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Tzvi Yehezkeli met en garde : « Ça ne s’annonce pas bien du tout »

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Le journaliste et analyste israélien des affaires arabes Tzvi Yehezkeli a exprimé, ce mercredi, de vives réserves quant à la nouvelle « Conseil de la paix » annoncée par le président américain Donald Trump. Selon lui, la manière dont cette initiative débute soulève de sérieuses inquiétudes.

S’exprimant dans les médias israéliens, Yehezkeli a déclaré que la nature même de ce conseil reste floue. « Pour l’instant, on ne sait absolument pas ce qu’est cette “Conseil de la paix” de Trump. Il invite toutes sortes de personnes dont le lien avec la paix est, au mieux, très indirect », a-t-il averti.

L’analyste a particulièrement pointé la présence ou l’invitation envisagée de pays et d’acteurs qu’il considère comme problématiques. Il a rappelé le rôle du Qatar, qu’il accuse d’avoir financé le Hamas, ainsi que celui de la Turquie, dont les dirigeants ont publiquement salué les attaques du 7 octobre et soutiennent le Hamas. « Il voulait aussi inviter Vladimir Putin, et maintenant il invite Benjamin Netanyahu. On ne comprend pas vraiment vers où Trump veut aller », a-t-il ajouté.

Yehezkeli estime par ailleurs que les signaux actuels indiquent la mise en place progressive d’une administration de transition à Gaza qui, selon lui, « ressemble déjà à un processus de type Oslo ». « D’après la façon dont cela commence, pour l’instant, ça ne s’annonce pas bien du tout », a-t-il insisté.

Il a également rappelé qu’un an plus tôt, Donald Trump avait évoqué un projet de migration régionale qui avait finalement été abandonné. « Il aurait mieux valu se concentrer sur ce plan-là », a conclu l’analyste.

Plus tôt dans la journée, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a confirmé qu’il avait accepté l’invitation à participer au Conseil de la paix proposé par Trump, malgré les nombreuses interrogations qu’il suscite en Israël.

« Tu as envie d’exploser » : un ancien otage révèle un moment très difficile vécu dans une pharmacie

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La réinsertion dans la vie quotidienne après une captivité prolongée est un processus long, fragile et semé d’obstacles invisibles. C’est ce qu’a tenu à rappeler Bar Kuperstein, ancien otage, en racontant un épisode apparemment banal mais profondément déstabilisant qu’il a vécu récemment dans une pharmacie. Un incident mineur en apparence, mais qui illustre la charge émotionnelle extrême que continuent de porter les survivants de la captivité, longtemps après leur retour.

Dans un contexte déjà tendu par l’agression récente d’un autre ancien otage, Rom Braslavski, un débat public s’est ouvert en Israël sur la manière dont la société traite ceux qui ont traversé l’enfer et tentent aujourd’hui de se reconstruire. C’est dans ce climat que Bar Kuperstein a choisi de prendre la parole, afin de mettre des mots sur une réalité que beaucoup peinent encore à comprendre.

Invité sur le plateau de i24NEWS, il a relaté les faits avec une franchise désarmante. Il explique s’être rendu dans une pharmacie pour acheter des médicaments. Comme beaucoup d’anciens otages et de victimes de traumatismes reconnus par l’État, il bénéficie d’un document officiel lui permettant un « passage prioritaire », destiné à lui éviter des situations de stress prolongé, comme les longues files d’attente.

Après avoir patienté un certain temps, il arrive finalement au comptoir et présente au pharmacien son certificat de dispense de file. La réaction est immédiate et sèche : « Je ne reconnais pas ce genre de dispense », lui répond l’employé, sur un ton que Kuperstein décrit comme méprisant. À cet instant, la situation bascule.

Ce n’est que grâce à l’intervention rapide de sa mère, présente à ses côtés, et de plusieurs personnes dans la pharmacie qui l’ont reconnu et ont compris la gravité de la situation, que l’incident a pu être désamorcé avant de dégénérer. L’échange s’est arrêté là, mais les effets psychologiques, eux, ont été bien réels.

Bar Kuperstein décrit avec précision ce qu’il a ressenti à ce moment-là : un mélange de frustration, d’impuissance et de colère incontrôlable. « J’ai énormément de mal à rester debout longtemps et à être patient. À ce moment-là, j’ai eu comme un “écran noir”. Tout ce que tu ressens, c’est une envie d’exploser », a-t-il confié. Des mots forts, qui traduisent l’état de tension permanente dans lequel vivent encore de nombreux anciens otages.

Pour le grand public, ce type de réaction peut sembler disproportionné. Mais pour les spécialistes du trauma, elle est parfaitement compréhensible. Les survivants de captivité prolongée souffrent souvent de stress post-traumatique, d’hypervigilance, de troubles de la régulation émotionnelle et d’une sensibilité extrême aux situations perçues comme injustes ou humiliantes. Un simple refus, un regard condescendant ou une parole déplacée peuvent raviver en quelques secondes des souvenirs enfouis et déclencher une réaction intense.

Kuperstein insiste sur ce point essentiel : ce ne sont pas forcément les grandes agressions qui posent problème, mais les micro-événements du quotidien. « Même une chose minuscule peut nous enflammer en quelques secondes. Les gens doivent comprendre que nous avons traversé des choses extrêmement dures », a-t-il expliqué. Selon lui, la société israélienne doit apprendre à adapter son regard et son comportement face à ces survivants, non par pitié, mais par compréhension.

Son témoignage s’inscrit dans une réflexion plus large sur la responsabilité collective. Si l’État met en place des dispositifs administratifs – comme les dispenses de file ou les reconnaissances officielles – ceux-ci n’ont de sens que s’ils sont compris et respectés par ceux qui sont en première ligne du contact avec le public. Un pharmacien, un employé de banque ou un agent administratif n’a pas besoin de connaître les détails du passé d’un ancien otage, mais il a le devoir de faire preuve de respect et d’humanité.

L’intervention de la mère de Bar Kuperstein et des clients présents montre cependant un autre visage de la société israélienne : celui de la solidarité spontanée. Ces personnes ont perçu le danger émotionnel de la situation et ont agi immédiatement pour protéger un homme manifestement en détresse. Un geste simple, mais décisif, qui a permis d’éviter une escalade.

