Les officiers de sécurité des localités de l’enveloppe de Gaza affirment que Tsahal a commencé à appliquer un nouveau mécanisme de réduction des équipes de garde : tout réserviste mobilisé au sein de ces équipes qui part en permission, en repos ou pour cause de maladie, ne peut plus reprendre le service, le système bloquant désormais toute possibilité de le remobiliser.
Dans les faits, affirment les habitants de l’Otef, il s’agit d’une érosion progressive des équipes de défense, la force opérationnelle se réduisant jour après jour, sans aucune capacité de combler le manque d’effectifs qui en résulte.
Selon les chefs des autorités locales des localités collées à la barrière de sécurité, il ne restera d’ici quelques jours plus de réponse suffisante aux missions de surveillance et de défense des localités. Dans l’une des localités de l’enveloppe de Gaza qui avait été envahie par les terroristes le 7 octobre, il ne restera dimanche que 12 membres de l’équipe de garde : « Nous avons six personnes qui attendent d’être mobilisées, mais il n’y a pas d’autorisation pour les remobiliser », a déclaré l’un des responsables.
« Il y a des gens qui pourraient rejoindre la section de défense locale, mais le service du personnel bloque cela depuis déjà dix jours », a-t-il ajouté. « Le poste de commandement a fermé, le portail est abandonné, et nous traversons les jours de brouillard les plus difficiles de l’année, ce qui augmente le risque d’infiltration — c’est un véritable abandon. D’un côté, on ne peut pas nous garantir qu’il n’y a pas d’intention de raid, de l’autre, on nous retire les forces de défense. »
Des sources au sein de Tsahal expliquent qu’il s’agit d’un élément de la réduction générale des réservistes, et que, techniquement, et jusqu’à nouvel ordre, il n’est pas possible de mobiliser des réservistes, y compris pour les équipes de garde.
Les chefs des autorités de l’Otef ainsi que le mouvement « Avenir pour l’Otef » ont envoyé ce matin une lettre urgente au ministre de la Défense Israel Katz, exigeant l’arrêt immédiat de la réduction des équipes de garde : « La sécurité des habitants de l’Otef n’est pas un poste budgétaire à couper. Les leçons du 7 octobre ne s’apprennent pas par des déclarations, mais en préservant la première ligne de défense des localités. »
Dans le cadre de cette démarche, les chefs des autorités et le mouvement « Avenir pour l’Otef » réclament l’arrêt immédiat des réductions et coupes prévues, la tenue d’un dialogue et d’une concertation avec les chefs des autorités avant tout changement du dispositif de sécurité civile, ainsi que la garantie d’un budget et d’une organisation stables pour les équipes de garde, assurant une stabilité sur le long terme.
L’armée n’a pas répondu pour l’instant à la demande de réaction ; sa réponse sera publiée dès réception.
Liens internes
Sur la défense des localités de l’Otef, retrouvez notre article sur la manière dont le kibboutz Nir Am a été sauvé des terroristes du Hamas le 7 octobre, ainsi que notre article sur la frustration des habitants de Beeri après l’enquête sur le 7 octobre.



