« L’Europe de 1939 au XXIe siècle » : quand Londres et Bruxelles prennent le parti du Hezbollah

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Le ministre belge des Affaires étrangères est venu à Beyrouth exprimer sa « solidarité » et s’est retrouvé sous les bombes. La ministre britannique réclame l’inclusion du Liban dans le cessez-le-feu. Et l’Espagne rouvre son ambassade à Téhéran 48 heures après la fin des hostilités. Pour un courant de commentateurs pro-israéliens, la séquence est limpide : l’Europe rejoue la partition de 1939, et cette fois encore, elle est du mauvais côté de l’histoire.

L’Europe face à la guerre Iran-Israël est le révélateur de cette analyse — celle d’observateurs qui considèrent que le Vieux Continent n’a tiré aucune leçon de ses propres erreurs historiques face aux régimes totalitaires.

Cooper, Pervouz, et le syndrome de l’apaisement

La ministre britannique des Affaires étrangères Yvette Cooper réclame que le Liban soit inclus dans l’accord de cessez-le-feu. Ses détracteurs lui opposent un argument simple : le Liban n’est pas une victime innocente de la guerre. C’est un État qui a laissé le Hezbollah transformer chaque village du Sud-Liban en dépôt de missiles, en base de lancement, en infrastructure militaire dissimulée derrière une population civile. Exiger que le cessez-le-feu protège le Liban sans que ses dirigeants aient à rendre compte de cette situation, c’est, selon cette lecture, protéger l’infrastructure terroriste sous couvert de protection humanitaire.

L’épisode belge est encore plus cinglant dans sa dimension symbolique. Le ministre belge des Affaires étrangères Maxime Pervouz s’est rendu à Beyrouth pour « exprimer sa solidarité » — et a été choqué de constater que des missiles israéliens frappaient à quelques centaines de mètres de l’ambassade belge pendant sa visite. La réponse que lui adressent ses critiques est directe : voilà à quoi ressemble le démantèlement d’une infrastructure terroriste. Israël ne suspend pas ses opérations militaires parce qu’un ministre européen est en visite dans la zone de combat. Le calendrier des opérations de Tsahal ne dépend pas de l’agenda diplomatique de Bruxelles.

1939 comme grille de lecture

L’analogie historique avec 1939 est volontairement provocatrice. Elle renvoie à la politique d’apaisement des démocraties européennes face à Hitler — la conviction, partagée par Chamberlain et Daladier, que céder aux exigences d’un régime agressif permettrait d’éviter la guerre. Le parallèle tracé ici est celui-ci : de même que l’Europe sacrifiait alors des États entiers pour satisfaire un dictateur, elle tente aujourd’hui de contraindre Israël à la retenue pour satisfaire simultanément l’opinion publique musulmane en Europe et le régime des Gardiens de la Révolution à Téhéran.

Mais la différence fondamentale avec 1939, souligne cette analyse, est précisément ce qui rend la comparaison moins tragique que farce : Israël en 2026 n’est pas le peuple juif sans défense de l’entre-deux-guerres. C’est une puissance technologique et militaire qui vient de mener une guerre directe contre l’Iran, d’éliminer l’intégralité du commandement militaire et sécuritaire de la République islamique en quarante jours, et de sortir du conflit avec une alliance stratégique renforcée avec Washington et plusieurs États du Golfe. Les condamnations de Bruxelles et de Londres n’ont, dans ce contexte, aucune prise opérationnelle sur la conduite des opérations israéliennes.

« Le convoi passe »

La conclusion de cette analyse tient en une phrase : le convoi passe. Pendant que Pervouz et Cooper pleurent sur Beyrouth et réclament des cessez-le-feu, Tsahal continue son travail. L’Israël de 2026 — dans l’orbite de Trump, adossé à une nouvelle architecture sécuritaire régionale — s’est affranchi de la dépendance aux validations européennes qui avait longtemps contraint sa marge de manœuvre diplomatique.

Ce n’est pas un constat de rupture définitive avec l’Europe — c’est la description d’un rapport de force qui a changé. L’Europe peut exprimer son indignation, condamner, exiger des cessez-le-feu et rouvrir des ambassades à Téhéran. Elle reste structurellement absente des négociations qui comptent — celles qui se tiennent à Islamabad entre Washington, Téhéran et leurs intermédiaires. Le Vieux Continent observe, réagit, proteste. Il ne décide pas.

Pour les partisans de cette ligne, c’est précisément en cela que 2026 diffère de 1939 : cette fois, l’histoire ne se laisse pas dicter par les capitales européennes.

 

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