« Le tigre s’est révélé être un chat boiteux, borgne et ébouriffé » : la chute de la puissance iranienne vue par Ben Caspit

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Trente ans. C’est le temps qu’il a fallu à certains analystes israéliens pour arriver à ce moment et ne pas parvenir à y croire. Ben Caspit, journaliste et éditorialiste de Maariv, l’un des plus fins observateurs de la menace iranienne en Israël, a mis des mots sur ce que beaucoup ressentent devant l’effondrement militaire de Téhéran.

L’expression « jours historiques » est trop petite pour ces jours-ci, selon Caspit. Les vétérans de la menace iranienne peinent à croire ce qui se déroule. Après trois décennies de scénarios cauchemars, de terreur glacée face à la puissance iranienne — avec ses milliers de missiles balistiques, ses Gardiens de la Révolution, sa force Qods, ses centrifugeuses, ses installations souterraines, son « espace d’immunité » et son industrie du terrorisme à travers tout le Moyen-Orient — Israël et l’Amérique démantèlent ce château de cartes presque sans effort. maariv

L’image choisie par Caspit est dévastatrice : le tigre iranien, celui qui faisait trembler les chancelleries depuis des décennies, s’est révélé être un chat boiteux, borgne et ébouriffé. C’est une métaphore qui dit tout sur l’écart entre la réputation construite et la réalité militaire effective.

Comment en est-on arrivé là ? La réponse est multiple. D’un côté, des décennies d’investissements israéliens dans la renseignance, les opérations clandestines et la préparation de scénarios d’attaque précis contre les infrastructures iraniennes. De l’autre, une armée de l’air américaine dont la supériorité technologique s’est révélée écrasante dès les premières heures du conflit, avec des bombardiers B-2 qui ont traversé les défenses iraniennes comme si elles n’existaient pas.

Il y a aussi la fragilité intrinsèque du système iranien : un régime construit sur la propagande de sa propre puissance, sur la culture de l’intimidation et de la dissuasion, mais dont les systèmes réels — radars, missiles sol-air, chaînes de commandement — n’étaient pas à la hauteur du mythe.

Caspit, en vétéran du journalisme de défense, sait que ce n’est pas fini. Que l’Iran peut encore frapper, que ses proxies restent actifs, que les missiles continuent de tomber. Mais le tournant symbolique est là : le tigre a été exposé. Et dans la psychologie des conflits au Moyen-Orient, c’est un changement d’une portée considérable. La peur que Téhéran avait soigneusement cultivée depuis trois décennies a pris un coup dont elle ne se relèvera peut-être pas — quelle que soit la suite des opérations militaires.

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