En prenant la parole publiquement, Bar Kuperstein n’a pas cherché à pointer du doigt un individu en particulier. Son objectif est ailleurs : sensibiliser. Il souhaite que son histoire serve d’exemple et rappelle que la réhabilitation des anciens otages ne se joue pas seulement dans les hôpitaux ou les cabinets de psychologues, mais aussi dans les interactions quotidiennes les plus ordinaires.

Son message est clair : la reconstruction est un chemin long, semé d’embûches, et chaque citoyen peut, par son attitude, soit faciliter ce parcours, soit le rendre encore plus douloureux. Comprendre cela, c’est déjà faire un pas vers une société plus attentive, plus responsable et plus humaine.

Vers une escalade majeure : Trump étudie des options « décisives » contre l’Iran, le régime menace de riposter sans retenue

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Les signaux d’une confrontation directe entre les États-Unis et la République islamique d’Iran se multiplient à un rythme préoccupant. Selon plusieurs sources concordantes, relayées notamment par le Wall Street Journal, le président américain Donald Trump cherche actuellement des options militaires qualifiées de « décisives » face au régime iranien, dans un contexte de répression interne sanglante et de crise économique aiguë à Téhéran.

D’après ce rapport, les responsables du Pentagone et de la Maison Blanche examinent une gamme d’options allant de frappes ciblées contre des infrastructures militaires iraniennes à des scénarios beaucoup plus ambitieux, incluant le renversement pur et simple du régime. Parmi les options plus limitées figure notamment une attaque directe contre les installations du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), pilier sécuritaire et idéologique du pouvoir iranien.

Washington hésite, mais n’exclut rien

Selon des responsables américains cités par le Wall Street Journal, Donald Trump n’a pas encore donné l’ordre de frapper l’Iran. Sa décision finale reste incertaine. Toutefois, le simple fait que ces discussions se poursuivent à un niveau aussi élevé montre que l’option militaire n’a pas été écartée. Au contraire, elle demeure sur la table comme réponse potentielle à la répression brutale des manifestations en Iran, qui aurait coûté la vie à des milliers de civils selon des estimations occidentales.

La Maison Blanche se trouve confrontée à une question stratégique majeure : est-il possible de faire tomber un régime étranger uniquement par des frappes aériennes, sans engagement terrestre massif ? D’anciens responsables américains et des experts militaires soulignent que l’histoire récente montre les limites de la puissance aérienne lorsqu’elle n’est pas accompagnée d’une dynamique interne suffisamment forte.

À cela s’ajoute une interrogation tout aussi cruciale : l’administration américaine est-elle prête à mener une campagne militaire prolongée ? Car si les manifestants iraniens retournent massivement dans les rues et appellent ouvertement au soutien de Washington, une telle opération pourrait s’étendre sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois, avec des conséquences régionales considérables.

Le régime iranien se prépare et menace ouvertement

Pendant que Washington débat, Téhéran se prépare. Des images diffusées ces dernières heures montrent des convois iraniens transportant des missiles et des drones à travers le pays, de nuit, suggérant un repositionnement stratégique de moyens militaires sensibles. Ces mouvements, attribués à des sources de renseignement ouvertes, indiquent que le régime anticipe une possible confrontation et cherche à disperser ou protéger ses capacités offensives.

Dans le même temps, le ton officiel de l’Iran se durcit. Dans une interview accordée au New York Times, le ministre iranien des Affaires étrangères a averti que, cette fois-ci, le régime ne ferait preuve d’aucune « retenue ». Selon lui, dans une logique de survie, l’Iran riposterait « avec tout ce qu’il a » en cas d’attaque. Une déclaration lourde de menaces, qui rompt avec la rhétorique plus prudente observée lors de certaines crises précédentes.

Frappes iraniennes hors de ses frontières

Preuve supplémentaire de l’escalade en cours, le CGRI a mené une attaque directe contre le quartier général de l’Armée nationale du Kurdistan en Irak, utilisant des drones et des missiles. Des victimes ont été signalées. Cette opération illustre la volonté de l’Iran de démontrer sa capacité à frapper au-delà de ses frontières et à ouvrir plusieurs fronts simultanément, un message clair adressé tant à Washington qu’à ses alliés régionaux.

Ce type d’attaque renforce les inquiétudes des États-Unis et de leurs partenaires quant au rôle déstabilisateur du CGRI dans l’ensemble du Moyen-Orient, de l’Irak à la Syrie, en passant par le Liban et le Yémen.

L’Europe divisée sur la question du CGRI

Sur le plan diplomatique, une fracture apparaît également au sein de l’Union européenne. Selon des informations relayées par des sources parlementaires, l’Espagne, la France et l’Italie bloquent actuellement une initiative visant à désigner officiellement le Corps des Gardiens de la Révolution islamique comme organisation terroriste.

Cette position suscite de vives critiques. Le député européen néerlandais Bart Groothuis, membre du groupe centriste-droit Renew Europe, s’est opposé publiquement à ces blocages, estimant qu’ils entravent une réponse européenne ferme face aux actions du CGRI. Pour ses partisans, classer les Gardiens de la Révolution comme organisation terroriste enverrait un signal politique fort et alignerait davantage l’Europe sur la position américaine et israélienne.

Une région au bord du basculement

Pris dans leur ensemble, ces éléments dressent le tableau d’une région au bord de l’embrasement. D’un côté, une administration américaine qui envisage sérieusement des options militaires « décisives » face à un régime iranien fragilisé par des troubles internes sans précédent. De l’autre, un pouvoir à Téhéran qui, acculé, multiplie les démonstrations de force et promet une riposte totale en cas d’attaque.

L’incertitude demeure quant à la décision finale de Donald Trump. Mais une chose est claire : la combinaison d’une crise économique profonde en Iran, d’une contestation populaire violemment réprimée, de mouvements militaires visibles et de divisions diplomatiques internationales crée un cocktail explosif. Chaque déclaration, chaque convoi de missiles, chaque frappe périphérique rapproche un peu plus la région d’un point de non-retour.

Dans ce contexte, Israël, directement menacé par les capacités balistiques et drones du CGRI, observe avec une attention extrême l’évolution de la situation. Les prochaines semaines pourraient s’avérer décisives, non seulement pour l’avenir du régime iranien, mais pour l’équilibre stratégique de tout le Moyen-Orient.


