqué par une détermination hors du commun. « Je suis russo-ukrainien, mais je suis aussi juif », résume-t-il simplement.

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Arrivé en Israël avec un objectif clair – s’engager dans une unité combattante – K. a dû affronter un obstacle majeur : l’épilepsie. Pendant un an et demi, il s’est battu administrativement et médicalement pour faire relever son profil militaire. « Ils ne voulaient pas de moi. J’ai insisté, encore et encore. Je savais pourquoi je voulais servir ». Finalement, l’armée lui a donné sa chance. Incorporé en août, il savait exactement dans quoi il s’engageait : une brigade qui venait de passer près de deux années en combats intenses dans la bande de Gaza.

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Son parcours au sein du Nahal combine service militaire, engagement communautaire et esprit de mission. « Je n’ai pas eu peur. Mon père était combattant. Je connais le prix d’un champ de bataille ». Pourtant, il décrit une différence fondamentale entre ce qu’il imaginait et la réalité : « Ici, j’ai découvert une armée avec un cœur. Les commandants, les soldats, la solidarité – c’est le jour et la nuit par rapport à ce que j’ai connu ailleurs ».

Dans les bases d’entraînement comme sur le terrain, les moments symboliques prennent un relief particulier. Lors de l’allumage des bougies de Hanoucca, K. pense à ses proches restés en Ukraine. « J’espère qu’ils auront de l’électricité pour lire le message que je leur envoie ». Entre coupures de courant à des milliers de kilomètres et combats au sud d’Israël, sa vie se déploie sur deux fronts émotionnels.

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Le commandant du centre d’instruction du Nahal rappelle que la brigade sort tout juste de deux années de combats continus à Gaza et se prépare déjà à de nouvelles missions en Judée-Samarie. « Personne n’avait imaginé une guerre aussi longue. Mais dès le 7 octobre, les soldats ont avancé sans hésiter. Ce qui nous a portés, c’est l’esprit de corps et la mission », explique-t-il.

Pour K., ce récit collectif rejoint une histoire personnelle plus large, celle du peuple juif. « Des générations avant nous ont traversé des épreuves pires encore. Ce qui compte, c’est l’intention, la motivation. On peut tout surmonter ». Entre la mémoire d’un père tombé en Ukraine et l’engagement au sein de Tsahal, son itinéraire relie deux guerres, mais une seule identité assumée.