« Nous n’avons pas le privilège de financer l’éducation au refus de mourir pour Israël »

0
17
Soyez le premier informé - Rejoignez notre page Facebook.

Par Naomi Ken Coram — cofondatrice du Lobby des Serviteurs (Shdoulat Hamshartim)

La loi sur la régularisation du statut des étudiants des yeshivot est, pour l’instant, retirée de l’ordre du jour. C’est ce qu’a annoncé mardi une déclaration commune. Mais si l’on prend du recul sur les deux ans et demi écoulés, voici ce qu’on voit : deux ans et demi pendant lesquels la commission des Affaires étrangères et de la Défense s’est réunie des dizaines de fois pour rédiger une loi qui exonère une grande partie des citoyens du service militaire — pendant que l’armée criait famine en ressources humaines sur le terrain.

Les partisans de la loi ont utilisé, encore et encore, l’argument libéral en apparence : « On ne peut pas enrôler de force » et « on ne peut pas enrôler quelqu’un qui ne veut pas. » C’est précisément à cela que je veux répondre. Pas avec la réponse usée de « personne ne m’a demandé si je voulais, moi. »

L’État m’a éduquée à vouloir. Dès la maternelle, tout au long de l’école primaire et du lycée, l’État a investi massivement pour que mes camarades et moi soyons éduqués à n’avoir pas d’autre chemin. Il nous a exposés à des récits de bravoure, a insisté sur l’importance d’un État juif comme foyer sûr, nous a envoyés aux cérémonies du Jour du Souvenir pour que nous comprenions le poids de la responsabilité. Cela a continué avec les journées d’entraînement militaire préliminaire, les visites d’unités de combat, et l’encouragement intensif au service de qualité. L’État m’a même encouragée à fréquenter une prépare prémilitaire, a repoussé mon incorporation et a investi des budgets pour que j’arrive au centre de recrutement en tant que soldate contribuant davantage encore. Le désir de servir n’est pas quelque chose avec lequel on naît — c’est quelque chose que l’État d’Israël sait et doit produire.

La loi sur le service militaire est peut-être retirée de la table pour l’instant, mais elle l’est en même temps que le transfert de sommes colossales vers ce secteur. Et ces sommes ne sont pas destinées à résoudre le problème du « on ne peut pas enrôler par la force » — elles sont destinées à l’approfondir. Il s’agit du financement institutionnel de l’objection. Des budgets pour des institutions qui éduquent à déchirer les ordres de mobilisation et à crier « nous mourrons plutôt que de nous enrôler. » Au lieu d’investir dans des programmes qui renforceraient la motivation dans le secteur ultra-orthodoxe, ou dans des outils qui atténueraient la crainte du jeune haredi de « perdre sa harédité », le gouvernement — en plein round de combats contre l’Iran — continue simplement de financer l’argument du « mais ils ne veulent pas. » Au lieu de construire des ponts, il bâtit des murs avec des budgets.

Cela aurait peut-être fait moins mal si, dans les six derniers mois durant lesquels l’actuel round était planifié, des ressources avaient aussi été investies pour alléger le fardeau des soldats en service. Mais parallèlement à la préparation méticuleuse de l’offensive, il y a eu une préparation méticuleuse de la façon de charger encore davantage sur les familles de ceux qui servent. Des réservistes qui effectuaient des missions de soldats réguliers — simplement parce qu’il n’y en a pas assez — ont été contraints de rester pour une période indéterminée supplémentaire en vertu d’une ordonnance d’urgence. Ils ont laissé derrière eux des familles qui affrontent pour la millième fois une routine sous les tirs et une incertitude économique et psychologique.

Nous n’avons pas le privilège de financer une éducation au « nous mourrons plutôt que de nous enrôler », surtout pas quand c’est nous qui sommes tenus de vivre et de mourir pour ce pays.

Source : Ynet

Infos Israel News en direct d’Israël 

Ce qu'on vous cache - CQVC 

Rak Be Israel, le top d’Israël !