À bord d’un avion privé en provenance des États-Unis : la vérité derrière la photo qui a secoué l’aéroport Ben Gourion

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L’atterrissage, tôt ce matin, d’un avion privé en provenance des États-Unis à l’aéroport Aéroport Ben Gourion a déclenché une vague de rumeurs et une agitation inhabituelle dans les terminaux et sur les pistes. Très vite, une photo montrant plusieurs hommes menottés, encadrés par des policiers et des membres lourdement armés du service pénitentiaire israélien, a circulé sur les réseaux sociaux, alimentant toutes les spéculations possibles.

Dans les couloirs de l’aéroport, certains parlaient déjà d’une opération d’extradition spectaculaire, évoquant des « criminels israéliens » ramenés discrètement des États-Unis pour être jugés en Israël. L’impression était renforcée par le dispositif de sécurité visible : forces de police, agents du Service pénitentiaire israélien et combattants de l’unité spéciale Unité Nachshon, spécialisée dans les transferts de détenus à haut risque.

« Il y avait une foule autour de l’avion. Des gens filmaient de loin. Ce n’est pas tous les jours qu’on voit un tel déploiement de sécurité autour d’un jet privé », raconte un témoin présent sur place. Les images, captées à distance, montraient clairement des hommes entravés par des menottes, remis directement aux mains des autorités israéliennes dès leur descente de l’appareil.

Une rumeur qui enflamme les réseaux

En quelques minutes, la rumeur s’est propagée. Sur WhatsApp, Telegram et X, les messages se multipliaient, affirmant qu’il s’agissait d’un vaste coup de filet contre des figures du crime organisé, extradées en urgence depuis le sol américain. Certains allaient jusqu’à évoquer une coopération secrète entre Washington et Jérusalem dans le cadre d’un dossier pénal sensible.

La scène, inhabituelle dans un aéroport civil, a contribué à donner du crédit à ces hypothèses. L’unité Nachshon, en particulier, est connue pour intervenir dans des situations exceptionnelles : transferts de détenus dangereux, opérations complexes impliquant des risques sécuritaires élevés ou escortes de prisonniers dans des contextes sensibles. Sa présence a immédiatement été interprétée comme le signe d’une affaire criminelle majeure.

Une réalité très différente

La vérité, révélée quelques heures plus tard par des sources officielles, s’est avérée bien différente de ce que laissait croire la rumeur. Les hommes menottés ne sont pas des criminels israéliens extradés, mais un groupe de Palestiniens ayant immigré illégalement aux États-Unis.

Selon les informations communiquées, ces personnes avaient quitté la Judée-Samarie et s’étaient rendues aux États-Unis sans autorisation légale. Arrêtées par les autorités américaines de l’immigration, elles ont fait l’objet d’une procédure de renvoi. Pour des raisons logistiques et sécuritaires, leur rapatriement s’est effectué à bord d’un avion privé, affrété spécialement pour l’opération.

Une fois arrivés en Israël, les migrants ont été pris en charge par les autorités locales, avant d’être transférés vers les territoires de l’Autorité palestinienne. Le dispositif de sécurité renforcé n’était donc pas lié à une affaire criminelle de grande envergure, mais à la nécessité d’assurer un transfert sans incident, du moment de l’atterrissage jusqu’à la remise aux autorités compétentes.

Pourquoi une telle sécurité ?

La question demeure : pourquoi un tel déploiement, digne d’une opération antiterroriste, pour une procédure de renvoi migratoire ? Selon des responsables sécuritaires, la réponse tient à plusieurs facteurs. D’abord, la coordination internationale : l’opération impliquait des autorités américaines, israéliennes et palestiniennes, nécessitant une chaîne logistique précise et une sécurisation maximale.

Ensuite, la sensibilité du lieu. L’aéroport Ben Gourion est une infrastructure stratégique, où toute opération inhabituelle doit être strictement encadrée afin d’éviter des perturbations, des incidents ou des tentatives d’exploitation médiatique. Enfin, le statut des personnes transférées, originaires de zones sensibles sur le plan sécuritaire, justifiait une vigilance accrue, même en l’absence de soupçons criminels lourds.

La réaction officielle du Service pénitentiaire

Dans un communiqué publié après la diffusion massive des images, le Service pénitentiaire israélien a tenu à clarifier la situation. Il a indiqué que « ce jour, une activité opérationnelle coordonnée a été menée par la division des opérations du Service pénitentiaire, en coopération avec des ministères gouvernementaux et des partenaires internationaux, dans le cadre d’une assistance à la procédure de renvoi de personnes refusées d’entrée aux États-Unis depuis la Judée-Samarie ».

Le communiqué précise que l’opération comprenait « un accompagnement professionnel et opérationnel de l’unité Nachshon depuis l’aéroport Ben Gourion jusqu’au point de transfert en Judée-Samarie », et qu’elle s’est déroulée « conformément aux directives et en pleine coordination entre l’ensemble des acteurs concernés », sans incident particulier.

Quand l’image dépasse la réalité

Cet épisode illustre une nouvelle fois la puissance des images dans l’ère numérique. Une photo, sortie de son contexte, suffit à déclencher une avalanche de spéculations, parfois très éloignées de la réalité. Dans un pays comme Israël, où la sécurité et les opérations sensibles font partie du quotidien, la frontière entre information et interprétation est souvent ténue.

La présence d’hommes menottés, l’intervention d’une unité spéciale et l’atterrissage d’un jet privé en provenance des États-Unis ont constitué un cocktail parfait pour alimenter l’imaginaire collectif. Pourtant, derrière cette mise en scène spectaculaire se cachait une opération administrative et sécuritaire relativement routinière, bien que complexe sur le plan logistique.

Une affaire révélatrice du climat actuel

Si l’affaire n’a finalement rien d’un scandale criminel, elle révèle néanmoins le climat de tension et de méfiance qui règne actuellement. Dans un contexte régional instable, marqué par des enjeux sécuritaires majeurs et une attention médiatique constante, chaque mouvement inhabituel est immédiatement scruté, interprété et amplifié.

Elle met aussi en lumière le rôle délicat des autorités, contraintes d’agir avec discrétion et efficacité, tout en faisant face à une opinion publique avide d’images et de récits spectaculaires. Dans ce cas précis, la rapidité de la clarification officielle a permis de calmer les esprits, mais l’épisode restera comme un exemple frappant de la manière dont une simple photo peut, en quelques minutes, « enflammer » tout un pays.

