HMS Anson dans les profondeurs : le sous-marin nucléaire britannique silencieux positionné face à l’Iran

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Il n’y a pas de communiqué officiel. Pas de conférence de presse. Juste un bâtiment de guerre qui se déplace dans les profondeurs de la mer d’Arabie, en silence absolu, avec à son bord la capacité de frapper le cœur de l’Iran sans s’en approcher d’un mètre. C’est la nature même de la dissuasion sous-marine : être là sans le dire, peser sans se montrer.

Le HMS Anson, l’un des sous-marins les plus avancés de la Royal Navy, est désormais déployé dans le nord de la mer d’Arabie. Selon les informations publiées par le journal britannique The Sun, le bâtiment a quitté le port de Perth, en Australie, le 6 mars, parcouru environ 5 500 miles nautiques, et opère désormais en profondeur dans les eaux de la région, en attente d’ordres.

Ce positionnement n’est pas anodin. Le HMS Anson est équipé de missiles de croisière de type Tomahawk d’une portée d’environ 1 600 kilomètres, ainsi que de torpilles lourdes de type Spearfish. Cela lui confère la capacité de frapper des cibles en profondeur à l’intérieur du territoire iranien, sans avoir à se rapprocher directement de ses côtes. En d’autres termes : Téhéran est à portée, depuis le fond de la mer, sans que Londres ait à franchir un seul mètre supplémentaire en direction de l’Iran.

L’avantage principal du bâtiment est précisément ce que les stratèges appellent la furtivité. Un source sécuritaire britannique a résumé la doctrine en quelques mots : « Le sous-marin sera simplement là — totalement silencieux. Seuls quelques-uns connaissent sa position. Si besoin, il agira immédiatement. » C’est la logique de la menace crédible et invisible : on n’a pas besoin de la voir pour la ressentir.

Les conditions d’existence à bord disent aussi quelque chose de la radicalité de cette posture. Afin de maintenir une signature acoustique la plus basse possible — c’est-à-dire d’être aussi indétectable que possible —, certains systèmes de base sont parfois désactivés, y compris les douches et la chasse d’eau, et l’équipage doit se contenter de conditions minimales. La guerre sous-marine n’est pas une aventure confortable. C’est un exercice d’effacement total.

Sur le plan technique, le HMS Anson appartient à la classe Astute — la génération la plus récente des sous-marins d’attaque nucléaires britanniques. Son propulseur nucléaire lui permet de fonctionner pendant toute la durée de sa vie opérationnelle — environ 25 ans — sans ravitaillement en carburant. Des systèmes avancés lui permettent de produire de l’eau potable et de l’air, ce qui lui donne théoriquement la capacité de faire le tour du monde sans jamais remonter à la surface. La seule contrainte réelle est humaine : les réserves alimentaires ne suffisent qu’à environ trois mois pour un équipage d’une centaine de combattants et membres d’équipage.

Face aux demandes de confirmation, le ministère britannique de la Défense a maintenu la ligne habituelle. « Nous ne communiquerons pas de détails sur les déploiements ou les opérations en cours. Nos capacités dans la région font l’objet d’une évaluation constante », a indiqué un communiqué officiel. Un non-démenti qui, dans le langage des chancelleries, vaut presque confirmation.

Ce déploiement intervient dans un contexte de multiplication des incidents impliquant directement le Royaume-Uni dans ce conflit. La base militaire de Diego Garcia dans l’océan Indien a été ciblée par des missiles iraniens dans la nuit du 21 au 22 mars. La base RAF d’Akrotiri à Chypre a également été visée. Et ce dimanche, des individus suspects — dont un ressortissant iranien — ont tenté sans succès de pénétrer dans la base navale de Clyde en Écosse, avant d’être refoulés par la police du ministère de la Défense et arrêtés alors qu’ils stationnaient à proximité dans leur véhicule en adoptant un comportement jugé suspect. L’enquête est en cours.

Londres n’est pas officiellement en guerre contre l’Iran. Mais ses bases sont frappées, ses installations sont infiltrées, et un de ses sous-marins nucléaires les plus performants se tient en position de frappe dans la mer d’Arabie. La géographie de l’engagement britannique dans ce conflit est en train de se dessiner, sous les eaux, dans un silence que Londres entretient soigneusement. Un silence qui parle très fort.

 

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