Benny Gantz : Netanyahou doit terminer ses fonctions, mais…

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En pleine guerre contre l’Iran, alors que les missiles tombent et que l’ultimatum de Trump expire, la politique intérieure israélienne ne s’est pas mise en veille. Ce matin, Benny Gantz, président du parti Bleu-Blanc et ancien ministre de la Défense, a accordé un entretien à la radio Réshet Bet dans lequel il a abordé à la fois l’avenir politique d’Israël et les leçons tirées de son passage dans le gouvernement de changement.

« Le peuple tranchera dans les urnes »

« Netanyahou doit terminer ses fonctions », a déclaré Gantz avec fermeté, mais il a immédiatement nuancé ses propos en soulignant l’importance du processus démocratique : « Je dis qu’il y a ici un peuple — et c’est lui qui tranchera dans les urnes. » srugim La formulation est caractéristique de Gantz : la critique est frontale, mais elle s’inscrit dans un cadre institutionnel qui évite l’appel direct à la destitution — un positionnement politique calculé, surtout dans un contexte de guerre où toute attaque frontale contre le Premier ministre peut être perçue comme une fragilisation du leadership national.

Ce choix de cadrage n’est pas anodin. Gantz refuse à la fois de sembler trop timide face à Netanyahou et trop radical dans un moment où le pays est engagé dans un conflit aux conséquences imprévisibles. Le renvoi aux urnes lui permet de maintenir une posture d’homme d’État sans s’exposer aux accusations de déstabilisation en temps de crise.

Pourquoi le gouvernement Bennett a-t-il implosé ?

L’entretien a pris une dimension rétrospective inattendue quand Gantz a accepté de livrer son analyse de la chute du gouvernement de changement — cette coalition improbable qui avait réussi, brièvement, à écarter Netanyahou du pouvoir avant de s’effondrer sous ses propres contradictions.

« Le problème dans le gouvernement Bennett était que la partie droite louchait vers sa base, et de même la partie gauche, ce qui a conduit à son effondrement de l’intérieur », a-t-il expliqué. srugim Ce diagnostic est celui d’un homme qui a vécu cette expérience de l’intérieur : une coalition trop large, trop hétéroclite, où chaque partenaire était constamment tiraillé entre les exigences du gouvernement commun et les pressions de son électorat propre.

Une révélation qui déplace les lignes

Mais c’est la suite de l’entretien qui a le plus retenu l’attention. Gantz a surpris en affirmant que la capacité à réaliser des manœuvres politiques transversales existait aussi dans l’autre direction : « Ce que ‘l’acte Bennett’ a réalisé avec la gauche — j’aurais pu le faire avec la droite. » srugim

Cette déclaration est politiquement chargée. Elle signifie que Gantz — perçu depuis des années comme un homme du centre-gauche de sécurité — se positionne explicitement comme un acteur capable de coalitions avec la droite. Dans un paysage politique israélien qui se prépare à des élections post-guerre, cette ouverture vers la droite redessine les contours possibles d’une future coalition alternative à Netanyahou — une coalition qui ne serait pas nécessairement ancrée à gauche.

C’est peut-être le signal politique le plus significatif de cet entretien. Gantz ne cherche pas à répliquer le gouvernement Bennett. Il cherche autre chose — une majorité plus large, plus stable, capable de traverser la tempête post-guerre. Et pour cela, il dit clairement qu’il est prêt à aller chercher des partenaires là où personne ne l’attendait.

Source : Srugim

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