Le jeune Naftali Zvi Kramer z”l, de la yeshiva Satmar, tué sur le chemin du retour d’une manifestation

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La communauté haredie en Israël est sous le choc après la mort tragique de Naftali Zvi Kramer z”l, élève de la yeshiva Satmar de Komemiyut, décédé dans un accident de la route particulièrement violent alors qu’il rentrait d’une manifestation contre les autopsies, organisée conformément aux directives de ses rabbins. Le drame s’est produit à l’entrée du moshav Komemiyut, sur la route 3533, et a plongé la communauté Satmar dans une profonde stupeur et un immense deuil.

Âgé de seulement 18 ans, Naftali Zvi Kramer est décédé à quelques semaines de son anniversaire. Résidant à Jérusalem, il faisait partie des élèves les plus prometteurs de la grande yeshiva Satmar de Komemiyut, où il était reconnu pour son sérieux, sa piété et son engagement spirituel. Sa disparition brutale a provoqué une onde de choc non seulement parmi ses camarades de yeshiva, mais aussi au sein de la large communauté haredie en Israël et à Jérusalem.

Selon les premiers éléments communiqués, l’accident s’est produit alors que Naftali Zvi et plusieurs autres étudiants marchaient sur le bas-côté de la route en direction de la yeshiva, après avoir participé à une manifestation contre les autopsies, sujet particulièrement sensible dans le monde ultra-orthodoxe. Un autobus de la compagnie Metropoline, transportant des jeunes filles haredies, circulait sur cet axe. D’après des témoignages recueillis auprès de passagères et d’étudiants présents sur les lieux, le véhicule roulait à une vitesse élevée. Les circonstances exactes de l’impact restent à éclaircir, et les autorités indiquent qu’il n’existe à ce stade aucune preuve formelle d’un acte intentionnel de la part du conducteur.

La police a ouvert une enquête afin de déterminer précisément les responsabilités et les conditions dans lesquelles l’accident s’est produit. Comme dans tout drame routier impliquant un décès, les enquêteurs examinent la vitesse du véhicule, la visibilité, l’état de la chaussée et la position exacte des piétons au moment de l’impact. En attendant les conclusions officielles, les responsables communautaires appellent au calme et au respect de la mémoire du jeune homme.

Naftali Zvi Kramer z”l est né à Jérusalem le 27 du mois de Chevat 5768. Il était le fils de Rabbi Issachar Dov Kramer, figure respectée parmi les hassidim de Satmar à Jérusalem, et de Mme Bracha Beila, issue également d’une famille profondément enracinée dans la tradition hassidique. Dès son plus jeune âge, il a été éduqué dans l’esprit de la Torah et de la hassidout. Il a étudié au Talmud Torah Satmar de Jérusalem, puis à la yeshiva Yitav Lev Satmar pour les jeunes, avant d’intégrer la grande yeshiva Yitav Lev de Rabbeinu Yoel de Satmar, considérée comme l’un des centres d’étude les plus prestigieux du courant Satmar.

Ses proches et ses enseignants décrivent un jeune homme discret, humble et profondément investi dans sa pratique religieuse. Il était connu pour son sérieux dans l’étude, sa rigueur morale et son attachement à la prière. Plusieurs témoignages soulignent qu’il consacrait un long moment de préparation avant chaque office, priant avec concentration et gravité, loin de toute agitation. « C’était un garçon noble, toujours souriant, avec une joie intérieure authentique », confie l’un de ses camarades, encore bouleversé par la perte.

Quelques semaines avant le drame, Naftali Zvi avait été aperçu lors de la visite de Rabbi Haïm Zvi Teitelbaum, fils aîné de l’Admor de Satmar, venu à la yeshiva de Komemiyut à l’occasion de l’inauguration d’un mikvé. Les images de ce moment, où l’on voit le jeune homme prier aux côtés du rabbin, ont depuis été largement partagées dans la communauté, renforçant le sentiment d’une perte cruelle et injuste.

La levaya (funérailles) s’est tenue dans la nuit, à minuit, au Beit Midrash Ohel Rahel Satmar, rue Yoel à Jérusalem, avant l’inhumation au mont des Oliviers. Des centaines de personnes, familles, amis, étudiants et membres de la communauté Satmar, se sont rassemblées pour accompagner Naftali Zvi Kramer z”l dans son dernier voyage, dans une atmosphère lourde de douleur et de recueillement.

Au-delà de la tragédie personnelle et communautaire, ce drame relance une fois de plus le débat sur la sécurité routière, notamment dans les zones où circulent à la fois des véhicules lourds et des piétons, en particulier lors de rassemblements ou de manifestations. Il rappelle également la tension persistante autour de la question des autopsies en Israël, sujet qui continue de provoquer de fortes mobilisations dans le monde haredi, au nom du respect des lois religieuses et de la dignité des défunts.

La communauté Satmar, en Israël comme à l’étranger, exprime son chagrin et son incompréhension face à la perte d’un jeune homme décrit comme un « ben aliyah », un élève en constante élévation spirituelle. Les messages de condoléances affluent, appelant à l’unité, à la prudence et à la sanctification de la vie, valeur centrale du judaïsme.

Que la mémoire de Naftali Zvi Kramer z”l soit une bénédiction. Que son souvenir inspire davantage de vigilance, de responsabilité et de respect de la vie humaine, afin qu’aucune autre famille n’ait à connaître une telle douleur.

Trump menace la France de droits de douane de 200 % pour forcer Macron à rejoindre sa “Conseil de paix”

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Le président américain Donald Trump a une nouvelle fois choisi l’arme économique pour imposer sa vision diplomatique. Cette fois, la cible est la France. Trump a publiquement menacé d’imposer des droits de douane de 200 % sur les vins et champagnes français si le président Emmanuel Macron refuse de rejoindre sa nouvelle initiative internationale baptisée « Conseil de paix », conçue comme une alternative directe aux Nations unies. L’annonce, faite à quelques jours du Forum économique mondial de Davos, a provoqué une onde de choc politique et économique en Europe.

