Le ministre de l’Éducation en déclaration dramatique : si ça arrive, les grandes vacances seront raccourcies

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La guerre ne frappe pas seulement les fronts militaires. Elle s’insinue aussi dans le calendrier scolaire, dans la vie quotidienne de millions de familles israéliennes, dans la question que posent les parents depuis des semaines : combien de temps encore les enfants vont-ils rater l’école, et qui va payer le prix de ces mois perdus ? Ce matin, le ministre de l’Éducation Yoav Kish a apporté une réponse partielle — et une avertissement concret.

Le ministre de l’Éducation Yoav Kish s’est exprimé aujourd’hui sur la possibilité d’une modification de la structure de l’année scolaire en cours, dans le cas où la guerre se prolongerait au-delà des prévisions. Selon le ministre, le système doit être prêt pour tout scénario dans lequel les combats se poursuivraient durant les prochains mois, ce qui affecterait directement les vacances des élèves. srugim

« Il faut se préparer à la situation où la guerre se poursuivra après Pessah », a précisé Kish. srugim Et la conséquence directe de ce scénario est énoncée sans détour : « Dans ce cas — les grandes vacances seront raccourcies » srugim, a-t-il déclaré, dans le cadre de la tentative de combler les lacunes scolaires accumulées pendant les mois de campagne militaire.

Une année scolaire en lambeaux

Pour comprendre l’ampleur du problème, il faut revenir sur ce qu’a été cette année scolaire depuis l’automne. Des semaines entières de cours suspendus à cause des alertes et des restrictions sécuritaires dans les zones exposées aux tirs. Des établissements fermés dans le nord et dans d’autres zones de tension. Des enseignants mobilisés comme réservistes. Des élèves en abri, en ligne, ou simplement à la maison. Le cumul de ces absences forcées représente un déficit pédagogique réel, que ni les cours à distance ni les rattrapages improvisés n’ont pu combler entièrement.

C’est ce déficit que Kish cherche à adresser avec l’outil le plus évident dont il dispose : le temps. Si la guerre continue et que les vacances scolaires de Pessah et d’été constituent les seules marges de manœuvre disponibles, alors c’est sur ces marges qu’il faudra rogner pour reconstituer les heures d’enseignement perdues.

Le conflit avec Smotrich : une guerre dans la guerre

La déclaration du ministre intervient dans un contexte de friction ouverte avec le ministre des Finances. Le ministre des Finances Bezalel Smotrich a envoyé hier une lettre à Kish, avec une demande sans équivoque : récupérer les jours d’école perdus pendant la guerre sur le dos des prochaines grandes vacances. srugim

La demande de Smotrich est donc identique dans son résultat à ce qu’annonce Kish — mais la logique et le calendrier politique diffèrent. Smotrich veut une décision immédiate et directe. Kish, lui, conditionne toute modification à un accord avec les organisations syndicales enseignantes. Le ministre de l’Éducation a clairement indiqué à Smotrich qu’il devait s’adresser aux organisations des enseignants, car il s’agit d’une décision qui dépend des accords avec les systèmes représentant les personnels enseignants. srugim

Ce renvoi vers les syndicats n’est pas anodin. Il signifie que Kish refuse d’endosser seul une décision impopulaire — raccourcir les vacances est rarement bien accueilli par les familles et les enseignants — et qu’il distribue la responsabilité politique vers des acteurs qui ont leur propre légitimité et leurs propres contraintes de négociation.

Ce que ça dit de la société israélienne en guerre

La querelle entre les ministères de l’Éducation et des Finances sur les jours de classe perdus est, en apparence, une dispute bureaucratique mineure dans un pays en guerre. En réalité, elle révèle quelque chose de plus profond : la tension entre l’urgence militaire et la continuité de la vie normale, entre la gestion du présent et la préparation de l’avenir.

Des centaines de milliers d’enfants israéliens ont grandi dans une année scolaire hachée, fragmentée par des sirènes et des abris. Leurs parents jonglent entre le travail, la garde des enfants et l’anxiété permanente. Les enseignants opèrent dans des conditions qui n’ont rien d’ordinaire. Raccourcir les grandes vacances, c’est demander à tout ce système — déjà sous tension maximale — de tenir encore un peu plus longtemps, sans répit.

La décision finale appartient à une négociation à trois : le ministère de l’Éducation, le ministère des Finances et les syndicats. Ce qui est certain, c’est que la guerre, elle, n’attendra pas les conclusions de cette négociation pour décider de son propre calendrier.

Source : Srugim

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