Interrogée sur les spéculations selon lesquelles elle aurait été écartée de la présidence de transition en raison de son refus de « partager » son prix Nobel de la paix, Machado a répondu sans détour qu’elle serait « heureuse de partager ce prix avec Trump », soulignant qu’il s’agissait selon elle d’une récompense symbolique décernée « au peuple vénézuélien dans son ensemble ».
Machado a tenu à préciser qu’elle n’avait pas parlé directement avec Trump depuis l’annonce de son prix Nobel en octobre dernier. Elle a toutefois reconnu que l’intervention américaine avait ouvert une fenêtre historique pour un changement de régime, tout en avertissant que la transition resterait fragile sans un ancrage démocratique solide.
Sur le terrain, la situation reste tendue. La nouvelle autorité de transition à Caracas fait face à des accusations de répression contre des journalistes et des militants favorables à l’opposition. Machado a appelé la communauté internationale à maintenir une pression constante afin d’éviter que la chute de Maduro ne se traduise par une simple continuité du système sous une autre forme.
Pour de nombreux Vénézuéliens, Machado incarne l’espoir d’un retour à la légitimité démocratique après des années de crise économique, d’exil massif et de répression politique. Son retour annoncé au pays pourrait devenir un moment décisif, à condition que les conditions de sécurité et de liberté politique soient réunies.