Selon Trump, cette mesure vise à exercer une pression directe sur Paris afin d’obtenir une adhésion rapide à la nouvelle structure. Le président américain a déclaré sans détour que l’imposition de tels tarifs douaniers suffirait à convaincre la France de changer de position. Il a accompagné cette menace d’attaques personnelles contre Macron, affirmant devant la presse que « personne ne veut de lui de toute façon » et rappelant que son mandat s’achève l’an prochain, insinuant ainsi une perte imminente de légitimité politique.

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Cette escalade verbale et commerciale s’inscrit dans une stratégie plus large. Trump souhaite faire signer dès cette semaine, en marge du Forum de Davos, la charte fondatrice de son Conseil de paix, une instance qu’il présente comme plus efficace, plus directe et moins politisée que l’ONU. Le projet, initialement conçu dans le cadre d’un plan de reconstruction et de stabilisation de Gaza, a depuis été élargi à d’autres dossiers internationaux, suscitant de fortes réticences chez plusieurs alliés occidentaux.

Selon des informations rapportées par Bloomberg, Emmanuel Macron aurait formellement décliné l’invitation américaine. La France justifie ce refus par des inquiétudes liées au mandat extensible de la nouvelle structure et au risque d’affaiblissement durable des Nations unies. Paris craint que la participation à un tel Conseil ne consacre une marginalisation du multilatéralisme classique au profit de formats dominés par les grandes puissances, sans cadre juridique international clair.

La position française n’est pas isolée. D’après des sources diplomatiques, le Royaume-Uni, la Suède, les Pays-Bas, l’Allemagne et le Canada envisagent également de refuser l’invitation américaine. Ces pays partagent des préoccupations similaires quant à la nature du projet et à ses implications à long terme pour l’architecture internationale existante. L’idée d’un organe parallèle à l’ONU, capable de prendre des décisions majeures sans passer par les mécanismes multilatéraux traditionnels, suscite une inquiétude croissante en Europe.

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Trump, de son côté, assume pleinement cette rupture. Il considère que l’ONU est devenue inefficace, incapable de régler les crises majeures et gangrenée par des blocages politiques permanents. Sa stratégie repose sur la création de coalitions restreintes, composées d’États qu’il juge capables d’imposer des décisions concrètes. Dans cette logique, la participation n’est pas seulement politique, mais aussi financière. Selon plusieurs fuites, l’administration américaine envisagerait d’exiger des États candidats le paiement d’un milliard de dollars afin d’obtenir un siège permanent au sein du Conseil.

La menace de droits de douane massifs sur les vins et champagnes français a une portée symbolique et économique considérable. Les États-Unis constituent l’un des principaux marchés d’exportation pour ces produits emblématiques de la France. Une taxe de 200 % rendrait ces exportations largement non compétitives, frappant de plein fouet les producteurs, les négociants et l’ensemble de la filière viticole française. Cette pression économique directe illustre la manière dont Trump instrumentalise le commerce international pour atteindre des objectifs géopolitiques.

Cette stratégie n’est pas nouvelle. Ces derniers jours, Trump a déjà annoncé des droits de douane de 10 % contre huit pays opposés à son projet de transfert de souveraineté sur le Groenland au profit des États-Unis. Le recours systématique aux tarifs douaniers comme levier diplomatique devient ainsi un marqueur central de sa politique étrangère durant ce second mandat.

L’initiative du Conseil de paix a également suscité des réactions contrastées au Moyen-Orient. En Israël, certaines annonces liées à la composition de ce Conseil ont provoqué un malaise, notamment après la révélation que Trump avait invité le président russe Vladimir Poutine ainsi que le dirigeant biélorusse à rejoindre l’instance. Cette ouverture à des acteurs perçus comme hostiles ou ambigus inquiète quant aux équilibres qui pourraient émerger au sein de la nouvelle structure.

Pour Macron, le dilemme est complexe. Accepter l’invitation américaine reviendrait à cautionner une remise en cause profonde de l’ONU, pilier traditionnel de la diplomatie française. Refuser expose la France à des représailles économiques potentiellement lourdes. En ciblant directement un secteur emblématique, Trump cherche à créer une pression interne sur le gouvernement français, en misant sur la réaction des milieux économiques et agricoles.

Au-delà du bras de fer franco-américain, cette affaire révèle un changement de paradigme. La diplomatie internationale, sous l’impulsion de Trump, tend à se transformer en un champ de négociation transactionnel, où l’adhésion politique s’obtient par la contrainte économique. La question n’est plus seulement de savoir si la France rejoindra le Conseil de paix, mais si l’Europe acceptera durablement cette nouvelle manière de faire de la politique mondiale.

À Davos, où Trump souhaite officialiser son projet, le débat s’annonce explosif. La menace de droits de douane de 200 % sur les vins français pourrait n’être que le premier acte d’un affrontement plus large entre deux visions opposées de l’ordre international : celle d’un multilatéralisme institutionnel en crise, et celle d’un monde régi par la force économique et la pression directe.

Rapport alarmant : jusqu’à 1 500 combattants de l’État islamique se seraient évadés d’une prison dans l’est de la Syrie

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Un nouveau signal d’alerte majeur secoue le Moyen-Orient. Selon un rapport du média kurde Rudaw, relayé par l’agence Reuters, environ 1 500 combattants de l’organisation terroriste État islamique se seraient évadés d’une prison située dans la ville d’Al-Shaddadi, dans le nord-est de la Syrie. Si ces chiffres sont confirmés, il s’agirait de l’une des plus importantes évasions de djihadistes depuis la défaite territoriale du groupe en 2019, avec des conséquences potentielles lourdes pour la sécurité régionale et internationale.

La ville d’Al-Shaddadi se trouve dans une zone stratégique du gouvernorat d’al-Hasakah, longtemps considérée comme un bastion logistique de l’État islamique avant sa chute. Depuis plusieurs années, la région est sous le contrôle des Forces démocratiques syriennes, dominées par les Kurdes, avec un soutien indirect des États-Unis. Les prisons de cette zone abritent des milliers de combattants de Daesh capturés lors des combats en Syrie et en Irak, ainsi que des ressortissants étrangers venus rejoindre le califat autoproclamé.

Selon les informations publiées par Rudaw, l’évasion massive aurait eu lieu dans un contexte de grande instabilité sécuritaire, marqué par des affrontements persistants, des pressions militaires et un affaiblissement du contrôle autour de certains centres de détention. Les détails exacts de la fuite restent flous, mais la simple évocation d’un nombre aussi élevé de prisonniers en fuite a immédiatement suscité l’inquiétude des observateurs et des services de sécurité.

