En Israël, la sécurité de l’aviation civile vient de franchir un nouveau palier. Le Centre national de diagnostic des passagers, le Malan, a publié de nouvelles directives, plus strictes et plus détaillées, destinées à l’ensemble des compagnies aériennes qui desservent le pays. Cette évolution intervient après la décision de l’État d’Israël de durcir ses exigences de sécurité dans le secteur aérien et de modifier les règles de déclaration concernant les équipages qui volent vers Israël et depuis Israël, dans le but d’améliorer la sécurité de l’aviation civile.
Le Malan résume lui-même l’esprit de sa décision : les compagnies aériennes devront déclarer les membres de leur équipage dès 48 heures avant le décollage, afin de laisser aux services concernés le temps de s’organiser et de renforcer la sécurité.
Désormais, toute compagnie aérienne opérant sur ces lignes devra transmettre les données complètes et détaillées de son équipage au plus tard 48 heures pleines avant l’heure de décollage prévue vers le pays. Une exigence stricte et inédite, qui doit permettre à l’ensemble des organismes et dispositifs chargés de la sécurité, du filtrage et des vérifications de disposer d’un délai de préparation long, conséquent et particulièrement approfondi par rapport à ce qui est généralement pratiqué dans le reste du monde.
Selon le Malan, ce délai supplémentaire doit permettre d’améliorer de façon sensible et significative la réponse sécuritaire globale apportée aux portes d’entrée aériennes du pays. La décision de revoir la politique en vigueur et de fixer des règles plus strictes s’inscrit dans une démarche plus vaste, approfondie et globale, visant à élever le niveau de sécurité, de contrôle et de protection de l’espace aérien civil.
Cette démarche repose sur une conviction claire : une image de renseignement, d’information et de diagnostic précise de toutes les personnes entrant sur le territoire — en particulier les membres d’équipage, qu’il s’agisse du personnel navigant ou des équipes au sol qui font fonctionner les différents vols — est jugée critique et indispensable à la préservation de la sécurité de l’État, de la sécurité des appareils et de la sécurité des passagers.
Le processus de diagnostic précoce et approfondi doit offrir aux services de sécurité un délai suffisant et une marge de temps nécessaire pour effectuer des contrôles préalables, croiser les données, les détails et les informations sécuritaires, et garantir pleinement qu’aucune menace, aucun danger et aucun élément non autorisé ne puisse profiter du statut et de la fonction d’un membre d’équipage pour porter atteinte à la sécurité du vol ou à celle de l’État et de ses habitants.
Mais ce premier signalement, 48 heures avant le départ, n’est que la première étape. Les nouvelles directives mettent en place un mécanisme de contrôle, de supervision et de déclaration à plusieurs niveaux, serré et continu, destiné à garantir un suivi constant et rigoureux de tout changement ou évolution susceptible de survenir dans la composition de l’équipage avant le vol concerné.
Concrètement, selon les procédures mises à jour, la compagnie aérienne devra à nouveau transmettre les données de son personnel, en intégrant toute mise à jour, modification, ajout, remplacement ou suppression survenu par rapport aux informations initialement communiquées. Cette seconde déclaration doit intervenir dans la fenêtre habituelle d’enregistrement du vol, et au plus tard deux heures avant l’heure de décollage prévue.
Cette étape doit garantir clairement que les services de sécurité disposent de l’information la plus complète et la plus actualisée possible, tout près du moment de l’embarquement et du départ. À cela s’ajoute une troisième exigence, contraignante elle aussi : la compagnie aérienne doit remettre une liste d’équipage complète, définitive, validée, arrêtée et mise à jour au moment même du décollage effectif du vol.
En combinant ces différentes étapes de déclaration — depuis les deux jours précédant le vol, en passant par la fenêtre d’enregistrement, jusqu’au moment même du décollage — le Centre national de diagnostic des passagers et les différents dispositifs de sécurité disposent d’un flux d’informations fiable, continu, stable et précis. Un flux qui réduit au minimum les éventuels trous d’information et qui permet de faire face, de façon efficace, réfléchie, approfondie et bien planifiée, aux menaces et aux risques potentiels dans le domaine de l’aviation civile en Israël comme à l’étranger.
Cette nouvelle procédure constitue, selon le Malan, un pilier important de la conception globale et étendue de la sécurité de l’État d’Israël dans ce domaine, une conception pensée pour protéger la sécurité des vols.
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