Le « modèle vénézuélien » : Trump durcit le siège contre Cuba

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Le président américain Donald Trump a franchi un nouveau cap dans la confrontation avec Cuba en signant un décret d’urgence nationale visant ce qu’il décrit comme des menaces directes pour les intérêts des États-Unis. Cette décision marque un durcissement significatif de la politique américaine à l’égard de La Havane et s’inscrit dans une stratégie assumée de pression maximale, inspirée de la méthode déjà appliquée contre le régime vénézuélien.

Selon les informations rendues publiques, ce décret prévoit notamment l’imposition de droits de douane et de sanctions économiques contre les pays qui approvisionnent Cuba en pétrole et en carburant. Dans les faits, cette mesure vise principalement le Mexique, identifié comme l’un des fournisseurs essentiels d’énergie pour l’île. En s’attaquant directement aux flux énergétiques, Washington cherche à toucher le cœur même du fonctionnement de l’État cubain.

D’après le Financial Times, la situation énergétique de Cuba est déjà critique. Le pays ne disposerait plus que de 15 à 20 jours de réserves de carburant, une donnée qui illustre la fragilité extrême du système. Les conséquences sont visibles sur le terrain : de larges zones du pays subissent déjà des coupures d’électricité prolongées, affectant aussi bien les foyers que les hôpitaux, les transports et les infrastructures de base.

Ces pannes ne sont pas seulement un désagrément quotidien. Elles ont un impact direct sur l’économie cubaine, déjà affaiblie par des années de sanctions, une dépendance énergétique structurelle et une baisse drastique des revenus liés au tourisme. L’électricité est indispensable au fonctionnement des industries, à la conservation des aliments et à l’approvisionnement en eau. En ciblant indirectement ce secteur, l’administration Trump accentue une pression systémique sur l’ensemble de la société cubaine.

Le président Trump n’a d’ailleurs pas cherché à masquer ses intentions. Interrogé sur le sujet lors de la première du film Melania, il a déclaré que Cuba « ne survivra pas ». Cette phrase, volontairement brutale, résume l’approche actuelle de la Maison-Blanche : provoquer un effondrement progressif du régime par l’asphyxie économique plutôt que par une intervention militaire directe.

Cette stratégie est souvent qualifiée de « modèle vénézuélien ». Elle repose sur l’idée qu’un siège prolongé, combiné à des sanctions ciblées sur les ressources vitales, finit par créer une pression interne insoutenable. L’objectif n’est pas seulement d’affaiblir l’État, mais de pousser la population à remettre en cause le pouvoir en place, en espérant une implosion politique ou un changement de régime.

Dans le cas cubain, ce choix n’est pas anodin. Le régime de La Havane a démontré par le passé une capacité de résilience importante face aux sanctions américaines. Cependant, le contexte actuel est différent. La disparition du soutien massif du Venezuela, la crise économique mondiale et les difficultés structurelles internes rendent Cuba beaucoup plus vulnérable qu’auparavant.

Les autorités cubaines n’ont, pour l’instant, pas détaillé publiquement leurs contre-mesures. Néanmoins, les pénuries de carburant, la réduction des transports publics et les restrictions énergétiques laissent peu de marge de manœuvre à court terme. Toute interruption prolongée de l’approvisionnement en pétrole risque d’aggraver les tensions sociales, dans un pays déjà marqué par des manifestations sporadiques et un mécontentement croissant.

Sur le plan international, la décision américaine suscite des interrogations. Sanctionner indirectement des pays tiers pour leurs relations commerciales avec Cuba constitue une escalade diplomatique potentielle. Le Mexique, en particulier, pourrait se retrouver au cœur d’un bras de fer politique avec Washington, pris entre ses engagements régionaux et la pression économique américaine.

Pour Donald Trump, cette stratégie s’inscrit dans une vision plus large de la politique étrangère : utiliser la puissance économique des États-Unis comme levier principal pour remodeler des régimes jugés hostiles. Plutôt que des interventions militaires coûteuses et impopulaires, il privilégie une guerre économique de longue durée, misant sur l’usure.

Reste à savoir si ce calcul portera ses fruits. Si le siège économique peut affaiblir le régime cubain, il risque également de provoquer une crise humanitaire accrue et de renforcer le discours anti-américain de La Havane. L’histoire a montré que les sanctions prolongées ne conduisent pas toujours à un changement de régime, mais elles transforment durablement la vie des populations.

Une chose est certaine : avec ce décret d’urgence nationale, les États-Unis ont clairement signalé que la phase de pression maximale contre Cuba est entrée dans une nouvelle dimension. Les prochaines semaines, marquées par l’évolution des réserves de carburant et la capacité du régime à maintenir les services essentiels, seront déterminantes pour mesurer l’impact réel de cette stratégie de siège.

 

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