Ce type d’événement rappelle la fragilité structurelle du dispositif carcéral mis en place après la défaite de Daesh. Depuis des années, les autorités kurdes alertent sur le manque de ressources, de personnel et de soutien international pour gérer ces prisons surpeuplées, devenues de véritables bombes à retardement. Les tentatives d’attaques coordonnées contre des établissements pénitentiaires, menées par des cellules dormantes de l’État islamique, ont déjà eu lieu par le passé, notamment lors de l’assaut spectaculaire contre la prison de Ghweiran en 2022.

La possible évasion de 1 500 combattants intervient dans un climat régional particulièrement tendu. Le nord-est syrien connaît une recrudescence des violences, des affrontements sporadiques entre forces locales et groupes armés, ainsi qu’un contexte politique incertain lié aux rivalités entre acteurs régionaux. Dans ce cadre, la capacité des forces kurdes à maintenir un contrôle total sur des milliers de détenus djihadistes est de plus en plus remise en question.

Pour l’État islamique, même affaibli sur le plan territorial, ce type d’évasion représente une opportunité stratégique majeure. Les combattants évadés peuvent se disperser, rejoindre des cellules existantes, renforcer des réseaux clandestins ou tenter de traverser les frontières poreuses vers l’Irak ou d’autres zones instables. L’organisation terroriste a démontré à plusieurs reprises sa capacité à se régénérer à partir de noyaux réduits, en exploitant le chaos et les failles sécuritaires.

Les implications dépassent largement la Syrie. De nombreux détenus dans les prisons du nord-est syrien sont des ressortissants étrangers, originaires d’Europe, d’Asie centrale ou d’Afrique du Nord. Leur disparition complique encore davantage la question du retour, du jugement ou de la neutralisation de ces individus, un sujet déjà extrêmement sensible pour les gouvernements occidentaux. Une fuite massive alimente également le risque de retours clandestins et d’attentats inspirés ou coordonnés depuis l’étranger.

À ce stade, ni les autorités kurdes ni les forces internationales présentes dans la région n’ont confirmé officiellement le chiffre avancé par Rudaw. Toutefois, le silence ou la prudence des sources officielles ne suffit pas à rassurer. Les précédents montrent que même des évasions de moindre ampleur peuvent avoir des conséquences durables sur la stabilité locale.

Pour Israël, la situation est suivie de très près. La résurgence de Daesh, même indirecte, représente une menace supplémentaire dans un environnement déjà marqué par la présence de milices pro-iraniennes, de groupes jihadistes sunnites et par l’effondrement progressif de l’autorité centrale syrienne. La multiplication des foyers d’instabilité au nord et à l’est de la Syrie accroît le risque de débordements régionaux.

Cet épisode met une nouvelle fois en lumière l’échec de la communauté internationale à élaborer une solution durable pour les milliers de combattants de Daesh détenus depuis la fin du califat. Faute de tribunaux internationaux, de mécanismes de rapatriement efficaces ou de soutien logistique suffisant, ces prisons restent vulnérables. Chaque incident renforce le constat que la défaite militaire de l’État islamique n’a pas mis fin à la menace idéologique et sécuritaire qu’il incarne.

Si le chiffre de 1 500 évadés est confirmé, la région pourrait entrer dans une nouvelle phase de déstabilisation, avec une intensification probable des opérations terroristes, des recrutements et des attaques ciblées. Pour les pays de la région comme pour l’Occident, cette fuite serait un rappel brutal que Daesh, bien que privé de territoire, demeure un acteur dangereux capable de renaître à la faveur du chaos.

Le complexe de l’UNRWA à Jérusalem démoli : « le terrain revient sous contrôle de l’État »

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Les autorités israéliennes ont procédé ce mardi matin à une opération symbolique et hautement politique à Jérusalem. Les inspecteurs de l’Autorité foncière israélienne, accompagnés de forces de police, ont achevé la prise de contrôle du principal complexe de l’UNRWA dans le quartier de Maalot Dafna, au nord de la ville, avant d’entamer la démolition des structures. Cette action marque une étape supplémentaire dans la fermeture progressive des activités de l’agence onusienne en Israël, à la suite de l’adoption en 2024 d’une loi interdisant son fonctionnement sur le territoire israélien.

Le site concerné s’étend sur environ 46 dunams et est situé entre plusieurs axes urbains importants, à proximité de la zone de Givat HaTahmoshet. Il servait depuis des décennies de quartier général de l’UNRWA en Israël. Bien que les activités de l’agence sur place aient cessé il y a près d’un an, les autorités israéliennes affirment que le terrain est resté occupé illégalement par des entités liées à l’organisation. Selon l’Autorité foncière israélienne, l’opération de ce mardi visait à rétablir la pleine souveraineté de l’État sur un terrain public.

Les responsables israéliens soulignent que la démolition s’inscrit strictement dans le cadre de la loi votée par la Knesset, qui ordonne la cessation de toute activité de l’UNRWA en Israël. Cette législation a été adoptée dans un contexte de tensions extrêmes entre Israël et l’agence onusienne, après de graves accusations formulées par les autorités israéliennes concernant l’implication présumée de certains employés de l’UNRWA dans les activités du Hamas, y compris lors de l’attaque du 7 octobre. Israël affirme également que des infrastructures de l’UNRWA, notamment dans la bande de Gaza, ont été utilisées pendant des années à des fins terroristes.

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D’après les précisions fournies par l’Autorité foncière, le terrain récupéré fera l’objet d’un nouveau processus de planification urbaine avant d’être proposé au public. Les autorités ont toutefois indiqué qu’un bâtiment historique situé dans l’enceinte du complexe, connu sous le nom de « l’école de police », est classé pour conservation et ne sera pas détruit. Cette structure, héritage d’une période antérieure à la création de l’État d’Israël, sera intégrée à tout futur projet de développement.

Il s’agit du premier site de l’UNRWA à Jérusalem à être physiquement démoli depuis l’entrée en vigueur de la loi. Un autre complexe appartenant à l’agence, situé dans le secteur de Kafr Aqab, au nord de la ville, devrait également être évacué dans un avenir proche. Parallèlement, les autorités israéliennes ont intensifié leurs actions contre d’autres installations de l’organisation dans la capitale.

