Le Liban efface le mot « résistance » de ses médias officiels — et ce geste dit tout

0
24
Soyez le premier informé - Rejoignez notre page Facebook.

Un mot a disparu des ondes libanaises. Un seul mot — mais il pesait des décennies de politique, d’identité et de complicité tacite avec une organisation armée qui tenait le pays en otage. Le ministère libanais de l’Information a donné instruction aux médias officiels du pays de supprimer le terme « résistance » de leurs contenus et de le remplacer systématiquement par « Hezbollah ». Une directive simple, presque administrative dans sa formulation — et pourtant chargée d’une signification politique considérable.

Le ministère libanais de l’Information a demandé aux médias officiels du pays de supprimer le mot « résistance » de leurs émissions et de le remplacer par « Hezbollah ». Le terme « résistance » a également été retiré des déclarations publiées par le Hezbollah, y compris l’expression « Résistance islamique », diffusées par l’agence de presse nationale, la chaîne de télévision officielle libanaise et la radio libanaise — selon le journal libanais Al-Mouden. walla

Le même journal a explicité la portée politique de ce changement terminologique. Selon Al-Mouden, « cette instruction représente un changement significatif dans le discours médiatique libanais, et signifie que le Liban ne reconnaît plus la ‘résistance’ et que celle-ci a perdu sa couverture politique officielle. En conséquence, ceux qui combattent Israël sont considérés comme des hors-la-loi. Le bras armé du Hezbollah, engagé dans des combats, n’est plus classé par l’État comme une force de résistance, mais comme une faction armée opérant en dehors de l’autorité de l’État. » walla

Des sources ont indiqué à Al-Mouden que la directive a suscité des discussions au sein des institutions médiatiques, entre rédacteurs en chef et responsables de département, qui ont informé leurs équipes que la décision était officielle et devait être appliquée par tous, et que le terme « résistance » ne serait plus utilisé dans les contenus médiatiques officiels. walla

Ce changement de vocabulaire n’est pas cosmétique. Pendant des décennies, le qualificatif de « résistance » conférait au Hezbollah une légitimité politique et morale que son statut d’organisation armée inféodée à l’Iran n’aurait jamais pu lui valoir seul. En acceptant ce terme, l’État libanais cautionnait implicitement l’idée que la lutte armée contre Israël relevait d’un droit national — et non d’une milice au service d’une puissance étrangère.

Ordonner aujourd’hui aux médias officiels de nommer le Hezbollah par son nom — et seulement par son nom — revient à déshabiller publiquement l’organisation de sa plus précieuse protection sémantique. C’est reconnaître que le « bras armé » n’est pas un acteur de souveraineté nationale, mais un groupe paramilitaire qui opère en dehors de l’autorité de l’État. Cette clarification formelle ouvre théoriquement la voie à des mesures concrètes de désarmement, de démantèlement ou au moins de marginalisation institutionnelle.

Le Liban, pays longtemps incapable de dire tout haut ce que beaucoup pensaient tout bas, vient de franchir une ligne symbolique dont les conséquences pratiques restent à mesurer — mais dont la direction est claire.

(Source : Walla – https://news.walla.co.il/break/3824135)

Infos Israel News en direct d’Israël 

Ce qu'on vous cache - CQVC 

Rak Be Israel, le top d’Israël !