Le complexe de l’UNRWA à Jérusalem démoli : « le terrain revient sous contrôle de l’État »

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Les autorités israéliennes ont procédé ce mardi matin à une opération symbolique et hautement politique à Jérusalem. Les inspecteurs de l’Autorité foncière israélienne, accompagnés de forces de police, ont achevé la prise de contrôle du principal complexe de l’UNRWA dans le quartier de Maalot Dafna, au nord de la ville, avant d’entamer la démolition des structures. Cette action marque une étape supplémentaire dans la fermeture progressive des activités de l’agence onusienne en Israël, à la suite de l’adoption en 2024 d’une loi interdisant son fonctionnement sur le territoire israélien.

Le site concerné s’étend sur environ 46 dunams et est situé entre plusieurs axes urbains importants, à proximité de la zone de Givat HaTahmoshet. Il servait depuis des décennies de quartier général de l’UNRWA en Israël. Bien que les activités de l’agence sur place aient cessé il y a près d’un an, les autorités israéliennes affirment que le terrain est resté occupé illégalement par des entités liées à l’organisation. Selon l’Autorité foncière israélienne, l’opération de ce mardi visait à rétablir la pleine souveraineté de l’État sur un terrain public.

Les responsables israéliens soulignent que la démolition s’inscrit strictement dans le cadre de la loi votée par la Knesset, qui ordonne la cessation de toute activité de l’UNRWA en Israël. Cette législation a été adoptée dans un contexte de tensions extrêmes entre Israël et l’agence onusienne, après de graves accusations formulées par les autorités israéliennes concernant l’implication présumée de certains employés de l’UNRWA dans les activités du Hamas, y compris lors de l’attaque du 7 octobre. Israël affirme également que des infrastructures de l’UNRWA, notamment dans la bande de Gaza, ont été utilisées pendant des années à des fins terroristes.

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D’après les précisions fournies par l’Autorité foncière, le terrain récupéré fera l’objet d’un nouveau processus de planification urbaine avant d’être proposé au public. Les autorités ont toutefois indiqué qu’un bâtiment historique situé dans l’enceinte du complexe, connu sous le nom de « l’école de police », est classé pour conservation et ne sera pas détruit. Cette structure, héritage d’une période antérieure à la création de l’État d’Israël, sera intégrée à tout futur projet de développement.

Il s’agit du premier site de l’UNRWA à Jérusalem à être physiquement démoli depuis l’entrée en vigueur de la loi. Un autre complexe appartenant à l’agence, situé dans le secteur de Kafr Aqab, au nord de la ville, devrait également être évacué dans un avenir proche. Parallèlement, les autorités israéliennes ont intensifié leurs actions contre d’autres installations de l’organisation dans la capitale.

La semaine dernière, la police israélienne a ordonné la fermeture d’une clinique de l’UNRWA dans la Vieille Ville de Jérusalem. Cet établissement fonctionnait de manière continue depuis les années 1950 et fournissait des soins médicaux à des milliers de patients chaque année. De plus, les compagnies municipales de services publics ont annoncé que l’approvisionnement en eau et en électricité serait prochainement coupé dans les installations de l’UNRWA encore actives à Jérusalem, y compris un centre de formation professionnelle situé dans le nord de la ville, où étudient environ 350 jeunes issus de familles de camps de réfugiés.

L’UNRWA, créée en 1949, est la plus grande agence humanitaire opérant auprès des réfugiés palestiniens, en particulier dans la bande de Gaza. Elle emploie des milliers de personnes, dont plus de mille médecins et membres du personnel médical, ainsi que des enseignants, des travailleurs sociaux et des chauffeurs. En Israël, cependant, son rôle est devenu de plus en plus controversé au fil des années, culminant avec la décision gouvernementale de mettre fin à ses activités sur le territoire national.

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Les autorités israéliennes justifient cette politique par des considérations de sécurité nationale et par la nécessité, selon elles, de mettre un terme à ce qu’elles décrivent comme une instrumentalisation humanitaire au service d’organisations terroristes. Les responsables de l’UNRWA, de leur côté, rejettent ces accusations et affirment que la fermeture de leurs installations porte atteinte à des services essentiels, notamment dans les domaines de la santé et de l’éducation.

Sur le plan international, la démolition du complexe de Maalot Dafna risque d’alimenter de nouvelles critiques à l’encontre d’Israël, notamment de la part de certains États et d’organisations internationales attachés au rôle historique de l’UNRWA. Pour le gouvernement israélien, en revanche, cette opération est présentée comme une mesure de souveraineté légitime et comme un signal clair : les terrains publics de Jérusalem relèvent exclusivement de l’autorité de l’État.

La récupération de ce site stratégique, situé dans un secteur sensible de la capitale, s’inscrit aussi dans une dynamique plus large de réaffirmation du contrôle israélien sur Jérusalem. Pour les autorités, il ne s’agit pas seulement d’une question administrative ou foncière, mais d’un acte politique visant à redéfinir les rapports entre Israël, les institutions internationales et les organisations opérant sur son territoire.

Avec la démolition du complexe de l’UNRWA, une page se tourne à Jérusalem. Reste à savoir quelles seront les conséquences diplomatiques de cette décision, et comment l’avenir des services auparavant fournis par l’agence sera géré dans une ville où chaque geste administratif revêt une portée symbolique et stratégique considérable.

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