Amit Segal : la phrase de Trump qui a particulièrement inquiété Netanyahou

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Malgré l’image d’un front commun soigneusement affiché lors de leur récente rencontre à Washington, une phrase prononcée par le président américain Donald Trump continue de troubler profondément l’entourage du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. C’est ce que révèle le commentateur politique Amit Segal dans son analyse hebdomadaire.

Selon Segal, le malaise ne vient pas d’un désaccord stratégique apparent, mais d’un détail politique lourd de sens : lors d’un discours marquant à la Knesset, Trump avait qualifié le chef de l’opposition, Yaïr Lapid, de « type sympa », allant jusqu’à recommander à Netanyahou de ne pas être « trop dur avec lui ». Une remarque anodine en apparence, mais perçue comme un signal inquiétant au sein du Likoud, à l’approche d’une nouvelle campagne électorale en Israël.

L’inquiétude est d’autant plus vive que l’histoire récente alimente la méfiance. En 2019, alors même que Netanyahou affichait son alliance étroite avec Trump à coups de gigantesques affiches de campagne, le président américain avait pris soin d’inviter également son rival Benny Gantz à la Maison-Blanche, s’efforçant de conserver une posture officielle de neutralité. Pour Segal, ce précédent démontre que même le président américain le plus favorable à Israël peut éviter toute implication directe dans les batailles électorales israéliennes.

Au sein de l’administration américaine actuelle, les lignes de fracture seraient bien réelles. D’un côté, des figures influentes comme le secrétaire d’État Marco Rubio ou d’autres responsables décrits comme résolument pro-Netanyahou. De l’autre, des cercles proches du président, notamment autour de Jared Kushner ou de conseillers stratégiques clés, dont l’hostilité personnelle et idéologique envers le Premier ministre israélien ne serait plus un secret. Ces tensions internes expliqueraient, selon Segal, certaines fuites et critiques apparues dans les médias américains à la veille de la rencontre bilatérale.

Trump lui-même entretient volontairement l’ambiguïté. S’il a déclaré que « sans Netanyahou, Israël n’aurait probablement pas survécu avec presque n’importe quel autre dirigeant », une phrase accueillie avec soulagement à Jérusalem, il laisse parallèlement planer le doute sur son positionnement futur. Des tentatives sont d’ailleurs en cours pour orienter ses choix, notamment en encourageant des figures comme Naftali Bennett à bâtir une large alliance politique capable de séduire un président américain amateur de projets d’envergure plutôt que de partis fragmentés.

Pour Netanyahou, l’enjeu est crucial : conserver l’image d’un soutien américain solide sans tomber dans l’illusion d’un appui électoral explicite. Car derrière les sourires diplomatiques, le message implicite de Washington pourrait être bien plus nuancé — et potentiellement déstabilisant pour la droite israélienne.

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