Ce qui devait être des vacances de rêve à La Manga, sur la côte espagnole, s’est transformé en cauchemar sanitaire. Plus d’une centaine de touristes, dont des enfants et des femmes enceintes, ont été hospitalisés ou traités en urgence après une grave intoxication alimentaire dans un hôtel quatre étoiles. Les autorités locales enquêtent, tandis que les vacanciers dénoncent un silence coupable de la direction.
L’affaire concerne l’hôtel Izan Cavanna, un établissement réputé de La Manga, où les premiers cas ont éclaté ce week-end. Un nourrisson de 15 mois figure parmi les malades. Face à l’afflux massif, un hôpital de campagne a été installé directement dans l’enceinte de l’hôtel. D’après les premières hypothèses, il s’agirait d’une contamination à la salmonelle, provoquée par des plats servis au buffet.
Les témoignages affluent sur les réseaux sociaux. Un touriste britannique raconte : « Ma femme, enceinte de huit mois, a dû être transférée d’urgence à l’hôpital Santa Lucia de Carthagène. À ce jour, aucun membre du personnel de l’hôtel ne nous a contactés pour prendre des nouvelles. » D’autres dénoncent des chambres délabrées, une hygiène douteuse et une restauration qualifiée de « médiocre, parfois immangeable ».
Devant la gravité de la situation, le ministère de la Santé espagnol a ordonné la fermeture immédiate des cuisines de l’hôtel, soumises à une désinfection complète. La police locale a ouvert une enquête pour déterminer si la contamination provient de plats de poissons ou de pâtes farcies aux épinards.
Mais le scandale ne s’arrête pas là : des vacanciers arrivés le lendemain n’ont reçu aucune information et ont mangé au buffet… quelques heures seulement avant la fermeture des restaurants. En pleine saison touristique, l’affaire fait grand bruit en Espagne, où la presse rappelle d’autres incidents sanitaires récents touchant le secteur hôtelier.
Un détail, enfin, a mis le feu aux poudres : alors que les plaintes se multipliaient, la direction de l’hôtel continuait à publier sur ses réseaux des photos promotionnelles de cocktails au bar, comme si de rien n’était. Pour les vacanciers, l’image est claire : le luxe promis s’est transformé en désastre sanitaire.
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