Tsahal a achevé les procédures disciplinaires visant les derniers combattants ayant mené l’épisode de mutinerie au sein du bataillon Tzabar, de la brigade Givati. Les procès des quatre derniers soldats concernés se sont clôturés, parmi lesquels un soldat jugé pendant sa propre permission de libération.
Trois des soldats ont été condamnés à 30 jours d’emprisonnement, écartés du combat et transférés hors du service combattant. Le quatrième, jugé pendant sa permission, a été condamné à 20 jours d’emprisonnement, avec la même sanction d’exclusion du combat et de transfert.
Au total, 14 meneurs de l’événement ont été condamnés à 30 jours d’emprisonnement, à l’exclusion du combat et au transfert hors du service combattant. En parallèle, une quatre-vingtaine d’autres combattants ayant quitté la base puis étant revenus suivront, avec leurs commandants, un processus disciplinaire et éducatif destiné à renforcer la discipline, les valeurs et les normes attendues des combattants de Tsahal.
Un différend autour des symboles du bataillon à l’origine de la crise
L’épisode a débuté après que des dizaines de combattants du bataillon Tzabar ont quitté la base de Sde Teiman sans l’autorisation de leurs commandants, en signe de protestation contre la décision du commandant du bataillon de retirer des panneaux métalliques portant les slogans de moral des sections et compagnies, liés à une tradition du bataillon opposant les recrues plus jeunes aux plus anciennes. Une centaine de soldats environ avaient pris part à ce mouvement ; la plupart sont retournés à la base peu après.
Les procès ont été menés par le commandant de la brigade Givati, le colonel Netanel Shamcha. Deux soldats supplémentaires, également identifiés parmi les meneurs, se sont présentés durant la nuit et seront jugés ultérieurement. Un soldat ne s’était pas encore présenté à son procès au moment de la clôture de la procédure ; une décision le concernant doit encore être communiquée.
Au sein de Tsahal, la décision du commandant du bataillon avait été soutenue dès le début de l’affaire, l’armée ayant précisé qu’elle distinguerait le traitement réservé aux meneurs de l’événement de celui appliqué aux combattants qui les avaient suivis. Le bataillon Tzabar revenait alors de quatre mois de combats au Liban, et ses soldats devaient enchaîner sur une période de service courant avant un déploiement prévu vers le secteur de Gaza.
Le commandant de la brigade Givati a par ailleurs qualifié l’épisode d’événement disciplinaire grave, sans équivalent au sein de Tsahal ni, en particulier, au sein de la brigade Givati, tout en saluant l’engagement des combattants et commandants concernés durant la guerre — rappelant toutefois que les valeurs exigées sur le champ de bataille doivent aussi prévaloir en temps ordinaire.
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