Les Kurdes abandonnés, la Syrie livrée aux islamistes : la trahison occidentale qui embrase le Moyen-Orient

0
33
Soyez le premier informé - Rejoignez notre page Facebook.

Ce qui se déroule aujourd’hui en Syrie n’est pas un simple épisode supplémentaire de la guerre civile la plus longue et la plus complexe du XXIᵉ siècle. C’est une rupture stratégique majeure dont les conséquences dépasseront largement les frontières syriennes. L’abandon progressif des Kurdes par les puissances occidentales, et en particulier par les États-Unis, a ouvert la voie à une recomposition violente où les islamistes, recyclés ou assumés, reprennent l’initiative militaire et politique.

Les Kurdes ont pourtant été l’épine dorsale de la lutte contre l’État islamique. À Kobani, à al-Hasakah, à al-Qamishli, ils ont payé un prix humain considérable pour stopper l’avancée de Daech lorsque la communauté internationale hésitait encore. Ils ont sécurisé des prisons où étaient détenus des milliers de djihadistes parmi les plus dangereux au monde. Ils ont maintenu une forme de stabilité locale dans un environnement totalement fracturé. Aujourd’hui, cette contribution est effacée d’un revers de main par des calculs géopolitiques à court terme.

La montée en puissance du régime de facto dirigé par Ahmad al-Sharaa, ancien cadre djihadiste relooké en interlocuteur politique, symbolise cette faillite morale. Sous couvert d’unité syrienne et de normalisation diplomatique, des factions islamistes avancent sur les territoires kurdes, provoquant des combats intenses, des déplacements de population et l’effondrement des dispositifs de sécurité. L’évasion de dizaines de prisonniers de l’État islamique n’est pas un accident logistique. C’est une conséquence directe du chaos provoqué par ce retrait politique et sécuritaire.

Les combats autour de Kobani sont particulièrement révélateurs. Cette ville, devenue symbole mondial de la résistance contre Daech, se retrouve à nouveau encerclée, attaquée, menacée. Les habitants fuient, conscients que l’histoire peut se répéter, mais cette fois sans le soutien massif de la coalition internationale. Les forces kurdes, regroupées au sein des Forces démocratiques syriennes, n’ont eu d’autre choix que de déclarer une mobilisation générale, appelant leur peuple à la résistance face à ce qu’ils perçoivent comme une tentative d’écrasement politique et militaire.

Cette situation n’est pas seulement tragique pour les Kurdes. Elle est dangereuse pour l’ensemble de la région. La libération, même partielle, de prisonniers de l’État islamique constitue une menace directe pour la sécurité régionale et internationale. Ces combattants ne disparaissent pas. Ils se réorganisent, se dispersent et alimentent de nouveaux foyers de violence. En laissant cette situation se développer, l’Occident envoie un message clair : l’engagement contre le terrorisme est conditionnel, réversible et subordonné à d’autres priorités.

Pour Israël, cette séquence est observée avec une inquiétude croissante. Elle confirme une leçon stratégique ancienne mais trop souvent ignorée : les alliances fondées uniquement sur des intérêts temporaires ne résistent pas aux changements politiques. Le sort réservé aux Kurdes est un avertissement brutal. Lorsqu’un allié devient encombrant ou politiquement coûteux, il peut être sacrifié sans état d’âme.

La Syrie devient ainsi un terrain d’expérimentation dangereux où des islamistes armés, parfois soutenus indirectement par des puissances régionales, testent les limites de la tolérance internationale. Les minorités, qu’elles soient kurdes, chrétiennes, druzes ou alaouites, se retrouvent exposées, sans protection réelle, dans un jeu qui les dépasse.

Ce chaos alimente un cycle de violence qui ne s’arrêtera pas aux frontières syriennes. Les Kurdes présents en Irak, en Turquie et ailleurs observent attentivement. L’idée que cette trahison restera sans réponse est illusoire. Une nouvelle phase d’instabilité régionale est en train de naître, nourrie par le sentiment d’abandon et par la radicalisation forcée de populations qui n’ont plus rien à perdre.

Infos Israel News en direct d’Israël 

Ce qu'on vous cache - CQVC 

Rak Be Israel, le top d’Israël !