La semaine dernière, la police israélienne a ordonné la fermeture d’une clinique de l’UNRWA dans la Vieille Ville de Jérusalem. Cet établissement fonctionnait de manière continue depuis les années 1950 et fournissait des soins médicaux à des milliers de patients chaque année. De plus, les compagnies municipales de services publics ont annoncé que l’approvisionnement en eau et en électricité serait prochainement coupé dans les installations de l’UNRWA encore actives à Jérusalem, y compris un centre de formation professionnelle situé dans le nord de la ville, où étudient environ 350 jeunes issus de familles de camps de réfugiés.

L’UNRWA, créée en 1949, est la plus grande agence humanitaire opérant auprès des réfugiés palestiniens, en particulier dans la bande de Gaza. Elle emploie des milliers de personnes, dont plus de mille médecins et membres du personnel médical, ainsi que des enseignants, des travailleurs sociaux et des chauffeurs. En Israël, cependant, son rôle est devenu de plus en plus controversé au fil des années, culminant avec la décision gouvernementale de mettre fin à ses activités sur le territoire national.

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Les autorités israéliennes justifient cette politique par des considérations de sécurité nationale et par la nécessité, selon elles, de mettre un terme à ce qu’elles décrivent comme une instrumentalisation humanitaire au service d’organisations terroristes. Les responsables de l’UNRWA, de leur côté, rejettent ces accusations et affirment que la fermeture de leurs installations porte atteinte à des services essentiels, notamment dans les domaines de la santé et de l’éducation.

Sur le plan international, la démolition du complexe de Maalot Dafna risque d’alimenter de nouvelles critiques à l’encontre d’Israël, notamment de la part de certains États et d’organisations internationales attachés au rôle historique de l’UNRWA. Pour le gouvernement israélien, en revanche, cette opération est présentée comme une mesure de souveraineté légitime et comme un signal clair : les terrains publics de Jérusalem relèvent exclusivement de l’autorité de l’État.

La récupération de ce site stratégique, situé dans un secteur sensible de la capitale, s’inscrit aussi dans une dynamique plus large de réaffirmation du contrôle israélien sur Jérusalem. Pour les autorités, il ne s’agit pas seulement d’une question administrative ou foncière, mais d’un acte politique visant à redéfinir les rapports entre Israël, les institutions internationales et les organisations opérant sur son territoire.

Avec la démolition du complexe de l’UNRWA, une page se tourne à Jérusalem. Reste à savoir quelles seront les conséquences diplomatiques de cette décision, et comment l’avenir des services auparavant fournis par l’agence sera géré dans une ville où chaque geste administratif revêt une portée symbolique et stratégique considérable.

Les Kurdes abandonnés, la Syrie livrée aux islamistes : la trahison occidentale qui embrase le Moyen-Orient

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Ce qui se déroule aujourd’hui en Syrie n’est pas un simple épisode supplémentaire de la guerre civile la plus longue et la plus complexe du XXIᵉ siècle. C’est une rupture stratégique majeure dont les conséquences dépasseront largement les frontières syriennes. L’abandon progressif des Kurdes par les puissances occidentales, et en particulier par les États-Unis, a ouvert la voie à une recomposition violente où les islamistes, recyclés ou assumés, reprennent l’initiative militaire et politique.

Les Kurdes ont pourtant été l’épine dorsale de la lutte contre l’État islamique. À Kobani, à al-Hasakah, à al-Qamishli, ils ont payé un prix humain considérable pour stopper l’avancée de Daech lorsque la communauté internationale hésitait encore. Ils ont sécurisé des prisons où étaient détenus des milliers de djihadistes parmi les plus dangereux au monde. Ils ont maintenu une forme de stabilité locale dans un environnement totalement fracturé. Aujourd’hui, cette contribution est effacée d’un revers de main par des calculs géopolitiques à court terme.

La montée en puissance du régime de facto dirigé par Ahmad al-Sharaa, ancien cadre djihadiste relooké en interlocuteur politique, symbolise cette faillite morale. Sous couvert d’unité syrienne et de normalisation diplomatique, des factions islamistes avancent sur les territoires kurdes, provoquant des combats intenses, des déplacements de population et l’effondrement des dispositifs de sécurité. L’évasion de dizaines de prisonniers de l’État islamique n’est pas un accident logistique. C’est une conséquence directe du chaos provoqué par ce retrait politique et sécuritaire.

Les combats autour de Kobani sont particulièrement révélateurs. Cette ville, devenue symbole mondial de la résistance contre Daech, se retrouve à nouveau encerclée, attaquée, menacée. Les habitants fuient, conscients que l’histoire peut se répéter, mais cette fois sans le soutien massif de la coalition internationale. Les forces kurdes, regroupées au sein des Forces démocratiques syriennes, n’ont eu d’autre choix que de déclarer une mobilisation générale, appelant leur peuple à la résistance face à ce qu’ils perçoivent comme une tentative d’écrasement politique et militaire.

Cette situation n’est pas seulement tragique pour les Kurdes. Elle est dangereuse pour l’ensemble de la région. La libération, même partielle, de prisonniers de l’État islamique constitue une menace directe pour la sécurité régionale et internationale. Ces combattants ne disparaissent pas. Ils se réorganisent, se dispersent et alimentent de nouveaux foyers de violence. En laissant cette situation se développer, l’Occident envoie un message clair : l’engagement contre le terrorisme est conditionnel, réversible et subordonné à d’autres priorités.

Pour Israël, cette séquence est observée avec une inquiétude croissante. Elle confirme une leçon stratégique ancienne mais trop souvent ignorée : les alliances fondées uniquement sur des intérêts temporaires ne résistent pas aux changements politiques. Le sort réservé aux Kurdes est un avertissement brutal. Lorsqu’un allié devient encombrant ou politiquement coûteux, il peut être sacrifié sans état d’âme.

La Syrie devient ainsi un terrain d’expérimentation dangereux où des islamistes armés, parfois soutenus indirectement par des puissances régionales, testent les limites de la tolérance internationale. Les minorités, qu’elles soient kurdes, chrétiennes, druzes ou alaouites, se retrouvent exposées, sans protection réelle, dans un jeu qui les dépasse.

