« Dès que j’ai touché ma valise, les agents de sécurité ont sauté sur moi » : une Israélienne arrêtée en Géorgie pour des médicaments antidouleur

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Ce qui devait être des vacances familiales à Tbilissi s’est transformé en cauchemar pour Kokhava, résidente de Holon. À son arrivée à l’aéroport de la capitale géorgienne, elle a été interpellée après la découverte dans sa valise de comprimés de Rokacet Plus – un antidouleur prescrit médicalement à la suite d’une hernie discale. Retenue près d’une semaine, menacée d’accusations liées à des substances « narcotiques », elle a finalement été condamnée à une amende. « Je me suis sentie comme une criminelle. C’est un traumatisme pour la vie », témoigne-t-elle.

Cette affaire intervient alors que le ministère israélien des Affaires étrangères a récemment publié un avertissement aux voyageurs se rendant en Géorgie, concernant l’introduction de médicaments sur le territoire.


Arrestation dès l’atterrissage à Tbilissi

Selon son récit, Kokhava voyageait avec sa fille et ses sœurs pour un séjour familial. Elle avait placé dans sa valise des comprimés de Rokacet Plus, pris régulièrement sur ordonnance.

« Dès que j’ai touché la valise sur le tapis roulant, des agents de sécurité ont sauté sur moi », raconte-t-elle. Ne parlant pas anglais, les policiers auraient eu des difficultés à communiquer avec elle.

Conduite dans une salle de sécurité, elle présente son ordonnance. Sa fille contacte la médecin en Israël pour obtenir une version en anglais. Malgré cela, les autorités décident d’envoyer les comprimés en laboratoire.


Passeport confisqué et interdiction de sortie

Après plusieurs heures d’attente, Kokhava est transférée au poste de police. Son passeport est confisqué. On lui explique que l’ordonnance israélienne n’est pas valable en Géorgie et qu’elle doit obtenir une validation notariale locale.

Elle se rend chez un notaire pour traduire les documents en géorgien, mais cela ne suffit pas. Les autorités l’informent qu’elle ne pourra pas quitter le pays tant que les analyses ne seront pas finalisées.

Résultat : trois jours d’angoisse, frais d’hôtel supplémentaires, billet retour perdu, et séjour prolongé à Tbilissi avec sa fille tandis que le reste de la famille rentre en Israël.


Passage devant un juge

La situation prend une tournure inattendue lorsque la police lui annonce qu’elle devra comparaître devant un tribunal civil.

« Je n’arrivais pas à croire que j’allais au tribunal à cause de comprimés prescrits », explique-t-elle.

Devant la juge, il aurait été affirmé qu’elle détenait des substances « narcotiques fortes », en contradiction avec les résultats du laboratoire qui confirmaient qu’il s’agissait de Rokacet.

Selon Kokhava, les autorités auraient modifié la qualification des médicaments. Pour éviter une aggravation de la situation, elle décide de coopérer et de présenter des excuses, même si elle estime n’avoir commis aucune faute.

La juge impose une amende de 500 lari géorgiens.


Une vague d’arrestations récentes

Son cas n’est pas isolé. Deux autres Israéliens ont récemment été arrêtés à l’aéroport de Tbilissi pour des médicaments transportés avec ordonnance, dont des comprimés de Subutex et de Ritaline.

L’épouse de l’un des détenus affirme que son mari dispose d’autorisations médicales délivrées par un médecin israélien et validées par le ministère de la Santé.

Ces incidents renforcent les tensions diplomatiques et inquiètent les voyageurs israéliens.


Alerte du ministère des Affaires étrangères

Le ministère israélien des Affaires étrangères a publié un rappel important :

  • Vérifier que les médicaments sont autorisés en Géorgie
  • Ne transporter que la quantité strictement nécessaire à un usage personnel
  • Se munir d’une ordonnance en anglais
  • Faire certifier les documents par un notaire
  • Transporter les médicaments en bagage cabine
  • Contacter l’ambassade de Géorgie en cas de doute

Les autorités géorgiennes appliquent strictement leur législation sur les substances pharmaceutiques, y compris celles vendues sans ordonnance en Israël.


Un enjeu juridique et diplomatique

La Géorgie est devenue ces dernières années une destination populaire pour les Israéliens, notamment à Tbilissi et Batoumi.

Cependant, la réglementation locale concernant les substances médicamenteuses peut différer sensiblement du cadre israélien.

Les cas récents soulignent :

  • Les différences législatives internationales
  • Le risque d’interprétation stricte des lois locales
  • La vulnérabilité des voyageurs transportant des traitements réguliers

Selon Reuters, plusieurs pays renforcent les contrôles liés aux opioïdes et aux substances à potentiel addictif.


FAQ

Les médicaments sur ordonnance sont-ils autorisés en Géorgie ?

Pas systématiquement. Certains médicaments légaux en Israël peuvent être réglementés ou interdits en Géorgie.

Une ordonnance israélienne suffit-elle ?

Non. Elle doit être traduite en anglais et parfois certifiée par un notaire.

Peut-on transporter des antidouleurs opioïdes ?

Uniquement si autorisés par la législation géorgienne et en quantité limitée à un usage personnel.

Que faire en cas de doute ?

Contacter l’ambassade de Géorgie en Israël avant le voyage.

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