Le Hamas tente de se recycler au pouvoir : 10 000 de ses « policiers » exigent une place dans le futur gouvernement de Gaza

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Selon une information de l’agence Reuters, le Hamas mène actuellement une manœuvre politique majeure en coulisses : l’organisation terroriste chercherait à intégrer environ 10 000 de ses policiers dans le futur appareil administratif de la bande de Gaza, במסגרת d’un nouvel organe de gouvernance palestinien soutenu par les États-Unis. Une initiative qui suscite déjà une opposition attendue d’Israël, et qui pose une question centrale : peut-on réellement démanteler le Hamas tout en recyclant ses hommes dans le pouvoir local ?

D’après des sources citées par Reuters, le Hamas aurait donné instruction à ses membres de coopérer avec la “Commission de gestion de Gaza”, une structure en cours de constitution destinée à administrer la bande de Gaza après la phase militaire du conflit. Cette commission bénéficierait d’un soutien américain, dans le cadre des discussions internationales sur « le jour d’après » à Gaza. En parallèle, le Hamas aurait rassuré ses policiers et cadres sécuritaires, leur promettant qu’ils seraient intégrés aux nouveaux mécanismes administratifs et sécuritaires.

Cette information intervient alors qu’Israël martèle, depuis le début de la guerre déclenchée après le massacre du 7 octobre, que le Hamas ne pourra avoir aucun rôle politique, sécuritaire ou administratif dans Gaza à l’issue du conflit. Pourtant, la réalité sur le terrain est plus complexe : le Hamas dispose encore d’un réseau humain structuré, notamment à travers sa police intérieure, qui a longtemps assuré le contrôle civil quotidien de la population gazaouie.

Les 10 000 policiers évoqués par Reuters ne sont pas une force marginale. Avant la guerre, la police du Hamas constituait l’un des piliers de son pouvoir, chargée du maintien de l’ordre, de la surveillance interne, du contrôle des manifestations, et de l’application stricte des règles imposées par le mouvement islamiste. Leur intégration dans un nouvel appareil administratif reviendrait, de facto, à maintenir une continuité directe entre l’ancien régime du Hamas et une future gouvernance prétendument “réformée”.

Selon Reuters, le Hamas présente cette démarche comme un geste pragmatique, affirmant vouloir éviter le chaos administratif et sécuritaire dans la bande de Gaza. L’organisation chercherait à se repositionner, non plus comme autorité exclusive, mais comme acteur incontournable du système, en se fondant partiellement dans des structures nouvelles tout en conservant son influence humaine et institutionnelle.

Du point de vue israélien, une telle évolution est inacceptable. Intégrer des policiers du Hamas dans un gouvernement soutenu par les États-Unis équivaudrait, selon des responsables israéliens cités dans d’autres dossiers similaires, à blanchir une organisation terroriste responsable du massacre de civils, de viols, d’enlèvements et de crimes de guerre. Même sans uniforme vert ou drapeau du Hamas, ces hommes restent, aux yeux d’Israël, des agents d’un appareil terroriste.

Cette révélation de Reuters intervient dans un contexte particulièrement sensible : l’élimination ciblée de hauts responsables du Hamas se poursuit. Ces derniers jours, Tsahal a confirmé l’élimination de Ra’ad Hussein Saad, chef d’état-major de la production de l’aile militaire du Hamas et l’un des architectes du massacre du 7 octobre, selon le porte-parole de Tsahal. Ce contraste est frappant : alors que l’armée israélienne neutralise les cerveaux militaires du Hamas, l’organisation tente simultanément de sauver son bras administratif et sécuritaire.

Du côté américain, la position officielle reste prudente. Washington soutient l’idée d’une administration palestinienne “responsable” et “non terroriste” à Gaza, sans toutefois avoir présenté de plan détaillé et public sur les critères exacts d’exclusion ou d’intégration des personnels existants. La question des policiers du Hamas constitue donc une zone grise explosive : faut-il privilégier la stabilité immédiate ou la rupture totale avec le passé ?

Les observateurs soulignent que cette tentative d’intégration n’est pas nouvelle dans l’histoire des conflits asymétriques. D’autres organisations armées ont, par le passé, cherché à se fondre dans des structures étatiques après une défaite militaire partielle, afin de préserver leur influence à long terme. Le Hamas semble aujourd’hui appliquer une stratégie similaire : perdre du terrain militairement, mais survivre politiquement.

Pour Israël, le risque est évident : voir Gaza administrée demain par un appareil “civilo-sécuritaire” composé en grande partie d’anciens hommes du Hamas reviendrait à préparer la prochaine confrontation, sous une forme différente mais avec les mêmes acteurs. Comme l’ont répété à plusieurs reprises les dirigeants israéliens, la démilitarisation de Gaza ne peut être crédible sans un démantèlement humain et institutionnel du Hamas.

À ce stade, aucune décision officielle n’a été annoncée. Mais une chose est claire : la bataille pour l’avenir de Gaza ne se joue plus seulement sur le champ de bataille, elle se joue aussi dans les couloirs diplomatiques, les commissions de gouvernance et les listes de personnel. Et le Hamas, malgré les coups sévères qu’il a subis, n’a manifestement pas renoncé à y jouer un rôle central.

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