L’uranium enfoui sous les décombres : Washington face au défi impossible de l’après-frappe

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Les bombes ont fait leur travail. Natanz est en ruines. Fordow est éventré. Ispahan ne produit plus rien. Mais l’uranium, lui, est toujours là. Enfoui sous des tonnes de béton et de ferraille, dans un état que personne ne maîtrise pleinement, il constitue désormais l’un des problèmes les plus complexes — et les moins médiatisés — de l’après-frappe. Une enquête du Wall Street Journal, relayée par Maariv, décrit un scénario de mission américaine d’une envergure sans précédent pour tenter de reprendre la main sur ce matériau fissile.

À ce jour, le matériau fissile de la République islamique — comprenant plus de 400 kg d’uranium enrichi à 60% et environ 200 kg supplémentaires enrichis à 20% — est enfoui en grande partie sous les décombres des installations nucléaires d’Ispahan et de Natanz, séquelles de la vague de frappes américano-israéliennes du mois de juin dernier. maariv

Ces chiffres, en apparence abstraits, ont une traduction concrète : même ensevelie, cette quantité d’uranium enrichi reste une ressource potentiellement exploitable, dans un contexte où la stabilité politique iranienne est loin d’être assurée. La question n’est plus seulement militaire. Elle est logistique, diplomatique, et existentielle.

De hauts responsables israéliens et américains reconnaissent que la situation actuelle ne constitue pas une solution durable. Eyal Hulata, ancien chef du Conseil national de sécurité israélien, a averti que mettre fin à la guerre sans traiter en profondeur les stocks de matières fissiles et les tunnels souterrains représenterait « un problème grave » que les deux pays seraient inévitablement contraints de résoudre, tôt ou tard. maariv

L’option envisagée par le Wall Street Journal est aussi spectaculaire que risquée : une opération terrestre d’envergure, mobilisant des milliers de forces spéciales américaines, des centaines d’engins de chantier, et une intervention directe sur des sites en territoire ennemi, dont certains seraient encore sous influence ou présence russe. Cette hypothèse — qui reste à ce stade un scénario de planification, pas une décision annoncée — illustre à quel point le problème de l’uranium dépasse le cadre de la guerre aérienne conventionnelle.

Car les bombes, même les plus puissantes, ne font pas disparaître la matière. Elles la déplacent, l’enfouissent, la contaminent — mais elles ne l’éliminent pas. Et dans un pays où les structures de contrôle sont désorganisées après l’élimination du commandement suprême, la question de savoir qui surveille ces stocks, et comment, n’a pas de réponse simple.

Ce problème résume à lui seul le paradoxe stratégique auquel Israël et les États-Unis font face au lendemain de leur succès militaire : ils ont détruit l’outil — mais pas la matière première. Ils ont décapité le régime — mais pas éliminé sa capacité de nuisance latente. L’after-war, comme l’appellent les planificateurs anglophones, commence là où les frappes s’arrêtent. Et il est infiniment plus difficile à gagner.

(Source : Maariv – https://www.maariv.co.il/news/world/article-1296919)

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