Ce chaos alimente un cycle de violence qui ne s’arrêtera pas aux frontières syriennes. Les Kurdes présents en Irak, en Turquie et ailleurs observent attentivement. L’idée que cette trahison restera sans réponse est illusoire. Une nouvelle phase d’instabilité régionale est en train de naître, nourrie par le sentiment d’abandon et par la radicalisation forcée de populations qui n’ont plus rien à perdre.

Drame de la crèche à Jérusalem : le témoignage bouleversant d’un père qui continuerait malgré tout à confier sa fille à l’établissement

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Le drame survenu dans une crèche du quartier de Romema à Jérusalem continue de provoquer une onde de choc dans tout le pays. Alors que l’enquête policière se poursuit et que la justice examine les responsabilités pénales possibles, le témoignage d’un père dont la fille se trouvait dans l’établissement au moment de la tragédie vient bouleverser encore davantage l’opinion publique. Benjamin Wesley, père d’un nourrisson de sept mois, a raconté les heures d’angoisse vécues après avoir appris que deux bébés avaient perdu la vie dans la crèche où sa fille était accueillie.

Dans un entretien accordé aux médias israéliens, il a décrit la panique qui s’est emparée des parents lorsque les premières informations ont commencé à circuler. Selon son récit, c’est un ami qui l’a alerté qu’un incident grave s’était produit dans la crèche. En tentant de joindre l’établissement, il a appris par une soignante que deux nourrissons avaient cessé de respirer. À partir de ce moment, tout s’est transformé en course contre la montre.

Le père explique s’être précipité sur place avec d’autres parents, découvrant une scène de chaos difficilement descriptible. Des enfants étaient évacués dans la confusion, parfois portés par des passants, tandis que les secours tentaient de prendre le contrôle de la situation. Il raconte avoir cherché sa fille désespérément, criant son âge et la couleur de ses vêtements, redoutant à chaque instant le pire. Selon lui, la scène était marquée par une immense détresse, des parents hagards et une absence totale de repères clairs.

Il souligne que, dans cette confusion extrême, les équipes du Magen David Adom ont constitué le seul point de stabilité. Les ambulanciers ont pris en charge les nourrissons et organisé leur transfert vers différents hôpitaux de Jérusalem. Pendant de longues heures, les parents sont restés sans information précise, dépendant d’appels téléphoniques et de messages envoyés dans l’espoir d’identifier leurs enfants parmi les blessés.

Ce n’est qu’après plus de deux heures d’angoisse qu’un ami est parvenu à localiser la fille de Benjamin Wesley à l’hôpital Hadassah. Lors d’un appel vidéo, il l’a vue allongée, équipée d’un masque à oxygène, mais vivante. Le père raconte avoir immédiatement couru à l’hôpital avec sa compagne. Sur place, les équipes médicales ont commencé à diffuser des photographies des enfants hospitalisés afin de permettre aux parents de les identifier. Le couple dit avoir vu des dizaines de clichés avant de recevoir la confirmation définitive que leur fille était hors de danger.

Au-delà de la peur et du choc, le témoignage de Benjamin Wesley a suscité une réaction particulièrement forte en raison de ses propos sur la crèche elle-même. Contrairement à de nombreuses critiques apparues après la diffusion d’images montrant des conditions jugées dégradantes à l’intérieur de l’établissement, il affirme avoir vécu une expérience totalement différente. Selon lui, sa fille revenait chaque jour calme, souriante et apaisée. Il explique que, comme de nombreux jeunes parents, ils avaient initialement ressenti une grande appréhension à l’idée de confier leur premier enfant à une crèche. Pourtant, dit-il, la soignante accueillait leur fille chaque matin avec chaleur et attention, donnant le sentiment d’un environnement professionnel et bienveillant.

Après la publication de photographies prises à l’intérieur de la crèche, montrant des conditions qui ont choqué une partie du public, Benjamin Wesley reconnaît avoir été profondément troublé. Il précise toutefois ne pas savoir si ces images reflètent la réalité quotidienne de l’établissement ou un moment particulier sorti de son contexte. Il insiste sur le fait que son vécu personnel contredit ce qu’il a vu dans ces clichés.

Ses déclarations les plus controversées concernent son affirmation selon laquelle il confierait de nouveau sa fille à cette crèche si elle rouvrait. Il reconnaît lui-même que ses propos peuvent sembler incompréhensibles, voire choquants, mais il explique se baser sur son expérience passée. Selon lui, la responsable de l’établissement exerce ce métier depuis environ trente ans sans qu’aucune plainte n’ait été signalée auparavant. Il affirme ne pas savoir ce qui s’est réellement produit ce jour-là et parle d’une « tragédie incompréhensible », allant jusqu’à évoquer une épreuve du destin.

Ce témoignage met en lumière la complexité émotionnelle de l’affaire. D’un côté, deux nourrissons ont perdu la vie dans un lieu censé assurer leur sécurité la plus élémentaire. De l’autre, certains parents expriment une confiance persistante envers une structure qu’ils percevaient comme fiable et attentionnée. Cette dissonance alimente un débat intense au sein de la société israélienne, entre exigence de justice, douleur des familles endeuillées et interrogation sur les responsabilités réelles.

L’enquête se poursuit, et les autorités n’ont pas encore établi les causes exactes du décès des deux bébés. Les procédures judiciaires en cours, y compris les débats autour des examens médico-légaux, visent à faire toute la lumière sur les faits. En attendant, la parole de parents comme Benjamin Wesley rappelle que derrière les titres et les procédures se cachent des vécus humains profondément marqués par la peur, la culpabilité, la confiance brisée et l’incompréhension.

Dans un pays déjà éprouvé par de nombreuses tensions, ce drame pose une question douloureuse et universelle : comment continuer à faire confiance après l’impensable, et comment concilier l’exigence de vérité avec la complexité des émotions humaines face à une tragédie impliquant des enfants.

Mais une question persiste, comment plus de 50 bébés pouvaient etre gardes en securité dans deux appartements adjacents et les parents savaient aussi que le nombre d’enfants etait tres eleves pour la capacité a les accueillir ? Qu’en est il de la responsabilité de ces parents autant que des propriétaires de cette creche ?

Le prix  » normal  » pour les parents est de 4000 shekels pour faire garder un seul enfant dans un michparton, cela pourrait expliquer aussi la raison de la presence illégale de ces crèches non homologués par l’État.